• Hyperesthésie et fatigue continue

    De très nombreux adultes surdoués, détectés ou non, se plaignent d’être épuisés de façon presque chronique.

    Certains sont même qualifiés de fainéants ou vont jusqu’à se considérer comme tels, d’autres vont s’habituer à produire des sur-efforts, en perdant tous fondamentaux et en encaissant tout.

    On va revenir sur cet aspect qui met surtout en avant l’inconvénient de l’hyperesthésie.

    L’hyperesthésie chez les surdoués

    On le sait, les surdoués sont hyperesthésiques, à savoir, qu’ils ont les sens plus développés que le « commun des mortels » : oreille absolue, mémoire auditive exceptionnelle, acuité visuelle au delà de 12/10, sens olfactif permettant de séparer les odeurs (comme les chiens), idem pour le goût, allergie à certaines matières, rien qu’au toucher, douleurs physiques sur des sons, etc… 

    Ce que l’on sait moins c’est que cette hyperesthésie peut se révéler un véritable handicap dans la vie de tous les jours, surtout quand on ne sait pas que l’on est surdoué !

    L’envers du décor de l’hyperesthésie

    Pour faire comprendre l’hyperesthésie, c’est exactement comme pour les personnes portant des appareils auditifs (du moins les anciens modèles des années 80).

    Le son des voix est augmenté pour entendre, mais également tous les autres sons extérieurs.

    La personne portant un tel appareil (comme ce fut le cas d’une de mes cousines) arrive à un épuisement complet et se voit dans l’obligation, à un moment où un autre, de couper le son.

    Cette image illustre parfaitement ce que ressentent par exemple de nombreux surdoués dans des environnements bruyants.

    Il leur est non seulement impossible de se concentrer, les stimulations sensorielles étant trop importantes, mais l’épuisement intellectuel nécessité par le traitement de tous ces sons, qui ne forment pour d’autres qu’un simple brouhaha, n’est pas à négliger.

    On peut avoir des personnes proches de la syncope, au bout de une ou deux heures de fêtes de famille par exemple.

    C’est donc bien l’impossibilité de faire abstraction des sons extérieurs qui est la cause de l’épuisement du surdoué.

    Idem pour des situations d’hyper stimulation visuelle comme au cinéma ou lors d’expositions, ou encore sur un dancefloor.

    L’impossibilité de diminuer son hyperesthésie

    Il est très difficile, voire impossible de diminuer l’hyperesthésie.

    Porter des lunettes de soleil en hiver, moyen. Mettre des écouteurs pour se couper des autres, pas mieux.

    De plus, il est très difficile de faire comprendre à son entourage, que l’on ne peut pas se concentrer sur ce que l’on fait, à cause de bruits à l’extérieur… qu’ils n’entendent même plus !

    On rencontre un des problèmes récurrents du surdoué : l’impossibilité pour le cerveau d’établir des priorités dans le traitement des données qu’il reçoit.

    Quand l’hyperesthésie tourne au retrait social

    On en parle peu, mais il arrive que de nombreux surdoués fassent un retrait social, uniquement à cause de ce problème, plus qu’à cause de difficultés d’interaction avec l’autre.

    C’est un peu comme les autistes qui, devant le stress et la fatigue émotionnelle générés par des émotions trop fortes, ont besoin d’un carcan rassurant, fait de petites habitudes.

    De très nombreux surdoués hyperesthésiques n’aspirent qu’à une chose, calme et tranquillité et peu d’interaction avec les autres.

    Malheureusement à la longue, on peut se retrouver avec une vie aux horizons bouchés, sans surprise, routinière.

    Hyperesthésie et fatigue continueHyperesthésie et fatigue continue

    Pour ceux qui ne peuvent, pour des raisons évidentes, gérer leur vie en fonction de celle-ci, un calvaire peut se mettre en place.

    Celui d’une fatigue sans cesse alimentée par une surabondance d’informations et de stimulations en tout genre.

    Parmi les solutions que l’on peut envisager à ce problème (vérifier quand même en allant voir un médecin, s’il n’est pas médical), c’est :

    • Anticiper les moments où l’hyperesthésie sera mise à rude épreuve pour limiter leur temps
    • Faire des micro-siestes régulières dans la journée de quelques minutes, pour reposer les sens
    • S’isoler quelques instants en se bouchant les oreilles (yoga) ou encore en écoutant un morceau calme au casque pas trop fort et en fermant les yeux
    • Aller régulièrement se ressourcer dans des endroits calmes (nature)

    Crédit photo : creative common ©zigazou76

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