• Zone interdite» diffuse dimanche une enquête choc sur l’accueil des enfants handicapés

    Zone interdite» diffuse dimanche une enquête choc sur l’accueil des enfants handicapés

    http://www.20minutes.fr/television/1275463-20140117-zone-interdite-diffuse-dimanche-enquete-choc-laccueil-enfants-handicapes

     

    TELEVISION – Le document, diffusé dimanche à 20h50 sur M6, montre comment certains centres maltraitent les enfants handicapés…

    Mise à jour: Marie-Arlette Carlotti, ministre en charge des personnes handicapées, a annoncé par un communiqué qu'elle continuerait «à faire preuve de la plus grande fermeté avec les établissements dans lesquels des cas de maltraitance ont été avérés»

    Des enfants handicapés maltraités, des préfabriqués en guide de l’accueil,  ou l’obligation pour la famille de passer la frontière belge pour être pris en charge. De vrais problèmes abordés dimanche soir par «Zone Interdite»  sur M6. Marion Claus, rédactrice en chef et responsable de l'unité reportages chez ZED productions, explique comment a été montée l’enquête.

     

     

    Pourquoi vous êtes-vous intéressée au sujet?

    C’est d’abord parti d’une première recherche autour de la difficulté pour les enfants handicapés de trouver une place dans des centres d’accueil en France. On s’est aperçus que des personnes étaient obligées d’aller jusqu’en Belgique. Il y a donc des problèmes de prises en charge et de places. Mais en fait, on est allés plus loin pour aborder le thème de la maltraitrance.

    Pourquoi la Belgique?

    Les maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) orientent les parents vers la Belgique car pas elles ne sont pas capables de trouver une place en France. Pour ces établissements en Belgique, c’est plus intéressant d’accueillir des Français car ils sont pris en charge par la Sécurité sociale française et il y a peu –voire pas- de contrôle.

    Pour la maltraitance, comment avez-vous mené l’enquête?

    D’abord, en s’appuyant sur un rapport présenté au Sénat il y a quelques années. Puis des parents ont dit qu’ils avaient fini par retirer leurs enfants de certains établissements après avoir constaté ou soupçonné des actes de malveillance à leur encontre. Comme pour les personnes âgées, la parole de ces enfants n’est souvent pas entendue. Ils sont coincés dans leur détresse. Puis, nous avons contacté des associations de parents d’enfants handicapés et d’enfants autistes. Ces parents ont d’autant plus facilement témoigné qu’ils sont victimes de la solitude  et parfois du mépris. Nous avions beaucoup plus de témoignages que de place pour les relayer. Quant aux éducateurs qui s’expriment, certains, révoltés par les traitements faits aux enfants, avaient déjà pris contact avec les parents.

    Le film montre des images dures de maltraitance. D’où proviennent-elles?

    Le château de Moussaron (Gers), qui accueille des enfants, avait déjà été soupçonné de maltraitance en 1999. Il y avait donc un précédent. Ce n’est pas nous qui avons filmé les images, mais un éducateur qui a accepté de prendre une caméra cachée pour filmer l’intérieur. Quant à l’institut médico-éducatif de Mochy-le-Preux, dans le Nord-Pas-de-Calais, il s’agissait d’un éducateur, qui avait investi une centaine d’euros dans une montre-caméra, afin de filmer les violences.

    Vous avez été surpris par les images tournées à Moussaron?

    Pas tellement, on a l’habitude de faire des sujets durs. Mais c’est choquant et cela rappelle les pires heures des orphelinats roumains. On a été secoués et confortés dans l’idée qu’il fallait dénoncer ces pratiques.

    Finalement, quel est le problème que vous soulevez par rapport à ces établissements?

    Le manque de contrôles, c’est sûr.  Cela tient au manque de personnel et aussi de formation et de soutien à ces personnes. Car c’est parfois dur de travailler avec des personnes handicapées. Si l personnel manque de moyens, que les infrastructures ne sont pas suffisantes et que la direction fait pression, cela arrive que les gens craquent. Mais avec cette enquête, nous ne voulons pas blâmer le travail des éducateurs.

    Joël Métreau

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