• Troubles de la personnalité

    Les troubles de la personnalité causent une déviation des traits de caractère habituels.

    Ce comportement devient chronique et stable. Il entraîne de la souffrance ou des perturbations dans les pensées, les comportements ou les relations que la personne entretient.

    Ce trouble apparaît au cours de l'adolescence et se manifeste dans au moins 2 des domaines suivants :

    • Apprentissage
    • Émotionnel
    • Interpersonnel
    • Contrôle des impulsions

     

    Symptômes des troubles de la personnalité

    Les symptômes des troubles de la personnalité se distinguent par leur présence et leur durée.

    • Idées suicidaires
    • Difficulté à s'entendre avec les autres
    • Déviation du comportement
    • Constance du comportement déviant
    • Comportement inflexible
    • Irritabilité
    • Hostilité
    • Manipulation
    • Crainte
    • Exigence
    • Instabilité
    • Changement marqué de l’humeur
    • Faible estime de soi
    • Hypersensibilité à la critique
    • Grande détresse
    • Colère
    • Difficultés de fonctionnement
    • Impulsivité

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  •  par http://www.cheo.on.ca/uploads/healthbits/social_anxiety_f.pdf

     

    trouble d’anxiété sociale

    Qu’est-ce qu’un trouble d’anxiété sociale?

     

    Un trouble d’anxiété sociale (parfois nommé phobie sociale) est un problème qui rend les

    enfants et les jeunes très anxieux ou inquiets dans de nombreuses situations quotidiennes. Des

    études démontrent qu’environ 1 jeune sur 20 est aux prises avec ce problème. Les enfants et

    les jeunes qui présentent un trouble d’anxiété sociale peuvent être angoissés à l’idée de :

    rencontrer de nouvelles personnes;

     

    se rendre à un nouvel endroit;  

    parler en public;  

    parler en classe;  

    boire ou manger devant les autres;  

    se servir des toilettes publiques lorsque d’autres personnes sont près;  

    faire des erreurs devant les autres.

     

    Quelle est la différence entre la timidité et un trouble d’anxiété sociale?

     

    Nous vivons tous un moment de timidité au cours de notre vie. Certaines cultures valorisent la timidité plus que d’autres. Le fait d’être parfois timide n’est pas un problème. En fait, être « juste assez » timide dans certaines situations nous empêche de faire des choses qui pourraient s’avérer embarrassantes pour nous ou les autres. En revanche, l’anxiété sociale excède la

    simple timidité occasionnelle. La timidité peut nuire au plaisir d’aller à l’école, à se faire des amis et à participer à des activités amusantes. Les enfants et les jeunes aux prises avec un problème d’anxiété sociale tentent d’éviter (ou vont endurer avec angoisse) des situations sociales, comme :

     

    parler à des personnes qui ne sont pas de bons amis ou des membres de la famille;  

    aller à une fête ou à une danse;

    parler au téléphone;  

    parler à des inconnus;  

    exprimer des opinions;  

    parler à des personnes en position d’autorité (comme un professeur ou un patron). Les intimidateurs peuvent harceler les enfants et les jeunes atteints d’anxiété sociale, car ils les perçoivent comme des cibles faciles.

     

    Quelles sont les causes de l’anxiété sociale?

     

    Beaucoup éléments contribuent à l’anxiété sociale :

     

    1.La génétique :

    Certains enfants sont tout simplement nés avec une prédisposition à être plus timides et anxieux ou avec un tempérament timide et anxieux. Un enfant a un risque accru de présenter un trouble d’anxiété (incluant l’anxiété sociale) si des membres de la famille en

    sont également atteints.

     

    2.Les événements de la vie :

     

    Les enfants et les jeunes peuvent être plus timides ou craintifs dans des situations sociales

    s’ils :

     

    ont eu de mauvaises expériences dans le passé, comme l’intimidation, les taquineries, l’embarras ou le rejet.  

    n’ont pas la chance d’apprendre comment gérer les situations sociales (p. ex., si les parents les surprotègent dans certaines situations).

     

    La façon d’aider les enfants et les jeunes aux prises avec des problèmes d’anxiété sociale

    Feuille de renseignements à l’intention des parents

    et des aidants

     

    Conflits ou tensions avec amis ou camarades de classes  

    Problèmes à l’école ou sentir trop de pression pour réussir Il peut s’avérer difficile pour un adulte de voir la perspective d’un enfant ou d’un adolescent. Une situation qui semble banale pour un adulte peut sembler énorme pour un enfant ou un jeune.

    Et certains enfants sont plus sensibles aux tensions ou au stress.

     

    Bref aperçu des traitements de l’anxiété sociale... 

    L’anxiété sociale est souvent traitée par une thérapie comportementale et cognitive (la pensée). Ce type de counselling aide les enfants et les jeunes à :

    apprendre à penser de manière plus positive, ce qui change graduellement leur façon de voir les choses;  

    devenir graduellement plus à l’aise dans des situations qu’ils craignent;  

    apprendre des aptitudes sociales et à les mettre en pratique;  

    régler des problèmes.  

     

    Les conseillers peuvent utiliser ces méthodes pour aider votre enfant. Vous pouvez également apprendre à vous en servir avec votre enfant.

     

    1.    Restructuration cognitive

     

    Les enfants et les jeunes aux prises avec un problème d’anxiété sociale sont nombreux à penser qu’ils ne font rien de bon, et ont cessé d’essayer. Les conseillers peuvent aider les enfants à apprendre à penser de façon différente et à se voir et à voir les autres de manière plus positive.

     

     

     

    2.    Exposition

     

    Cette approche consiste à exposer graduellement l’enfant ou le jeune à ce qu’il craint, jusqu’à ce que la peur se dissipe. Les conseillers travailleront par étape en commençant par des choses faciles, en évoluant vers des choses plus difficiles. Par exemple, si votre enfant a peur de parler aux professeurs, il pourrait s’agir de :

    seulement regarder le professeur ou lui dire bonjour;  

    parler au professeur lorsqu’il est seul;  

    parler au professeur lorsqu’un ami est près;  

    parler au professeur en classe.

     

    3.    Jeux de rôles

     

    Les jeux de rôles offrent une occasion à votre enfant de pratiquer de nouvelles façons de gérer les situations qui l’effrayent. Par exemple, si votre enfant a de la difficulté à parler à d’autres enfants, vous ou un conseiller pouvez faire semblant d’être un enfant afin qu’il puisse s’exercer à parler.

     

    4.    Formation entourant les aptitudes sociales

     

    Puisque les enfants atteints d’anxiété sociale évitent les situations sociales, ils n’ont pas la même occasion d’apprendre comment se faire des amis, à demander de l’aide ou à inviter quelqu’un à jouer. Un conseiller peut enseigner à votre enfant les « règles » et les étap

    es pour établir un lien avec les autres de façon positive.

     

    5.    Résolution de problème

     

    Un conseiller peut travailler avec votre enfant pour déterminer les problèmes qui lui causent des difficultés. Le conseiller aidera votre enfant à régler les problèmes en :

    effectuant des séances de remue-méninges pour trouver des solutions;  

    pesant le pour et le contre de chaque solution;  

    choisissant la meilleure solution;  

    planifiant la façon de concrétiser la solution.

     

    Que faire si vous pensez que votre enfant fait de l’anxiété sociale?

     

    Commencez par amener l’enfant chez le médecin (comme votre médecin de famille ou un pédiatre) et décrivez ses inquiétudes et les situations qui le rendent anxieux. Votre médecin pourra vérifier s’il y a présence de problèmes médicaux. Il pourra aussi vous diriger vers des psychologues ou des travailleurs sociaux.

     

    Médication

     

    Les médicaments peuvent aider certains enfants et jeunes. Ils doivent être prescrits par un médecin, comme votre médecin de famille ou un psychiatre. Habituellement, ils sont utilisés seulement lorsque :

     

    le counseling n’est pas efficace;  

    l’anxiété est tellement grave que le counseling n’est pas possible (si votre enfant a trop peur de parler avec le conseiller)

     

    Acquérir des aptitudes sociales, une étape à la fois

     

    Même si cela peut effrayer votre enfant ou votre adolescent, il a besoin de passer du temps avec les autres pour apprendre les aptitudes qui l’aideront à se faire des amis, et les garder. Il vous sera utile :

     

    1. de prévoir des activités avec d’autres parents et enfants.

     

    Mais n’en faites pas trop du même coup. Un trop grand nombre de personnes ou d’activités de groupes

    en même temps pourrait s’avérer stressant pour votre enfant.

     

    2. d’inviter votre enfant ou adolescent à faire des efforts, mais pas d’un seul coup.       

     

    Commencez par une activité simple, comme regarder un film ou jouer un jeu vidéo avec un autre enfant ou adolescent et demeurez près de lui. Si tout se passe bien, essayez quelque chose qui requiert plus de conversation, comme un jeu de société ou un jeu de cartes. Avoir quelque chose « à faire » aide à enlever un peu de pression sur la conversation. Évoluez graduellement vers des activités qui incluent plus d’enfants ou celles qui n’ont pas trop de règlements, comme jouer à « faire semblant », ou simplement « passer du temps ensemble ».

     

    3. d’éviter de prendre les commandes

    .

    Les enfants anxieux ont de la difficulté à être sociaux, et les parents s’en mêlent parfois et dirigent un peu trop les choses. Cela enlève des occasions aux enfants d’apprendre comment gérer leur vie sociale. Aidez votre enfant à prévoir les problèmes et à les régler en posantdes questions et enoffrant gentiment des suggestions.

     

    Pour aider votre enfant ou votre adolescent anxieux

     

    Comprendre et appuyer un enfant ou un adolescent anxieux n’est pas facile.

    Voici comment vous pouvez aider :

     

    1.Ne blâmez personne.

     

    Ne vous blâmez pas et ne blâmez pas votre enfant pour les problèmes d’anxiété sociale, cela n’aidera pas. Concentrez plutôt votreénergie à tenter d’améliorer la situation. Posez-vous la question : « Que puis-je faire maintenant pour aider mon enfant? »

     

    2Laissez votre enfant affronter ses peurs

     

    . Il est naturel de vouloir protéger votre enfant ou votre jeune des choses qui l’inquiètent, et il peut être difficile d’aider votre enfant à travailler sur ses sentiments. Cependant, éviter les situations qui le rendent anxieux peut aggraver les choses, car l’enfant rate des occasions de développer les aptitudes dont il a besoin pour se faire des amis, et les garder.

     

     

    3.Tous les sentiments sont corrects.

     

    Il est naturel pour les parents de vouloir changer les sentiments de leurs enfants lorsque ces derniers sont inquiets ou tristes. Toutefois, dire des choses comme : « Ne sois pas triste, il n’y a pas de raison d’être triste! »donne comme message à votre enfant que ses sentiments sont mauvais. Cela peut faire en sorte qu’il garde ses sentiments pour lui. Encouragez votre enfant à vous dire comment il se sent lorsque vous serez seuls avec lui.

     

    4.Si vous ne réussissez pas du premier coup...essayez encore!

     

    Les enfants et les jeunes qui font de l’anxiété tentent habituellement d’éviter les choses qu’ils perçoivent comme un obstacle ou qui les stressent. Lorsque votre enfant semble avoir de la difficulté dans certaines situations : 

    parlez avec lui de ce qui est difficile;  

    aidez votre enfant à trouver des idées qui pourraient l’aider la prochaine fois;  

    soyez compatissant;  

    donnez-lui de l’espoir en lui rappelant qu’il y aura d’autres occasions pour mieux gérer la situation.  


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  • Nombreux sont les enfants qui aujourd'hui souffrent de troubles de l'attention, de manque de concentration, d'hyperactivité , de dyslexie, ou encore de difficultés d'apprentissage.

    Paul est né par césarienne. Sa mère avait pris rendez-vous avec son gynécologue le 23 Septembre à 10h du matin pour accoucher. Paul a certainement vécu un gros stress d'être expulsé ainsi du ventre bien chaud de sa maman, et peut-être n'était-il pas prêt? Par la suite il était très fragile, et ressentait beaucoup de stress.

    Victor est un petit garçon de 7 ans qui n'arrive pas à faire du vélo, ne parvient pas à coordonner ses bras et ses jambes pour apprendre à nager, et il est assez maladroit. Ses parents n'arrêtent pas de lui dire qu'il n'est vraiment pas doué, s'énervent car il n'arrive pas à se lancer sur son vélo, ni à nager, et lui bien sur se sent déjà nul et dit qu'il n'y arrivera jamais.

    Emma, 9 ans, n'aime pas écrire, a une faible compréhension en lecture. Max quant à lui ne tient pas en place, il doit toujours bouger dans tous les sens. Julie 10 ans, est dyslexique, elle confond les lettres, n'arrive pas à lire, et perd déjà confiance en elle. Sébastien quant à lui est très émotif et pleure ou se met en colère pour un rien. Il déteste les changements et les imprévus dans ses habitudes.

    Et si les difficultés que rencontrent tous ces enfants pouvaient trouver leur origine dans des réflexes primitifs qu'ils n'auraient pas développés, ou pas intégrés totalement?

    Mais c'est quoi les réflexes primitifs?

    Les réflexes primitifs sont des mouvements que l'on peut observer chez le nouveau-né. Les plus connus, seront le réflexe de la marche, le réflexe de succion, le réflexe d'agrippement, mais il en existe pleins d'autres (on en a observé environ 70 réflexes). Certains apparaissent pendant la vie fœtale, d'autres ont lieu au moment de l'accouchement ou encore dans les semaines qui suivent leur naissance.

    Ces différents mouvements sont en réalité des mouvements automatiques qui permettent au bébé de développer et de créer des connexions neuronales entre les différentes parties de leur cerveau (reptilien, limbique, préfrontal). C'est ainsi que l'enfant apprend progressivement à coordonner ses gestes, trouver un équilibre dans l'espace, s'y déplacer tout en multipliant différentes expériences sensorielles.

    Si le bébé n'effectue pas successivement ces mouvements, il pourra alors s'ensuivre des déficits posturaux, des troubles d'apprentissage et comportementaux.

    Si j'utilise une métaphore, c'est un peu comme différents maillons d'une chaîne qui doivent s'emmailler les uns dans les autres. Il suffit alors que 2 ou 3 maillons ne se positionnent pas correctement pour que toute la chaîne soit défaillante et entraîne un déséquilibre.

    Les raisons pour lesquelles ces réflexes ne se développent pas , où ne sont pas complètement intégrés, pourraient être dû à un stress in utero de la mère, à un accouchement difficile, ou encore d'autres facteurs environnementaux après la naissance (peu de contact physique, peu de temps passé sur le ventre, trop de transat, parc, environnement stressant, dépression de la mère...).

    Prenez soin de doucement stimuler votre bébé sur le plan moteur et sensoriel et ce d'autant plus que sa naissance aura nécessité une intervention médicale importante.

    Il est primordial aujourd'hui de laisser un bébé effectuer un maximum de mouvements. Ne le laissez pas trop dans un maxi-cosy, un transat, un trotteur, car il est alors dans une position dans laquelle il ne peut pas bouger librement, et risquerait s'il est trop souvent assis de développer une hypotonie corporelle, c'est à dire ne pas avoir assez de tonus musculaire.

    Un bébé doit être mis dès qu'il sait tenir sa tête un maximum sur le ventre, ceci renforcera le tonus musculaire des muscles du cou, du dos, des bras et développera ses compétences visuelles. La phase de la marche à 4 pattes est aussi très importante, car elle va permettre par la suite à l'enfant une bonne latéralisation entre les 2 hémisphères du cerveau, donc une bonne compréhension globale des choses.

    Les massages sont aussi très bénéfiques pour les bébés car ils permettent de renforcer son développement physique, psychologique et émotionnel. Le porter, stimulera son sens de l'équilibre.
    Plus le bébé sera touché, bercé, pourra bouger, plus il développera ses différents sens vestibulaires, tactiles.

    Aujourd'hui, on ne remet plus en question la plasticité cérébrale, c'est à dire la capacité du cerveau à se réorganiser, former de nouvelles cellules cérébrales et de nouvelles connexions de traitement de l'information entre les cellules. C'est grâce à cette plasticité que l'on peut intervenir sur la réintégration des réflexes. Ainsi, Paul, Maxime, Victor, Emma, Max, Victor, Sébastien, Julie, peuvent retrouver tout leur potentiel et ne plus être dépendants de ces troubles d'apprentissage ou de comportement.

    Comment ?

    Des techniques ont été mises au point par des équipes de médecins et chercheurs aux Etats Unis, en Angleterre, en Suède, en Pologne. Il s'agît de faire des mouvements corporels très spécifiques, effectués lentement, de façon à redonner au système corps/mental des informations qui ont manqué pendant la première année de vie. Les mouvements rythmiques du programme de RMT (Rhythmic movement training.) sont très efficaces, car ils reproduisent des séquences de mouvements rythmiques effectués spontanément par le bébé.

    La réintégration de ces réflexes permettront alors à l'enfant de se sentir pleinement en sécurité, de retrouver une liberté au niveau posturale, et d'avoir un plein accès à ses capacités comportementales, intellectuelles.

     

     

     

      Carole Bloch 


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  • C’est le TOP!Le TOP (Trouble d’opposition avec provocation), c’est en fait l’une des plus désagréable comorbidité du TDAH.  Le trouble d’opposition ressemble un peu aux 2 phases normales que vivent les enfants, le "terrible 2" et l’adolescence… sauf que c’est tout le temps et à puissance 10! L’opposition normale et en fait transitionnelle et apparait lorsque l’enfant aquiert une certaine autonomie. Pour le "trouble" d’opposition, c’est assez différent, il se manifeste lorsque l’enfant s’oppose aux consignes de l’adulte et qu’il argumente sur tout et sur rien, rien à voir avec l’acquisition d’autonomie. Le TOP, c’est une joute argumentaire, un jeu de ballon qui n’en fini plus. Je te lance le ballon, tu me le renvoi, je te le retourne à mon tour et ainsi de suite.

    Pourquoi?

    On se pose tous la question, pourquoi mon enfant a ce trouble?? Selon le Dr Hammarenger, neuropsychologue, qui présentait une conférence sur le sujet : "La gestion des comportements d’opposition", plusieurs facteurs peuvent faire s’installer un trouble d’opposition:

    • La personnalité de l’enfant (il possède depuis toujours une personnalité opposante)
    • Un fort QI verbal
    • Une mauvaise gestion des phases normales (ex. le petit qui réussit à obtenir le bonbon en faisant une crise)
    • Des stresseurs familiaux (divorces, décès, etc.)
    • et finalement, le TDAH, le syndrôme de Tourette.

    Il n’est donc pas nécessaire d’avoir un TDAH pour avoir un TOP, mais l’avoir augmente les chances de l’enfant de développer un comportement opposant.

    L’étude des comportements

    Le Dr Hammarenger a aussi parlé des principes de base des comportements:

    • Un comportement avec des conséquences agréables sera reproduit
    • Un comportement avec des conséquences désagréables sera moins reproduit

    Avec un TOP, il est important de bien comprendre les enjeux de gains.  Mon enfant peut s’opposer et provoquer parce que justement, il en retire un certain bénéfice, notre attention à son égard par exemple.  Dans notre tête d’adulte, ce raisonnement a du mal à faire son chemin parce que logiquement, on se dit qu’avec un tel comportement, il est forcément perdant.  On lui applique toujours une conséquence désagréable à ses gestes… alors qu’au contraire, il gagne en attention et ça, c’est encore plus agréable pour lui! Il faut donc bien étudier les gains que lui apportent certains de ses comportements.

    Les règles d’or

    Ce que le Dr Hammarenger propose pour contenir et faire cesser les comportements d’opposition, c’est:

    1. de couper l’attention négative au moment de l’opposition
    2. d’augmenter l’attention positive donnée à l’enfant/ado au quotidien lorsque ça va bien

    Comment donner de l’attention positive à votre enfant?

    Il vous est peut-être déjà arrivé de voir votre enfant sagement assis à jouer dans sa chambre et de vous dire "ouf, ça fait tellement de bien de le voir jouer tranquille, sans vagues ni tempêtes" et d’éviter de le déranger pour éviter d’éveiller l’ours qui dort…!!  Et bien, le dr Hammarenger suggère plutôt de prendre contact avec l’enfant lorsqu’il est sage et qu’il adopte un comportement qu’on souhaiterait voir reproduire.  Il suffit alors de s’intéresser à son jeu, de jouer avec lui même, de lui dire combien vous l’aimer et que vous aimer le voir adopter ce type de comportement.  Avoir un contact physique, le prendre dans vos bras par exemple, laissera une empreinte encore plus forte sur lui.  Une attention positive qu’il souhaitera voir reproduire.  Dites-vous que si vous ne lui donné par quotidiennement de l’attention, il va aller la chercher!! Et certainement pas de la façon que vous auriez souhaité l’avoir!

    Nous sommes le reflet de l’enfant qui se construit

     Que faire quand ça dérape?

    Vous lui demandé de ranger ses jouets dans sa chambre avant d’aller au lit et il s’y oppose? Il a toujours un bon argument en banque du genre "ça ne me tente pas", "je vais jouer avec demain" ou encore "ils ne me dérange pas"… vous avez toujours une explication prête pour justifier votre demande… vous vous sentez obligé d’en avoir une… il a toujours une bonne réplique pour y répondre et la consigne fini éventuellement par déraper sur un autre sujet et on fini en bout de piste par perdre notre temps en argumentation et à faire grimper notre colère (et la sienne) pour finalement aboutir à une conséquence poussée par la colère et trouvée de façon impulsive! On la regrette parfois, elle est souvent démesurée… pourquoi? Parce qu’elle est donnée sous le coup de la colère.  Comment s’en sortir? En n’y entrant pas! S’il vous lance le ballon et que vous ne l’attrapez pas, il ne pourra plus jouer au ballon avec vous.  Il faut cesser d’argumenter, de se justifier et de lui faire comprendre le pourquoi du comment.  Il le sait très bien! Ça fait plusieurs années que vous lui dites à chaque fois…

    Alors voici ce que propose le Dr Hammarenger :

    Lorsque l’enfant s’oppose à votre consigne : "Tu as 3 secondes pour répondre à ma demande" puis compter "1 – 2 – 3"

    et à 3, placer l’enfant en retrait (le fameux timeout).

    Même si l’enfant réagit à 3, il va quand même en retrait… vous mettez les bases pour la prochaine apparition de l’opposition. C’est tout simple non? Il est important de ne pas argumenter ou de ne pas discuter avec l’enfant durant la période de retrait.

    D’autres pistes de solutions ont été présentées lors de cette conférence et je vous les présenterai lors d’un prochain billet.  En tant que parent d’un enfant opposant, je me suis sentie soulagée par les nombreux exemples présentés par le Dr Hammarenger, je me suis sentie "normale"… et je dois vous avouer qu’il y a un bon bout de temps que je ne m’étais pas sentie aussi comprise… les gens ont toujours une solution plus efficace que nous pour resserer la discipline ou les interventions face à cet enfant opposant.  Même en consultant en psychoéducation, on se questionne sur notre capacité comme parent à gérer ces situations et surtout sur notre compétence globale de parent… combien de fois je me suis sentie "crissement poche" comme mère… Cette conférence a mis un baume sur mes douleurs, sur mon estime personnelle.  Je vous la souhaite à tous!


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  • Qu'est-ce que les troubles bipolaire et cyclothymique (maniaco-dépression)?
    Qu'est-ce que les troubles bipolaires de type I et de type II ?
    TEST d'auto-évaluation d'un épisode de manie ou d'hypomanie (trouble bipolaire)
    Dépression majeure ou trouble bipolaire?
    Le trouble bipolaire diagnostiqué comme une dépression dans 1/4 des cas
    La dépression bipolaire souvent prise pour une dépression majeure
    Le trouble de personnalité limite souvent diagnostiqué comme trouble bipolaire
    Le trouble bipolaire souvent diagnostiqué à tort


    Composer avec le trouble bipolaire

    S'adapter au trouble bipolaire (maniaco-dépression)
    Ne comptez pas uniquement sur la médication pour contrôler le trouble bipolaire
    Le trouble bipolaire s'améliore souvent dans la vingtaine
    Trouble bipolaire: horloge biologique sensible, importance de la régularité
    Trouble bipolaire et temps des fêtes: réduire le risque d'épisode dépressif ou maniaque
    DOSSIER : Dépression


    Caractéristiques et facteurs

    Trouble bipolaire: variations saisonnières dans les capacités mentales
    Trouble bipolaire : Les changements de saison peuvent déclencher des épisodes
    Le trouble bipolaire lié à des gènes de l'horloge biologique (rythmes circadiens)
    Le trouble bipolaire lié aux rythmes circadiens (horloge biologique)
    Trouble bipolaire: une cause biologique possible sur laquelle agit le lithium
    Le risque de trouble bipolaire plus élevé chez les jeunes doués
    Lien génétique entre schizophrénie, trouble bipolaire et créativité
    Trouble bipolaire et schizophrénie: des manifestations d'une même maladie?
    Gènes de la schizophrénie et du trouble bipolaire: grande avancée et déception
    La schizophrénie et le trouble bipolaire ont des origines génétiques communes
    Trouble bipolaire et schizophrénie: caractéristiques cérébrales liées à un gène
    Une perte de matière grise liée au trouble bipolaire et à la schizophrénie
    Le trouble bipolaire est lié à une diminution du volume de régions du cerveau
    Trouble bipolaire: ce que révèle des images du cerveau
    Maniaco-dépression: Histoire d'abus dans l'enfance fréquente
    Le risque de maniaco-dépression (trouble bipolaire) augmente avec l'âge du père
    Trouble de personnalité borderline et trouble bipolaire: diagnostics qui se chevauchent?
    Plusieurs maladies sont plus fréquentes chez les personnes atteintes du trouble bipolaire
    Le trouble bipolaire associé à un risque accru de divers problèmes de santé
    Le trouble bipolaire lié à un risque accru de décès précoce dû à des maladies
    Le trouble bipolaire accompagné de risques plus élévés d'autres troubles
    Un lien entre trouble bipolaire et hypertension


    Médicaments pour le traitement du trouble bipolaire

    DOSSIER: Médicaments pour le traitement du trouble bipolaire
    Dépression du trouble bipolaire: dans quels cas éviter les antidépresseurs?
    Dépression bipolaire, antidépresseur inutile avec stabilisateur de l'humeur


    Complément alimentaire

    Le complément N-acétylcystéine efficace pour la dépression du trouble bipolaire


    Psychothérapie

    Trouble bipolaire: une psychothérapie axée sur le mode de vie est efficace
    Trouble bipolaire: trois types de psychothérapie testés
    La psychothérapie et les troubles bipolaires
    Psychothérapie du rythme interpersonnel et social pour le trouble bipolaire


    Luminothérapie

    Dépression du trouble bipolaire: la luminothérapie pourrait être efficace


    Enfants / Adolescents

    Dérèglement sévère de l'humeur plutôt que trouble bipolaire chez les enfants
    Le trouble bipolaire, de parents à enfants
    Le trouble bipolaire chez les enfants serait parfois indiqué par l'irritabilité
    Augmentation drastique des diagnostics de trouble bipolaire chez les enfants
    Évolution du trouble bipolaire chez les enfants et adolescents
    Trouble bipolaire chez les jeunes: perception erronée d'hostilité


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