• Communication et autisme


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  • Apprendre aux enfants présentant
    des troubles envahissants du
    développement
     
    LEFEBVRE LUDOVIC
    Psychologue enfance adolescence
    03 Rue Croix de Monjous 33170 Gradignan
    N° SIRET : 47879630300012 / N° ADELI : 339302580
    06 82 31 37 07
    lefebvre.psychologue@yahoo
    .fr
    www.japprends-donc-je-suis.com
     
     

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  • Gérer l'opposition :

    L'opposition forte est un symptôme qui revient très souvent dans la cyclothymie. Cela peut même être si fort, que l'on appelle ça un Trouble de l'Opposition avec Provocation (TOP).

     

    L'opposition "classique" est un moyen qu'a l'enfant pour apprendre et il l'utilise souvent lors des phases clés de son développement. (Voir fiche: Les crises naturelles de l'enfant.) Elle devient conflictuelle, dans une grande majorité des cas, quand la communication parent/enfant passe mal.

     

    Quand il s'agit d'un TOP il est difficile de s'en sortir seul. Mieux vaut faire appel à un thérapeute. Toutefois, en comprendre les mécanismes et utiliser l'outil ci-dessous peut résoudre une bonne partie de la problématique.

     

    LE TOP.

     

    .../...Selon le DSM IV :

    A. Ensemble de comportements négativistes, hostiles ou provocateurs, persistant (environs 6 mois) durant lesquels sont présents les manifestations suivantes :

    • Se met souvent en colère.
    • Conteste souvent ce que disent les adultes.
    • S'oppose souvent activement et/ou refuse de se plier aux demandes, aux règles des adultes.
    • Embête souvent les autres délibérément.
    • Fait souvent porter sa responsabilité, ses erreurs sou sa mauvaise conduite sur les autres.
    • Est souvent susceptible, ou facilement irrité par les autres.
    • Est souvent fâché, avec du ressentiment.
    • Se montre souvent méchant ou vindicatif.

    Ces symptômes doivent être plus fréquents que ce que l'on observe pour les enfants du même âge avec un développement comparable.

    B. La perturbation des conduites entraîne une altération cliniquement significative du fonctionnement social, scolaire (ou professionnel).../...

    Extrait de "Mon enfant s'oppose. Que dire? Que faire ? - Dr Gisèle George - ed Odile Jacob."


    D'après le Dr Kochman, les notions importantes à ajouter à la définition du DSMIV :
    L'absence de souplesse d'adaptation.
    La perte de contrôle émotionnelle.
    Une forte anxiété en est la cause, le déclanchement d'une crise.

    (Guide de survie pour parents débordés - Dr Frédéric Kochman - Ed l'Archipel)

    Le trouble des conduites.

     

    .../... Selon le DSM IV : Ensemble de conduites répétitives et persistantes dans lesquels sont bafoués les droits fondamentaux d'autrui, ou les normes et règles sociales correspondant à l'âge du sujet, comme en témoigne la présence de 3 critères ci-dessous au cours des 12 derniers mois et d'au moins un de ces critères au cours de 6 derniers mois :

    Agression envers des personnes ou des animaux :

    • Brutalise, menace ou intimide souvent les autres.
    • Commence souvent des bagarres.
    • A utilisé une arme pouvant blesser sérieusement autrui (bâton, caillou, couteau, arme a feu...).
    • A fait preuve de cruauté physique envers des personnes ou des animaux.
    • A commis un vol en affrontant la victime (agression, vol de sac à main, extrosion d'argent...).
    • A contraint quelqu'un a avoir des relations sexuelles.

    Destruction de biens matériels

    • A délibérément détruit le bien d'autrui
    • A délibérément mis le feu avec intension de provoquer des dégats

    Fraude ou vol

    • A pénétré par effraction dans une maison, un bâtiment, une voiture... appartenant à autrui.
    • Ment souvent pour obtenir des biens, des faveurs, ou pour échaper à ses obligation.
    • A volé des objets d'une certaine valeur sans affronter la victime (vol, effraction, contrefaçon...).

    Violations des règles établies

    • Reste dehors tard la nuit en dépit des intérdictions de ses parents, et cela à commencé avant l'âge de 13 ans.
    • A fugué et passé la nuit dehors au moins à 2 reprises.
    • Fait souvent l'école buissonière et cela à commencé avant l'âge de 13 ans.

    Il faut spécifier l'âge de début : pendant l'enfance ou à l'adolescence, et regarder la sévérité :
    Léger : peu ou pas de problème de conduite dépassant en nombre ceux requis pour le diagnostic. De plus les problèmes de conduite n'occasionnent pas ou peu de mal à autrui.
    Moyen : le nombre de problèmes de conduite ainsi que les effets sur autrui sont intermédiaire entre léger et sévère.
    Sévère : il existe de nombreux problèmes de conduite occasionnant un dommage concidérable à autrui. Cela dépasse en nombre ceux requis pour poser le diagnostic.../...

    Extrait de "Mon enfant s'oppose. Que dire? Que faire ? - Dr Gisèle George - ed Odile Jacob."

     

    Comprendre le mécanisme pour le contrer :

     

    Un comportement est mis en place par l'humain quand il en retire un bénéfice, même si à priori cela semble négatif à la majorité des gens. Rappelez-vous quand votre enfant était petit, il regardait votre réaction, et optait pour le comportement qui vous faisait réagir positivement : par exemple la marche.

    RENFORCEMENT POSITIF
    Stimulus => réponse => Conséquence positive
    (renforcement positif, l'enfant va réitérer le comportement)
    Maman tend les bras => Je fais un pas => maman me félicite et me caline.

    RENFORCEMENT NEGATIF
    Stimulus => réponse => Conséquence négative (renforcement négatif, l'enfant continue pour avoir un bénéfice)
    Je dois mettre la table => Refus et Colère => Mon frère le fait à ma place.

     

    ABANDON DU COMPORTEMENT :
    Stimulus => Réponse => Conséquence neutre.
    (comportement abandonné car inutil)
    Je veux un bonbon => Colère => Pas de réaction de la maman

     

    Inviter l'enfant à abandonner un comportement d'opposition :

     

    Il faut procéder comportement par comportement, pas tout à la fois. Attention, cela permet d'en régler pas mal, mais pas forcément tous, pour les plus complexes vous aurez besoin de l'aide d'un thérapeute.

     

    1) Restez neutre, stoïque face à la plupart des comportements d'oppositions.
    Se dire que c'est normal, que l'enfant teste.

     

    2) Persévérez.
    Pas de panique dans un premier temps, l'enfant va forcir son opposition, la multiplier. restez stoïque.

     

    3) Renforcer les comportements positifs.
    Cette partie est essentielle, car elle ancre le comportement positif de l'enfant, et si vous ne deviez mettre en place qu'une seule phase, c'est celle-ci :

     

    • Complimentez tous les actes positifs de l'enfant.
      Même s'il grogne remerciez-le de l'avoir quand même fait.
    • Utilisez la récompense
      Comme dit le proverbe : "On n'attrape pas les mouches avec du vinaigre".
    • Mettez-le face à ses responsabilités :
      Ne faites pas à sa place les choses qui ne nécessitent pas une absolue résolution (comme mettre le couvert pour manger).
      exemple : s'il refuse de mettre son linge au sale, laissez le se confronter aux conséquences de son choix : se retrouver qu'avec des habits sales pour aller à l'école et affronter les colibets.
    • Aidez-le :
      • par des encouragements et en accusant reception de sa frustration de devoir faire une chose déplaisante.
      • en discutant avec lui pour voir quels sont les causes de cette opposition et comment rétablir les choses. (Voir fiches communication non violente et écoute active )

     

    Si son opposition vous stresse, sortez 5 minutes et revenez ensuite. Dites-lui que vous lui laissez du temps pour faire ce qu'il doit faire. Si c'est très difficile dans un premier temps, qualifiez son comportement comme opposant, et dites lui la difficultés pour vous de devoir sans cesse être freiné dans vos actions par cette opposition systématique.

    => L'argumentation est le carburant qui maintient le cycle de l'opposition, nous dit Benoît Hammarrenger, neuropsychologue,
    [...] Lorsque le cycle commence, dès votre demande initiale on comptera jusqu’à 3 pour que l’enfant se conforme. Si ce n’est pas fait à trois, on coupe les ponts. On isole l’enfant et on cesse complètement d’interagir avec lui pendant quelques minutes. Un enfant ne peut s’opposer seul sur une île déserte! L’opposition n’existe que s’il y a quelqu’un pour relancer l’enfant. En coupant l’interaction et l’argumentation, on coupe le carburant au moteur de l’opposition.[...]
    Lire l'article

     

    OUTIL : "Le tableau à points"

     

    Il existe plusieurs outils de ce genre, les points, les soleils, les jetons...

    Ci-dessous, le tableau d'un ado de 14 ans, dans Excel, avec des commentaires associés.
    Seule distortion, il y figure des points "négatifs" qui ne devraient pas y être. Les parents ont souhaités mettre l'accent sur 5 points qui posaient vraiment des problèmes et éviter les "sermons quotidiens"
    .

    tableau a point d'un ado de 14 ans

    Créer un tableau
    contenant toutes les actions que vous souhaiteriez qu'il fasse :

    • Mettre la table,
    • Faire ses devoirs à 18h...
    • Ranger ses livres
    • Prévenir d'un retard
    • ../... etc selon vos besoins

    Mettre en face de chaque action une valeur en points.
    Selon le nombre de points gagnés, l'enfant obtient un cadeau, la somme en argent de poche... etc....

    Les actions doivent être positives (proscrire les "ne pas...")

    S'il ne le fait pas = une croix dans le tableau sans commentaire ni discution.

    S'il fait une des actions souhaitées = mettre les points obtenus + féliciter.

     

    A noter que ce tableau a rencontré assez vite ses limites. L'erreur a été de traiter trop de points à la fois.
    => Il faut l'utiliser pour 1 seul comportement à la fois.
    => Il faut noter que le positif.

    NOTE ET ARGENT DE POCHE :
    D'autres parents ont mis au point un barème pour les notes scolaires dont le niveau va déterminer le montant de l'argent de poche, pour leur ado de 13 ans. Les résultats sont très encourageants.

     

    OUTIL : Le planning

     

    Lorsqu'on est face à un TOP, le problème numéro un est l'anxiété de l'enfant.
    L'objectif est donc de le rassurer, de lui apprendre a anticiper et le prévénir d'un possible changement.

    " A chaque fois que j'oublie de lui expliquer la façon dont va se dérouler les choses, mon enfant s'oppose, rale, sommatise à tel point que parfois nous sommes obligés d'annuler l'activité prévue" Amélie.

    "Peut-on organiser une surprise à un enfant cyclothymique ? Je ne le crois plus. Je crois qu'avec ces enfants, il faut faire plaisir. Ainsi, on prévient à l'avance des choses qui vont arriver, on étale le plaisir sur plusieurs jours pour limiter le stress.
    Oui, finis les dimanches matin où on réveille l'enfant à l'aube en lui demandant de faire vite pour s'habiller, où l'on monte dans la voiture direction un parc d'attraction. Non, ces surprises, c'est fini avec un enfant cyclo." Sweetdy

    "J'ai en effet toujours eu besoin de préparer mon fils aussi, il demande souvent où on va ? Qui vient? Pourquoi? etc...  Jusque là normal, tout le monde a bien le droit de savoir ce qui se passe ou va se passer.
    Le hic, c'est que quand il n'est pas au courant il est bien entendu excessif dans ses réactions" Fanfan

    La plannification se révèlent être d'un grand secours :

    1. DANS SON AGENDA ET/OU SUR UN CALENDRIER SUR LE FRIGO :
      Notez le plus possible à l'avance les RV, les activités prévues...
    2. Quelques jours avant DETAILLEZ :
      Nous allons prendre tel transport, les habits nécessaires...
      Faire les devoirs avant car on rentrera tard...
    3. ARMEZ-LE CONTRE SES PEURS : Parlez avec lui de ce qu'il doit faire "En cas de problème"
      Rassurez-le sur ses capacités...
    4. IMPREVUS : Prennez 5 minutes en tête à tête pour lui expliquer ce qui va se passer.
      Dans ce cas là, vous devez être à 200% avec lui, et non l'esprit ailleurs.

      Si vous avez oublié de le prévenir d'un évènement, brieffez-le rapido : "La tante Gretrude vient avec sa famille, j'ai oublié de te prévenir, ils viennent manger et passer l'après-midi. Probablement que nous irons faire une promenade."

      N'oubliez pas de parler des annulations potentielles :
      "S'il pleut, on risque de devoir annuler, ne sois pas surpris... "

      Inspirons nous des solutions pour enfants autistes, qui du fait de l'utilisation de pictogrammes est très visuel et très efficace sur tous les enfants : Télécharger le PDF

     

    OUTIL : Donner une consigne efficace

     

    Une des situation ou l'on rencontre le plus d'opposition, c'est quand l'enfant joue et qu'il doit délaisser son jeu pour aider, faire son devoirs etc... Voici une petite vidéo pour les enfants Hyperactifs, qui fonctionne également très bien pour nos enfants cyclo :

    1. Obtenir l'attention
    2. Donner 1 consigne à la fois avec une phrase courte.
        Répéter si l'enfant s'oppose de manière ferme et calme.
    3. Accompagner l'enfant durant la tache
    4. Le féliciter.


    CECOM de L'Hôpital Rivières-des-Prairies - (c)

     


    EN SAVOIR PLUS ?

    A LIRE :

    Mon enfant s'oppose. Que dire? Que faire ?
    Dr Gisèle George - ed Odile Jacob.

    Guide de la motivation : https://www.aide.ulaval.ca/files/content/sites/aide/files/files/reussite/Guide_Motivation.pdf

    LIENS :

    PSYCHOMEDIA - Trouble de l'Opposition avec Provocation - Trouble des conduites

    BLOG DE LILY - Mieux comprendre le trouble de l'opposition
    ARTICLE de l'AQNP - Le trouble d'opposition

    SOSINTIMIDATION - portail des troubles de conduites à l'école

    BIBLIOGRAPHIE :

    Mon enfant s'oppose. Que dire? Que faire ?
    Dr Gisèle George - ed Odile Jacob.

    Sources :

    • Mon enfant s'oppose. Que dire? Que faire ? - Dr Gisèle George - ed Odile Jacob.
    • Les troubles de conduite chez l'enfant et l'adolescent - INSERM sept2005
    • Troubles mentaux, depistage chez l'enfant et l'adolescent - dossier de presse - INSERM 2003
    • Thérapie des schémas. Approche cognitive des troubles de la personnalité - Jeffrey E Young - ed de Boeck
    • DSM IV
    • Association Quebécoise des Neuropsychologues : http://aqnp.ca/documentation/troubles-developpementaux/le-trouble-dopposition-provocation/

     


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  • trouble oppositionnel avec provocation?

    trouble oppositionnel avec provocation?Voici les critères diagnostiques du DSM IV (1) pour le trouble oppositionnel avec provocation:

    A. Ensemble de comportements négativistes, hostiles ou provocateurs, persistant pendant au moins 6 mois durant lesquels sont présentes quatre des manifestations suivantes (ou plus):

    (1) se met souvent en colère
    (2) conteste souvent ce que disent les adultes
    (3) s'oppose souvent activement ou refuse de se plier aux demandes ou règles des adultes
    (4) embête souvent les autres délibérément

     

    (5) fait souvent porter sur autrui la responsabilité de ses erreurs ou de sa mauvaise conduite
    (6) est souvent susceptible ou facilement agacé par les autres
    (7) est souvent fâché et plein de ressentiment
    (8) se montre souvent méchant ou vindicatif N.B. On ne considère qu'un critère est rempli que si le comportement survient plus fréquemment qu'on ne l'observe habituellement chez des sujets d'âge et de niveau de développement comparables.

    B. La perturbation des conduites entraîne une altération cliniquement significative du fonctionnement social, scolaire ou professionnel.

    C. Les comportements décrits en A ne surviennent pas exclusivement au cours d'un trouble psychotique ou d'un trouble de l'humeur.

    D. Le trouble ne répond pas aux critères du troubles des conduites ni, si le sujet est âgé de 18 ans ou plus, à ceux de la personnalité antisociale.

    Souvent, les sujets ne se considèrent pas eux-mêmes comme hostiles ou provocateurs mais perçoivent leurs conduites comme étant justifiées en réaction à des demandes déraisonnables ou des circonstances injustes.

    Le nombre de symptômes tend à augmenter avec l'âge. Le plus souvent, les symptômes se manifestent d'abord à la maison et s'étendent, avec le temps, à d'autres environnements. Ainsi le trouble n'est pas toujours visible à l'école, en collectivité ou lors d'un examen clinique (chez un professionnel de la santé). Les comportements perturbateurs sont moins sévères que dans le trouble des conduites et n'incluent généralement pas d'agressions physiques envers les personnes ou les animaux, de destruction de biens matériels, ou de recours habituel au vol ou à l'escroquerie. Le trouble apparaît habituellement avant l'âge de 8 ans. Avant la puberté, le trouble est plus fréquent chez les garçons que chez les filles. Après la puberté, les taux de prévalence se rapprochent. Les symptômes sont généralement similaires bien que les garçons aient davantage de comportements de confrontation. Selon les populations étudiées et les méthodes utilisées, le taux de prévalence varie de 2% à 16%.

    On a montré que, pour les garçons, le trouble est plus fréquent chez ceux ayant présenté, avant l'âge scolaire, un tempérament difficile (p. ex., réactivité excessive, difficulté à se calmer) ou une hyperactivité motrice. À l'âge scolaire, on peut observer une mauvaise estime de soi, une labilité de l'humeur, une faible tolérance à la frustration, un langage grossier, et une consommation précoce d'alcool, de tabac ou de drogues illicites. L'enfant est souvent en conflit avec ses parents, ses professeurs ou ses camarades. Ce trouble est plus fréquent dans les familles où la continuité de l'éducation a été interrompue à cause de la succession de personnes différentes, ou dans lesquelles les pratiques éducatives ont été dures, incohérentes ou négligentes. Il est plus fréquent dans les familles où existe un conflit conjugal grave et semble plus fréquent dans les familles où au moins l'un des parents a des antécédents de trouble de l'humeur, de trouble oppositionnel avec provocation, de trouble des conduites, de déficit de l'attention/hyperactivité, de personnalité antisociale ou de trouble lié à une substance.

    (1) DSM-IV, Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux ("Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders"), publié par l'American Psychiatric Association.


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  • Stratégies de gestion du comportement

     

    Les enfants souffrant de TDAH réagissent bien aux techniques de gestion du comportement. Il y a deux principaux types de stratégies de gestion du comportement.

    • Les stratégies de soutien au comportement axées sur les antécédents. Elles visent à « mettre l’enfant sur la voie du succès ». Elles supposent l’établissement de routines et d’horaires, l’apprentissage des règles et la communication d’une rétroaction positive quand l’enfant agit convenablement.
    • Les stratégies de gestion du comportement axées sur les conséquences. Elles supposent l’encouragement d’un comportement particulier. Elles sont plus efficaces lorsqu’elles sont associées aux stratégies de soutien au comportement.

    Stratégies de soutien au comportement axée sur les antécédents : mettre l’enfant sur la voie du succès

    Les enfants souffrant de TDAH fonctionnent mieux dans un environnement structuré, quand des rappels les maintiennent dans la bonne direction. L’organisation, la cohérence et la communication sont des facteurs très importants. Notez que pour les enfants qui passent beaucoup de temps dans deux ménages différents (par exemple en cas de parents sont divorcés ou séparés), il est très important que les règles soient similaires aux deux endroits.

    Créer un environnement physique favorable

    Pour créer un environnement physique favorable pour votre enfant, essayez les stratégies suivantes.

    • Aménagez un endroit calme où votre enfant fera ses devoirs après l’école.
    • Aménagez un endroit où votre enfant pourra préparer tout ce dont il a besoin pour le prochain jour d’école (collations, équipement de sport, devoirs et feuillets de permission).
    • Affichez des rappels visuels de ce que votre enfant doit faire, y compris des listes de vérification, des listes à faire, un bloc-notes pour les devoirs scolaires et un calendrier.
    • Créez une chemise de classement de couleur écarlate que votre enfant pourra conserver dans son cartable.
    • Rangez les jouets, les fournitures artistiques et les fournitures scolaires aux mêmes endroits.
    • Étiquetez les effets personnels et les récipients de stockage de votre enfant, ou marquez-les d’un codage couleur.

    Utiliser des règles, des routines et des incitatifs

    Pour aider votre enfant à se souvenir de ce qu’il doit faire, essayez les stratégies suivantes.

    • Établissez des attentes positives pour votre enfant et félicitez-le lorsqu’il les réalise. Les rappels et les incitations sont plus encourageants que les évocations de « ce qu’il ne faut pas faire ».
    • Émettez des rappels et des signaux positifs au sujet du comportement à adopter et/ou des attentes à réaliser dans une situation donnée; c’est plus efficace que d’émettre une rétroaction négative après qu’un mauvais agissement se soit produit. Par exemple, rappelez à votre enfant que c’est à son tour de dresser la table pour le repas.
    • Instaurez des règles raisonnables et cohérentes. Assurez-vous que votre enfant connaît les règles et émettez des rappels au besoin. Instaurez des mêmes conséquences quand les règles ne sont pas respectées.
    • Dans la mesure du possible, établissez des routines et des horaires cohérents pour le matin, les devoirs d’école, l’heure du dîner, le coucher, les corvées et les autres événements réguliers. Si votre enfant sait à quoi s’attendre, il lui sera plus facile de se rappeler de ce qu’il est tenu de faire. Pour les enfants plus jeunes, vous devrez possiblement émettre des rappels plus fréquents et afficher des directives sous forme d’images. Les enfants plus âgés vos sans doute apprécier les listes de vérification.

    Encourager l’enfant

    Votre soutien et vos encouragements sont tout aussi importants. Pour appuyer votre enfant, faites ce qui suit.

    • Restez positif et battant. Encouragez et félicitez amplement votre enfant lorsqu’il agit convenablement.
    • Créez des occasions de féliciter votre enfant, même s’il n’a pas agit parfaitement : « Je suis très fier que tu te sois souvenu de mettre tous tes devoirs dans ton cartable! N’oublie pas ton déjeuner, il est dans le réfrigérateur ».
    • Les enfants souffrant de TDAH ont besoin d’une rétroaction particulière et fréquente. Essayez la rétroaction immédiate, elle est plus efficace qu’une discussion sur un comportement adéquat ou inadéquat après coup.
    • Émettez des commentaires positifs plus souvent que des commentaires négatifs.
      Cernez les éléments qui déclenchent un mauvais comportement et éliminez-les dans la mesure du possible.
    • Donnez le bon exemple à votre enfant : par exemple, si vous écoutez votre enfant, regardez-le en silence; ne faites pas autre chose au même moment.
    • Impliquez votre enfant dans la résolution des problèmes et proposez-lui des astuces pour l’aider à se souvenir de ce qu’il est tenu de faire.

    Stratégies de gestion du comportement axées sur les conséquences : récompenser un comportement particulier

    Voici des exemples de stratégies de gestion du comportement :

    • les ententes de comportement, en vertu desquelles votre enfant et vous-même convenez d’objectifs et de récompenses déterminés
    • économies de jetons, en vertu desquelles votre enfant peut gagner des « jetons » (tels que des coches sur un graphique, des étoiles d’or ou des jetons pour jeu de cartes) en adoptant un comportement particulier; vous pouvez ensuite échanger un nombre déterminé de jetons contre une récompense
    • procédures de punition par soustraction; elles sont similaires aux économies de jetons, sauf que les jetons sont retirés en cas de comportement inapproprié
    • les conséquences logiques; par exemple, si votre enfant ne fait pas sa lessive, il portera des vêtements sales à l’école.

    Notez que vous ne pourrez pas user de ces techniques pour enseigner à votre enfant les compétences ou les comportements de rigueur. Elles vous permettront plutôt de renforcer ses actes et comportements positifs et de tempérer ses actes ou comportements négatifs. Ces techniques seront d’autant plus efficaces si elles sont associées à un apprentissage des compétences dans un milieu favorable.

    En matière de rétroaction et de renforcement, il faut savoir que le choix du moment et la fréquence sont des éléments très importants. Souvent, les enfants souffrant de TDAH ont besoin qu’une rétroaction leur soit fournie plus vite et plus fréquemment que les autres enfants. Par exemple, pour un enfant non atteint de TDAH, le renforcement des comportements peut s’effectuer une fois par semaine ou par mois (par exemple, l’attribution de points de mérite à la fin de la semaine) tandis que pour un enfant souffrant de TDAH, le renforcement sera plus efficace s’il a lieu une fois par jour.

    Pour encourager un comportement particulier

    • De concert avec votre enfant, décidez de la cible ou des objectifs à atteindre. Travaillez sur un ou deux comportements à la fois. Les objectifs devraient être précis, observables et énoncés de manière positive. Par exemple, « Je range mes jouets après avoir fini de jouer » et non « Je ne laisse pas mes jouets à terre après avoir fini de jouer ».
    • Au même moment, décidez de la récompense associée à la réalisation des objectifs. Assurez-vous que votre enfant comprend comme vous ce qu’il doit faire pour recevoir une récompense et convenez-en en commun.
    • Il n’est pas nécessaire d’opter pour des récompenses de grande valeur. Par exemple, faites une promenade ou des biscuits à deux, jouez à un jeu, lisez un livre ou accordez à votre enfant un peu de temps à l’ordinateur.
    • Chaque jour, l’enfant devrait tenter d’atteindre une cible précise. Commencez par une cible facile que votre enfant pourra certainement réaliser. Ne vous attendez pas à ce qu’il le fasse parfaitement dès le début. Soulignez et récompensez ses améliorations.
    • Remettez-lui sa récompense sur-le-champ ou à la fin de la journée.
    • Votre enfant peut mesurer ses progrès à l’aide d’un graphique. Il disposera ainsi d’un rappel visuel des progrès qu’il accomplit.
    • Augmentez graduellement le degré de difficulté des tâches que votre enfant accomplit.
    • Au fur et à mesure que le comportement ciblé devient automatique, établissez de nouveaux objectifs.

    Pour dissuader les comportements non souhaités

    • Si le comportement n’a que des conséquences mineures, ignorez-le simplement au lieu de le mettre en évidence.
    • La rétroaction devrait être proportionnelle au mauvais comportement.
      En guise de rétroaction négative, envisagez un temps d’arrêt ou le retrait de récompenses ou de privilèges.

    Tara McAuley, PhD, CPsych

    Peter Chaban, MA, MEd

    Rosemary Tannock, PhD

     

     

     


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