• Le syndrome de dysfonction non-verbale (SDNV), récemment mis en évidence par les neuropsychologues, présente de multiples manifestations dans différentes sphères : cognitives, académiques et sociales. Dans la vie scolaire, ce trouble d’apprentissage touche de façon plus spécifique les mathématiques; cependant les enfants qui en sont atteints sont généralement plus marginalisés par leur mésadaptation socio-affective que par leurs difficultés scolaires. Comme son nom l’indique, ce syndrome affecte principalement les habiletés non-verbales de la personne telles que l’analyse et le raisonnement visuo-spatial (définition), l’attention et la mémoire non‑verbales, mais aussi l’expression et l’interprétation d’émotions.

    Les manifestations

    Le SDNV est un syndrome dont les caractéristiques sont de nature et d’intensité variable. La diversité de ses manifestations rend complexe leur énumération. Nous répertorions ici des manifestations fréquemment observées chez les enfants d’âge scolaire même si tous ces signes ne sont naturellement pas toujours identifiables simultanément chez tous les enfants atteints.

    * À l’histoire développementale, l’enfant a souvent appris à parler tardivement mais a rattrapé son retard rapidement. Le langage est par la suite dans la moyenne ou parfois au-dessus.

    Sphère cognitive :

    • La motricité fine peut se développer plus lentement que ses pairs;
    • L’attention et la mémoire visuelles sont habituellement moins efficaces que l’attention et la mémoire auditives ou verbales.

    Sphère académique :

    • Difficultés grapho-motrices. Au début du primaire, ceci se traduit par une difficulté au niveau de l’écriture (calligraphie); l’enfant écrit lentement, tient son crayon de façon bizarre, a de la difficulté à tracer les lettres (souvent plusieurs traits pour former une lettre). Ce retard se rattrape habituellement dans la deuxième partie du primaire après beaucoup de pratique;
    • L’enfant fait des fautes d’orthographe qui sont presque exclusivement de nature éidétique, c’est à dire qu’il se fie à la prononciation (le son) et non à l’orthographe réelle du mot (ex.: “oto” = “auto”);
    • Il a des difficultés en mathématiques, généralement plus au niveau procédural qu’en calcul mental;
    • Il se fie beaucoup au langage pour apprendre et obtenir des informations sur ce qui l’entoure plutôt que d’expérimenter par lui-même en touchant ou en regardant. Il pose donc beaucoup de questions.

    Sphère sociale :

    • Il parvient difficilement à faire semblant, à mimer sans parler. Il peut avoir des comportements non verbaux inappropriés ou absents (ex.: mauvaise posture, manque d’expression faciale et corporelle, intonation monocorde, etc.);
    • Il parle beaucoup et souvent de façon inappropriée au contexte.
    L'evaluation du CENOP

    Le diagnostic de SDNV nécessite une évaluation complète et judicieuse de chacune des sphères cognitives de l’enfant afin de valider ou non la présence de d’autres déficits associés et de confirmer la présence du syndrome. Pour ce faire, les neuropsychologues du Centre accordent une grande importance à l’entrevue menée avec les parents à l’intérieur de laquelle ils recueillent toutes les informations concernant l’histoire développementale et la problématique de l’enfant. Des questionnaires leurs sont souvent remis, ainsi qu’aux enseignants, afin d’identifier les difficultés comportementales et affectives autant dans le milieu scolaire que familial. Ces informations complètent l’évaluation cognitive réalisée avec l’enfant.

    La nature des difficultés soulevées par le SDNV expose souvent les enfants qui en sont atteints à des risques plus élevés de développer certains troubles intériorisés tels que le retrait social, l’anxiété et la dépression. En effet, les limitations dues à ce syndrome et les conséquences de ces dernières affectent considérablement le quotidien de l’enfant dans ses relations avec les pairs, dans sa capacité à s’adapter à de nouvelles situations et dans sa capacité à décoder et exprimer les émotions. L’importance de l’évaluation prend alors tout son sens puisqu’elle permet d’identifier la problématique et de mettre en place des mesures afin de faciliter l’intégration et le bien-être de ces jeunes plutôt que de les laisser dans l’incompréhension de leur état.

    Pour une évaluation de votre enfant

    Approche et traitements au CENOP

    Malgré le défi que la rééducation peut représenter pour les intervenants oeuvrant auprès de ces jeunes, elle demeure essentielle à l’évolution et à l’intégration de ces derniers dans leur milieu. En effet, les incapacités cognitives et sociales caractéristiques de ce syndrome complexifient les interventions, mais une rééducation adaptée aux besoins des enfants permet de leur fournir des outils nécessaires pour pallier leurs lacunes qui, au quotidien, les handicapent. L’évaluation qui aura permis de dresser le portrait du jeune permet alors d’orienter cette rééducation ainsi que les interventions à préconiser.

    Technique d’imagerie mentale et développement de la créativité chez l’enfant

    Le CENOP est l’un des premiers Centre à proposer un programme d’activités adaptées à la problématique du SDNV. Le programme qui prend la forme de 12 ateliers de groupe amène l’enfant à identifier ses forces et ses faiblesses et à comprendre ce qu’est le SDNV. Il vise ensuite le développement des compétences non-verbales, cognitives et sociales, à travers des activités ludiques et graduées ainsi que l’utilisation adéquate du langage par le jeune pour s’aider dans ses apprentissages.

    Suivi orthopédagogique

    Un suivi en orthopédagogie peut également être conseillé afin d’apporter l’aide nécessaire à l’enfant qui éprouve des difficultés d’apprentissage liées au syndrome de dysfonction non-verbale.

    Suivi psychologique ou psycho-éducatif

    Un suivi en psychologie peut également être conseillé afin d’aider le jeune à développer son estime de soi, favoriser l’apprentissage des règles sociales et la compréhension des messages non-verbaux. Un support en psychologie peut également apaiser le jeune qui souffre d’anxiété, d’isolement ou de retrait social et lui permettre de développer des stratégies afin de vivre de saines relations avec ses pairs et les membres de sa famille.

    En terminant...

    La nature et les causes du SDNV, souvent méconnues des parents et des intervenants, confrontent ces derniers à une incompréhension des problèmes de l’enfant. Un objectif à ne pas négliger en rééducation est celui d’informer les parents des impacts de ce trouble dans la vie de leurs enfants pour les aider à trouver des façons de favoriser le plein épanouissement de la famille.

    L’intervention de d’autres professionnels peut également être indiquée (ergothérapeutes, psycho-éducateurs, etc.), ce que l’évaluation neuropsychologique aura permis d’identifier.

    Ateliers

    Ateliers pour les enfants

    Ateliers pour les enfants

    TIM : Techniques d’imagerie mentale et développement de la créativité chez l’enfant

    Pour les enfants qui présentent des difficultés d’apprentissage, d’organisation et d’intégration visuo-spatiale. Il apprendra de nouvelles stratégies pour compenser ses difficultés et à les utiliser dans divers contextes (maison, école).

     


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  • INTRODUCTION
    Le trouble d’apprentissage de type non verbal (TANV), commu-
    nément nommé syndrome de dysfonctions non verbales (SDNV), est un syndrome qui a été récemment découvert en neuropsychologie.
    L’élève aux prises avec ce trouble présente plusieurs déficits pouvant être d’ordre cognitif, scolaire et social. La compréhension de ce trouble demeure encore difficile pour la plupart des enseignants et des spécialistes du milieu scolaire. Beaucoup moins connu que la dyslexie qui affecte surtout la réussite scolaire en français écrit, le SNDV touche davantage l’apprentissage de certaines notions en mathéma-
    tiques. De plus, les élèves qui présentent ce trouble sont beaucoup
    plus marginalisés par leurs difficultés socioaffectives que par leurs
    difficultés scolaires (Sattler, 2002).
    Nous espérons que la lecture de ce document permettra aux ensei-
    gnants de dépister, de comprendre et d’intervenir de façon adéquate
    auprès des élèves ayant un TANV.
     

    Nous possédons deux hémisphères cérébraux, le gauche et le droit. Ils sont reliés par des faisceaux de fibres nerveuses dont les plus
    importantes forment le corps calleux. Ce dernier renferme environ
    250 millions de fibres nerveuses. Cette autoroute hémisphérique
    permet aux deux parties de l’encéphale d’échanger librement de
    l’information. Par contre, il est important de souligner que les
    hémisphères droit et gauche traitent cette information différemment.
    De manière générale, l’hémisphère gauche traite l’information de
    façon logique et séquentielle. L’hémisphère droit quant à lui traite
    l’information de façon plus intuitive et émotionnelle. Cet hémisphère est doué pour les relations spatiales, et il est capable de s’occuper de plusieurs choses à la fois. Les neurologues nous mettent en garde contre la manie qui consiste à localiser des capacités humaines complexes comme la science et l’art, dans l’un ou dans l’autre des hémisphères. La dichotomie droite/gauche en matière cognitive est une idée qu’il est facile d’exagérer. Les activités complexes, comme réaliser une expérience scientifique ou pratiquer un art, nécessitent l’activité intégrée des deux hémisphères. Même lorsque nous ne faisons que lire une histoire, les deux hémisphères sont actifs : le gauche analyse les mots et trouve leur signification; le droit apprécie l’humour, le style imagé et le contenu émotionnel.
    Si l’on tient pour acquis que l’hémisphère droit de l’élève ayant un
    TANV est dysfonctionnel, cela entraîne des perturbations spécifiques au niveau de l’information non verbale. Les atteintes observées par les chercheurs touchent particulièrement les capacités d’intégration visuo-spatiale, l’attention et la mémoire non verbale, ainsi que l’expression et l’interprétation des émotions. Nous reviendrons sur la symptomatologie du SNDV dans la partie traitant de l’identification.
    les symptômes reliés au SNDVsont moins apparents vers 7-8 ans que durant la période de 10-14 ans. Ces symptômes deviennent de plus en plus apparents à l’âge adulte
     
    SIGNES PRÉCURSEURS DU SNDV
    Les spécialistes qui s’intéressent au SNDVs’entendent pour dire qu’il existe des signes précurseurs observables dès la petite enfance.
    Thompson (1997) regroupe ces signes en tenant compte de trois
    périodes de l’enfance, à savoir la petite enfance (0 à 2 ans), la
    deuxième enfance (3 à 5 ans) et la troisième enfance (6 à 10 ans).
    La petite enfance (0 à 2 ans)
    Durant cette période de développement, l’élève ayant un SNDV aurait présenté les signes suivants :
     
     
    La petite enfance (0 à 2 ans)
    L’enfant n’explore pas son monde de façon moteur.
    L’enfant démontre un retard dans l’apprentissage du langage
    L’enfant démontre un retard dans le développement de son sens
    de l’équilibre.
    L’enfant apprend à marcher difficilement.
    L’enfant entre constamment en collision avec des objets qui l’entourent
     
    La deuxième enfance (3à5ans)

    L’enfant apprend à parler tardivement, mais rattrape son retard
    rapidement au point d’avoir un langage au-dessus de la moyenne.
    L’enfant a des compétences en lecture plus avancées que les
    enfants de son âge.
    L’enfant parle beaucoup (verbomoteur) et généralement de façon
    inappropriée au contexte.
    L’enfant a un retard dans le développement de sa motricité
    globale. Il préfère manger et jouer sur le plancher.
    L’enfant a de graves problèmes d’équilibre pouvant se manifester
    par des difficultés à apprendre à faire de la bicyclette.
    L’enfant a un manque de coordination et présente une confusion
    spatiale l’amenant à vouloir éviter les hauteurs et les terrains de
    jeu.
    L’enfant ne maîtrise pas les mouvements tels que lancer une balle,
    se tenir debout sur un pied ou trottiner.
     
    La troisième enfance (6 à 10 ans)
     
    Dès le début de sa scolarité, il arrive que l’élève ayant un SNDV ne
    soit pas toujours diagnostiqué. On soupçonne souvent une douance à  cause de son langage avancé, de ses compétences en lecture et de son bon rendement scolaire. L’enseignant averti pourra reconnaître les signes suivants :
    L’élève travaille lentement et a du mal à compléter ses tâches à
    temps.
    L’élève a du mal à transférer ses connaissances.
    L’élève démontre des problèmes de motricité fine et globale de
    plus en plus prononcés. Parfois, il peut à peine écrire et utiliser
    des ciseaux.
    L’élève parvient difficilement à lacer ses souliers et n’arrive pas à
    utiliser une clé.
    L’élève parle sans arrêt.
    L’élève démontre peu de jugement.
    L’élève s’adapte très mal aux changements.
    L’élève a des comportements immatures qui semblent parfois étranges pour les autres
     
    Développement des fonctions motrices et cognitives
    des élèves ayant un SNDV
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    STRATÉGIES SUGGÉRÉES AUX ENSEIGNANTS AFIN DERÉPONDRE AUX BESOINS PARTICULIERS DE L’
    ÉLÈVE YANT UN SNDV
     
    Nous proposons ici des stratégies pour aider l’élève présentant un
    SNDV qui, comme on l’a déjà vu, révèle un écart très significatif
    entre les deux échelles de l’épreuve d’intelligence, le quotient verbal étant supérieur au non verbal d’au moins 20 points.
    Même si les élèves qui présentent un SNDV ne peuvent pas avoir une histoire développementale identique, et ne se comportent pas exactement comme ce qui sera décrit dans les prochaines pages, beaucoup de traits qui sont exposés ici devraient leur ressembler. Par contre, dépister, comprendre et s’ajuster à l’élève ayant un SNDV n’est pas une mince tâche pour les enseignants. Un suivi régulier auprès des parents et la proposition de stratégies par les intervenants extérieurs à la famille apparaissent aussi comme des facteurs déterminants sur le plan du pronostic d’évolution.
    Il faudrait tenir compte, lors du pronostic, du degré des dysfonctions
    cognitives. En effet, les élèves les plus atteints et qui présentent
    ensemble des caractéristiques décrites dans les prochaines pages
    seront les plus à risque de présenter des difficultés d’adaptation au
    cours de leur développement.
    Sur le plan scolaire, enseigner à un élève ayant un SNDV s’avère plus difficile. Cela provient souvent du fait que les enseignants demeurent sous l’impression qu’un élève qui a appris assez facilement à lire et à écrire – ce qui est le cas pour la plupart d’entre eux – ne peut présenter des difficultés d’apprentissage. En raison de ce fait, ces élèves sont rarement identifiés dans les classes comme présentant des besoins particuliers. Or, il est primordial que les intervenants scolaires interviennent au plus tôt afin de mettre en place des stratégies et une programmation adaptée à leurs besoins. Voici donc une série de stratégies qui ont pour but de répondre aux besoins particuliers de l’élève aux prises avec un TANV.
    Nous avons regroupé plusieurs buts et stratégies qui, à notre avis,
    devraient éclairer l’enseignant dans ses interventions auprès de l’élève ayant un SNDV

    Déficits sur le plan de la socialisation
     
    Buts et stratégies
    (suite)
     
    Déficits sur le plan scolaire
     
     
    Fonctions cognitives à explorer lors d’un bilan
    psychoéducationnel de l’élève ayant un SNDV
     
     
     
     

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  • INTRODUCTION
    Le trouble d’apprentissage de type non verbal (TANV), commu-
    nément nommé syndrome de dysfonctions non verbales (SDNV), est un syndrome qui a été récemment découvert en neuropsychologie.
    L’élève aux prises avec ce trouble présente plusieurs déficits pouvant être d’ordre cognitif, scolaire et social. La compréhension de ce trouble demeure encore difficile pour la plupart des enseignants et des spécialistes du milieu scolaire. Beaucoup moins connu que la dyslexie qui affecte surtout la réussite scolaire en français écrit, le SNDV touche davantage l’apprentissage de certaines notions en mathéma-
    tiques. De plus, les élèves qui présentent ce trouble sont beaucoup
    plus marginalisés par leurs difficultés socioaffectives que par leurs
    difficultés scolaires (Sattler, 2002).
    Nous espérons que la lecture de ce document permettra aux ensei-
    gnants de dépister, de comprendre et d’intervenir de façon adéquate
    auprès des élèves ayant un TANV.
     

    Nous possédons deux hémisphères cérébraux, le gauche et le droit. Ils sont reliés par des faisceaux de fibres nerveuses dont les plus
    importantes forment le corps calleux. Ce dernier renferme environ
    250 millions de fibres nerveuses. Cette autoroute hémisphérique
    permet aux deux parties de l’encéphale d’échanger librement de
    l’information. Par contre, il est important de souligner que les
    hémisphères droit et gauche traitent cette information différemment.
    De manière générale, l’hémisphère gauche traite l’information de
    façon logique et séquentielle. L’hémisphère droit quant à lui traite
    l’information de façon plus intuitive et émotionnelle. Cet hémisphère est doué pour les relations spatiales, et il est capable de s’occuper de plusieurs choses à la fois. Les neurologues nous mettent en garde contre la manie qui consiste à localiser des capacités humaines complexes comme la science et l’art, dans l’un ou dans l’autre des hémisphères. La dichotomie droite/gauche en matière cognitive est une idée qu’il est facile d’exagérer. Les activités complexes, comme réaliser une expérience scientifique ou pratiquer un art, nécessitent l’activité intégrée des deux hémisphères. Même lorsque nous ne faisons que lire une histoire, les deux hémisphères sont actifs : le gauche analyse les mots et trouve leur signification; le droit apprécie l’humour, le style imagé et le contenu émotionnel.
    Si l’on tient pour acquis que l’hémisphère droit de l’élève ayant un
    TANV est dysfonctionnel, cela entraîne des perturbations spécifiques au niveau de l’information non verbale. Les atteintes observées par les chercheurs touchent particulièrement les capacités d’intégration visuo-spatiale, l’attention et la mémoire non verbale, ainsi que l’expression et l’interprétation des émotions. Nous reviendrons sur la symptomatologie du SNDV dans la partie traitant de l’identification.
    les symptômes reliés au SNDVsont moins apparents vers 7-8 ans que durant la période de 10-14 ans. Ces symptômes deviennent de plus en plus apparents à l’âge adulte
     
    SIGNES PRÉCURSEURS DU SNDV
    Les spécialistes qui s’intéressent au SNDVs’entendent pour dire qu’il existe des signes précurseurs observables dès la petite enfance.
    Thompson (1997) regroupe ces signes en tenant compte de trois
    périodes de l’enfance, à savoir la petite enfance (0 à 2 ans), la
    deuxième enfance (3 à 5 ans) et la troisième enfance (6 à 10 ans).
    La petite enfance (0 à 2 ans)
    Durant cette période de développement, l’élève ayant un SNDV aurait présenté les signes suivants :
     
     
    La petite enfance (0 à 2 ans)
    L’enfant n’explore pas son monde de façon moteur.
    L’enfant démontre un retard dans l’apprentissage du langage
    L’enfant démontre un retard dans le développement de son sens
    de l’équilibre.
    L’enfant apprend à marcher difficilement.
    L’enfant entre constamment en collision avec des objets qui l’entourent
     
    La deuxième enfance (3à5ans)

    L’enfant apprend à parler tardivement, mais rattrape son retard
    rapidement au point d’avoir un langage au-dessus de la moyenne.
    L’enfant a des compétences en lecture plus avancées que les
    enfants de son âge.
    L’enfant parle beaucoup (verbomoteur) et généralement de façon
    inappropriée au contexte.
    L’enfant a un retard dans le développement de sa motricité
    globale. Il préfère manger et jouer sur le plancher.
    L’enfant a de graves problèmes d’équilibre pouvant se manifester
    par des difficultés à apprendre à faire de la bicyclette.
    L’enfant a un manque de coordination et présente une confusion
    spatiale l’amenant à vouloir éviter les hauteurs et les terrains de
    jeu.
    L’enfant ne maîtrise pas les mouvements tels que lancer une balle,
    se tenir debout sur un pied ou trottiner.
     
    La troisième enfance (6 à 10 ans)
     
    Dès le début de sa scolarité, il arrive que l’élève ayant un SNDV ne
    soit pas toujours diagnostiqué. On soupçonne souvent une douance à  cause de son langage avancé, de ses compétences en lecture et de son bon rendement scolaire. L’enseignant averti pourra reconnaître les signes suivants :
    L’élève travaille lentement et a du mal à compléter ses tâches à
    temps.
    L’élève a du mal à transférer ses connaissances.
    L’élève démontre des problèmes de motricité fine et globale de
    plus en plus prononcés. Parfois, il peut à peine écrire et utiliser
    des ciseaux.
    L’élève parvient difficilement à lacer ses souliers et n’arrive pas à
    utiliser une clé.
    L’élève parle sans arrêt.
    L’élève démontre peu de jugement.
    L’élève s’adapte très mal aux changements.
    L’élève a des comportements immatures qui semblent parfois étranges pour les autres
     
    Développement des fonctions motrices et cognitives
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    STRATÉGIES SUGGÉRÉES AUX ENSEIGNANTS AFIN DERÉPONDRE AUX BESOINS PARTICULIERS DE L’
    ÉLÈVE YANT UN SNDV
     
    Nous proposons ici des stratégies pour aider l’élève présentant un
    SNDV qui, comme on l’a déjà vu, révèle un écart très significatif
    entre les deux échelles de l’épreuve d’intelligence, le quotient verbal étant supérieur au non verbal d’au moins 20 points.
    Même si les élèves qui présentent un SNDV ne peuvent pas avoir une histoire développementale identique, et ne se comportent pas exactement comme ce qui sera décrit dans les prochaines pages, beaucoup de traits qui sont exposés ici devraient leur ressembler. Par contre, dépister, comprendre et s’ajuster à l’élève ayant un SNDV n’est pas une mince tâche pour les enseignants. Un suivi régulier auprès des parents et la proposition de stratégies par les intervenants extérieurs à la famille apparaissent aussi comme des facteurs déterminants sur le plan du pronostic d’évolution.
    Il faudrait tenir compte, lors du pronostic, du degré des dysfonctions
    cognitives. En effet, les élèves les plus atteints et qui présentent
    ensemble des caractéristiques décrites dans les prochaines pages
    seront les plus à risque de présenter des difficultés d’adaptation au
    cours de leur développement.
    Sur le plan scolaire, enseigner à un élève ayant un SNDV s’avère plus difficile. Cela provient souvent du fait que les enseignants demeurent sous l’impression qu’un élève qui a appris assez facilement à lire et à écrire – ce qui est le cas pour la plupart d’entre eux – ne peut présenter des difficultés d’apprentissage. En raison de ce fait, ces élèves sont rarement identifiés dans les classes comme présentant des besoins particuliers. Or, il est primordial que les intervenants scolaires interviennent au plus tôt afin de mettre en place des stratégies et une programmation adaptée à leurs besoins. Voici donc une série de stratégies qui ont pour but de répondre aux besoins particuliers de l’élève aux prises avec un TANV.
    Nous avons regroupé plusieurs buts et stratégies qui, à notre avis,
    devraient éclairer l’enseignant dans ses interventions auprès de l’élève ayant un SNDV

    Déficits sur le plan de la socialisation
     
    Buts et stratégies
    (suite)
     
    Déficits sur le plan scolaire
     
     
    Fonctions cognitives à explorer lors d’un bilan
    psychoéducationnel de l’élève ayant un SNDV
     
     
     
     

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