• L’enfant anxieux

     

    Ce texte a pour but de vous sensibiliser et de vous outiller en ce qui concerne l’anxiété chez l’enfant. Il n’a pas été conçu pour diagnostiquer un enfant quelconque, mais plutôt pour vous informer sur le sujet. Si vous êtes considérablement inquiète pour un enfant, veuillez en discuter avec le parent et consulter un professionnel.

     

    L’anxiété chez l’enfant, nous en avons entendu beaucoup parler ces dernières années. De plus en plus, les enfants démontrent des signes et symptômes d’anxiété. On dit que l’anxiété est « le bobo du siècle ». Seriez-vous surprise d’apprendre que près d’un tiers de la population est atteinte d’anxiété? Il est donc important de sensibiliser les gens à ce mal invisible qui fait tellement souffrir les gens, même les jeunes enfants. En effet, très jeune, l’enfant peut démontrer des signes d’anxiété, des peurs diverses. Cela est normal ou non? Il est normal que l’enfant vive des peurs de toutes sortes : la peur du noir, des araignées, des monstres, des loups… Dans le développement normal de l’enfant, des peurs apparaitront et, de façon générale, ces peurs s’estomperont avec le temps. L’intervention de l’adulte peut également jouer un rôle important. Selon la littérature, pour 15 % des enfants, les peurs exprimées normalement dans le développement pourront devenir problématiques.

     

    Définissons ensemble l’anxiété

     

    L’anxiété est une réponse normale à la perception d’un danger. Elle se manifeste par une sensation diffuse de malaise, de détresse, d’impression de danger et par un sentiment de peur souvent assez intense. Chez l’enfant, l’anxiété est inhérente à certaines étapes du développement. Les peurs traversent le développement de l’enfant : peur des étrangers à 6-18 mois, peur des monstres, angoisse de séparation à 2-3 ans, peur du noir ou de dormir seul vers 3-6 ans. L’anxiété devient problématique lorsqu’elle entrave le développement de l’enfant et qu’elle atteint de façon significative son fonctionnement général. L’enfant tentera alors par tous les moyens d’éviter la situation anxiogène dans son quotidien.

    Les différentes causes

     

    Il est parfois difficile de mettre le doigt sur la cause exacte de l’anxiété. Par contre, un éventail de causes peut être mis à l’avant-plan.

    • Les causes biologiques. On a découvert que certains enfants ont un système nerveux plus réactif, cela pourrait provoquer un degré de réaction plus intense.

    • Les évènements. Certains évènements survenus dans la vie des enfants peuvent agir à titre d’éléments déclencheurs d’un trouble d’anxiété.

    • Le « modeling » du parent. Les parents peuvent eux-mêmes éprouver des troubles d’anxiété. L’enfant observe son parent et sa façon de faire face à une situation. Comme il apprend beaucoup par « modeling », il aura tendance à reproduire ce qu’il observe.

    • Les interventions indirectes des parents. Parfois, les parents peuvent, de manière involontaire,  maintenir ou réconforter l’enfant dans son anxiété. Une trop grande « surprotection » de la part des parents peut rendre l’anxiété difficile à gérer chez l’enfant.

    Les différentes manifestations

     

    Différentes manifestations peuvent être observées chez l’enfant. Il est parfois difficile de savoir la différence entre des manifestations normales dans le développement et un trouble réel. Une partie de réponse se trouve dans la persistance de la manifestation et l’intensité de celle-ci, même après plusieurs interventions de l’adulte. Entre autres, nous retrouvons :

    • Peur d’être éloigné de son parent
    • Mutisme sélectif
    • Phobie spécifique (peur d’un objet, d’une situation)
    • Inquiétude excessive
    • Troubles du sommeil et cauchemars
    • Manifestations d’émotions démesurées dans diverses situations
    • Symptômes physiques comme des crampes au ventre, des maux de cœur, des vomissements, des maux de tête lorsqu’il est confronté à une situation
    • etc.

    Comment intervenir face à un enfant qui présente différentes manifestations d’anxiété?

    • Faire preuve de patience. Les interventions auprès de l’enfant nécessitent de la patience et de la douceur. Vous pourrez voir les résultats après plusieurs interventions.

    • Utiliser le jeu pour comprendre ce que l’enfant vit et désamorcer certaines situations. Les livres d’histoire, les jeux de rôle, les marionnettes, etc. sont tous de bons médiums pour faire verbaliser l’enfant.

    • Mettre des mots sur ses émotions. Educatout a préparé de beaux pictogrammes d’émotions. Les imprimer et les laisser à la disposition de l’enfant. Faire des jeux en lien avec les émotions pour qu’il apprenne à reconnaitre ses émotions ainsi que les gérer.

    • Accompagner l’enfant dans les situations. Être rassurante avec lui.

    • Le féliciter quand il réussit à surmonter ses peurs.

    Dans de telles situations, la technique des petits pas est de mise. N’oubliez pas, l’enfant est parfois submergé par des peurs d’adulte, mais il n’a pas la capacité cognitive d’un adulte pour y faire face. Il a alors besoin de votre aide de façon calme et constante.

     

    Maude Dubé, éducatrice spécialisée

     

     


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    http://papapositive.fr/20-phrases-a-dire-aux-enfants-pour-quils-ecoutent/

     

    « On donne de la force aux enfants quand on reconnait leurs émotions. » disait Haim Ginott. Cela implique de tendre l’oreille, de guider leur expression et de les accueillir en toute bienveillance. 

    Voici 20 phrases à dire à vos enfants pour qu’ils écoutent.

    20 phrases à dire à vos enfants pour

    1) « Ne fais pas ça ! » deviendra « J’aimerais que tu fasses ceci ainsi. » ou encore « tu me rendrais un grand service si tu…« .

    2) « Arrête de crier, de râler, de pleurer ! » « Ne fais pas le bébé » deviendra « Je vois que tu as de la peine/ que tu es énervé/que tu es fatigué/… Je suis là pour t’aider.« 

    3) « Je suis occupé. » deviendra « J’ai entendu ton message et je serai heureux de jouer avec toi dès que j’aurai terminé cette tâche importante.« 

    4) « Dépêche-toi ! » deviendra « Tu t’es habillé en 47 secondes la dernière fois. J’étais impressionné ! Tu penses pouvoir battre ton record ?« 

    5) « Tu es têtu ! » deviendra « Tu m’aiderais beaucoup si…« 

    6) « Tu ne m’écoutes jamais ! ! » deviendra « Préfères-tu faire ainsi ou ainsi ?« 

    7) « Normal que tu ramènes des notes pareilles, tu ne travailles pas assez ! » deviendra « Je vois que tu as progressé dans cette matière. Tes efforts et ta méthode ont porté leurs fruits. La réussite dans les autres matières n’est qu’une question de temps. Comment puis-je t’aider?« 

    8) « Arrêtez de vous disputer ! » deviendra « Je vous fais confiance pour trouver une solution acceptable pour chacun de vous. » ou encore « Proposez deux solutions chacun et entendez-vous sur celle que vous préférez le plus tous les deux.« 

    9) « N’ais pas peur » ou « Allez, vas-y, il n’y a aucune raison de trembler comme un bébé !  » deviendra « Moi aussi je trouve cette situation peu rassurante. Voyons d’où viennent ces peurs et si nous pouvons les éclairer.« 

    10) « Prête tes jouets  » deviendra « Il me semble que c’est vraiment difficile de partager ses jouets. C’est un sentiment tout à fait normal. Je te propose de les partager quand tu sera prêt(e).« 

    11) « Ne sois pas jaloux de ton petit frère ! » deviendra « Je me rends compte que la présence de ton petit frère doit être parfois dérangeante pour toi. Tu dois peut-être même éprouver de la colère. Tu n’es pas obligé de l’aimer mais je suis sûr qu’il est lui-même très content qu’un grand frère veille aussi sur sa sécurité. Je t’aime et je suis fier(e) de toi. » ou encore « Tu aimerais que je passe plus de temps avec toi ? Et si nous jouions ?« 

    12) « C’est incroyable comme tu es maladroit !!! » deviendra « Tu as renversé ton verre d’eau. De quoi as-tu besoin pour éponger ?« 

    13) « Ce n’est pas grave » deviendra « Je vois que cela te bouleverse. Je comprends que ceci te cause du tracas/de la peine/…. Sur une échelle de 1 à 10, quelle est l’intensité de ta douleur/ta peine/ » ou encore « Montre-moi où tu as mal. Quel est le niveau de ta douleur entre 1 et 10 ? Voilà ce que nous allons faire maintenant pour soigner ta blessure/ton bleu. « 

    14) « Qui a fait ça ? » deviendra « Comment réparer ?« 

    15) « Pourquoi fais-tu toujours tout de travers ? » deviendra  » Cette fois-ci tu as commis une erreur. Y a-t-il quelque chose que tu n’as pas ou mal compris ? Souhaites-tu que je te répète cette règle ?« 

     

    16) « Tu es nul ! » deviendra « Tu n’as pas réussi pour le moment. As-tu des idées pour faire différemment ou penses-tu que c’est simplement un plus gros effort à fournir ? De quoi as-tu besoin pour avancer ?« 

    17) « Range ta chambre » deviendra « J’apprécierais que tu ranges ta chambre. » ou encore « Souhaites-tu commencer à ranger ton bureau ou ton armoire ? » ou « Je vais commencer avec toi.« 

    18) « tu n’es pas curieux, tu ne t’intéresses à rien ! » deviendra « J’aime te regarder apprendre. » ou encore « J’aime ce mélange de couleurs ou cette forme dans les nuages. Et toi,  qu’en penses-tu ?« 

    19) « Eteins la TV tout de suite ! » deviendra « Ton émission semble interessante. Ne peut-on pas l’enregistrer pour la regarder plus tard ensemble ? » ou encore « Je suis d’accord pour que tu regardes la TV pendant 25 minutes puis nous passerons à table. Je t’avertirai 5 minutes avant la fin du délai. A moins que tu ne préfères lire ta BD ou dessiner pendant ces 25 minutes ?« 

    20) « Arrête de mentir ! » deviendra « Nous pouvons mentir pour nous protéger ou protéger les gens qu’on aime. Dans les deux cas, on gagne du temps à chercher des solutions ensemble plutôt qu’à cacher les questions ! On s’y met ? » 

     

    Bonus : 

    Voici quelques conseils supplémentaires pour encourager le dialogue et l’écoute tout en renforçant la confiance en soi des enfants :

    – Décrivez ce que vous voyez sans juger pour renvoyer un reflet à l’enfant . Cette description lui servira à reconnaître, accepter et verbaliser ses émotions et cette preuve d’attention lui démontrera son importance à vos yeux.

    – « Je vois », « oui », « oh » « ah », sont des expressions qui encouragent à parler. Aidez votre enfant à parler en les distillant dans la conversation.

    – Baissez-vous pour mettre votre visage au même niveau que celui de votre enfant. Parlez à un niveau de voix inférieur à celui d’une conversation normale pour attiser la curiosité et permettre à l’enfant d’orienter son attention. De plus, ce volume se prête aux confidences et à l’apaisement.

    – Si vous ressentez vous-même du stress ou de l’énervement, prenez de longues inspirations pour vous calmer. C’est une technique que vous pouvez aussi apprendre à votre enfant.

    – Ancrez-vous complètement dans le moment présent. Vous êtes ici et maintenant. Communiquez dans l’instant en toute bienveillance.

    – N’étiquetez pas. Bannissez les « tu es idiot/stupide/intelligent/maladroit ».

    – Ne promettez pas, ne menacez pas, ne vous moquez pas, ne comparez pas.

    – Proposez des choix, cela responsabilise et facile l’adhésion.

    – Ne vous substituez pas à l’enfant s’il est capable d’accomplir une tâche.

    – Déléguez-lui des tâches à sa portée. Il se sentira utile.

    – Encouragez ses efforts et ses intentions sans le juger personnellement.

     


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    [Article 21 bis (amendement 1488) : Le retour !]

    L’article 21bis au projet de loi de santé, qui proposait un mécanisme de double-orientation de la MDPH, avait été rejeté par les députés en avril. Un nouvel amendement gouvernemental (n°1219) est soumis cette fois aux Sénateurs qui examinent actuellement le projet de loi de santé. Cet article 21bis nouvelle mouture reste dans l’esprit du précédent :

    ➢ Les MDPH ne seront plus obligées de statuer uniquement sur les besoins de la personne mais elles pourront élaborer un Plan d’Accompagnement Global (PAG) pour proposer une orientation par défaut « en cas d’indisponibilité ou d’inadaptation des réponses connues » ; donc, bien qu’on ne dise plus que l’orientation se fera en fonction des ressources mobilisables, l’esprit est le même.

    ➢ L’orientation par défaut, proposée dans le cadre du Plan d’Accompagnement Global, pourra comprendre des « interventions thérapeutiques » : ainsi, en cas d’absence de place en SESSAD ou en IME, on peut imaginer un PAG qui proposerait un suivi en CMP ou en hôpital de jour

    De nombreuses questions se posent :

    • L’élaboration du PAG ne va-t-elle pas rallonger considérablement les délais de décisions des MPDH ? En effet, s’il faut que la MDPH ait trouvé une solution à proposer dans le PAG avant que le dossier puisse passer en commission, il n’y aura jamais de décision

    • La mention selon laquelle « les décisions relatives au plan d’accompagnement global ne sont valables qu’après accord exprès de la personne handicapée ou de son représentant légal » est-elle suffisamment protectrice : la décision sera-t-elle effectivement caduque de plein droit si la MDPH ne respecte pas la procédure (comme cela lui arrive souvent) et ne recueille pas l’accord de la famille ?

    • Que se passera-t-il en cas de refus du PAG par la famille ? Est-ce que l’Etat pourra alors s’exonérer de ses responsabilités au motif que la famille a refusé la solution proposée, même si elle ne correspondait pas aux besoins de la personne ?

    • Comment espérer que le PAG proposera des mesures acceptables alors que rien n’est prévu pour financer, par exemple, des prises en charge en libéral, contrairement à ce que le rapport Piveteau préconisait ?

    Seul progrès par rapport à l’article 21bis initial : le Groupe Opérationnel de Synthèse chargé d’aider à l’élaboration du PAG comprend désormais la personne handicapée ou sa famille, accompagnée si elle le souhaite. On sait les commissions situations critiques assez inefficaces donc on peut avoir des doutes sur l’utilité des GOS qui les remplaceront. Mais au moins, contrairement aux commissions situations critiques, les familles auront le droit d’être présentes aux GOS (si la MDPH respecte davantage la loi que lorsqu’il s’agit des CDAPH où il est bien difficile d’être présent).

    Voici l’amendement : http://www.senat.fr/ amendements/2014-2015/654/ Amdt_1219.html

    Voici les articles du CASF tels que modifiés par l’amendement 1219 : http://1drv.ms/1ORaOKM

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  • Comment aider son enfant à mieux planifier?

    http://www.mamanpourlavie.com/enfant/6-a-8-ans/developpement/apprentissages/11319-comment-aider-son-enfant-a-mieux-planifier.thtml

     

    Comment aider son enfant à mieux planifier?

    Les habiletés liées à la planification sont essentielles autant pour la gestion du temps que pour l’organisation du matériel. Des stratégies existent pour aider votre enfant.

    La planification

    La planification se définit comme étant la capacité à organiser une série d’actions en une séquence optimale visant à atteindre un but. Les habiletés liées à la planification sont essentielles autant pour la gestion du temps que pour l’organisation du matériel. Les enfants qui ont des difficultés de planification ont besoin de développer des stratégies pour apprendre à mieux s’organiser.

    Mon enfant a-t-il des difficultés à planifier?

    Généralement, les difficultés de planification se manifestent par des difficultés à organiser une série d’actions en une séquence pour atteindre un but. Vous verrez ci-dessous quatre mises en situation associées à une difficulté spécifique associée à la planification.  Vous pourrez ainsi juger si vous reconnaissez ou non votre enfant.

    Difficultés à maintenir le but.

    Gabriel se prépare à aller dormir. Il doit accomplir les différentes étapes de sa routine. Il s'apprête à aller se brosser les dents, mais il aperçoit le casse-tête qu'il avait entamé. Il se met à faire son casse-tête.

    Difficultés à prévoir.

    Béatrice doit faire un exposé oral sur le thème des Amérindiens. Elle n'a pas du tout lu sur le sujet et annonce à sa mère que la présentation est demain matin.

    Difficultés à choisir le meilleur plan d’action.

    Dans son examen d'histoire, Laurie a bloqué sur une question. Plutôt que de répondre aux autres questions, Laurie a passé la durée de l'examen à tenter de répondre à cette question.

    Difficultés à s’ajuster en cas de changements.

    La maman de Boris le dépose pour son cours de natation et passera le rechercher dans une heure.  En arrivant sur place, Boris constate que son cours est annulé. Plutôt que d'appeler sa mère pour qu'elle vienne le chercher, il attend pendant une heure.

    Conseils pour aider votre enfant à mieux s’organiser

    Sur le plan matériel

    • Aider l'enfant à classer ses documents dans des duo-tangs ou pochettes clairement identifiés.
    • Utiliser un code de couleur par matière.
    • Inscrire clairement le nom de l'enfant sur ses objets et vêtements.
    • Utiliser un système de rangement simple (ex: crochet plutôt que garde-robe) avec support visuel au besoin.
    • Avoir un double du matériel requis à la maison.
    • Préparer une liste du matériel requis pour les devoirs.
    • Donner des consignes courtes et concrètes.
    • Fournir un plan détaillé de la démarche.
    • Découper la tâche en petites parties.
    • Fournir un modèle pour l'aider dans son travail.
    • Enseigner à l'enfant des méthodes de travail.
    • Enseigner la façon de bien utiliser l'agenda et les plans de travail.
    • Clarifier vos questions et répéter à l'enfant que vous voulez entendre une seule réponse.
    • Utiliser les organisateurs graphiques.

    Sur le plan des tâches scolaires

    • Donner des consignes courtes et concrètes.
    • Fournir un plan détaillé de la démarche.
    • Découper la tâche en petites parties.
    • Fournir un modèle pour l'aider dans son travail.
    • Enseigner à l'enfant des méthodes de travail.
    • Enseigner la façon de bien utiliser l'agenda et les plans de travail.

    Sur le plan de la pensée

    • Clarifier vos questions et répéter à l'enfant que vous voulez entendre une seule réponse.
    • Utiliser les organisateurs graphiques.

    Comment améliorer la gestion du temps au quotidien

    • Utiliser des supports visuels. L’enfant qui a de la difficulté à se planifier n’arrive pas toujours à visualiser le but qu’il doit atteindre. Par exemple, lors de la routine de matin, l’enfant peut avoir de la difficulté à comprendre ce que signifie «être prêt». Pour l’aider, vous pourriez prendre une photo de lui «prêt», afin qu’il puisse visualiser le but à atteindre.
      • Hygiène personnelle : brosser les dents, brosser les cheveux, etc.
      • Nourriture : bouteille d’eau, collation, etc.
      • Matériel scolaire : crayon, ciseau, agenda, etc.
    • Aidez votre enfant à penser en catégorie.  Les enfants qui ont des difficultés de planification ont souvent tendance à faire des oublis dans la routine quotidienne.  Pour certains enfants, une liste à cocher peut être suffisante. Cela dit, d’autres enfants éprouvent également des difficultés à mémoriser. Pour les aider à mémoriser les éléments de leur liste, regroupez-les en catégories.
    • Utilisez un calendrier familial.  Vous pouvez y noter les responsabilités de votre enfant, ainsi que ses activités sportives/parascolaires ou autres. Vous pouvez utiliser des autocollants, des post-its et des cartes magnétiques. Ainsi votre enfant prend conscience que certains événements peuvent être enlevés ou déplacés, ce qui lui permet de comprendre comment on gère les priorités. 
    Comment améliorer la gestion du temps pendant les devoirs et leçons
    • Éliminez les distractions. Trouvez un lieu calme pour que votre enfant puisse faire ses devoirs et leçons. Éteignez la télévision et la musique.
    • Amenez-le à visualiser le but une fois atteint. L’enfant qui a des difficultés de planification a tendance à mettre l’emphase sur le sentiment négatif qu’il éprouve pendant qu’il effectue ses devoirs (anxiété, ennui, etc.). Amenez-le à penser au sentiment qu’il ressentira une fois que ses devoirs seront terminés (fierté, soulagement, etc.). 
    • Faites-lui visualiser le temps dont il dispose. L’enfant qui a des difficultés de planification a souvent tendance à sous-estimer ou surestimer le temps dont il a besoin pour réaliser une tâche. Avant d’entamer une tâche, discutez avec lui du temps dont il a besoin. Pour l’aider à visualiser le temps dont il dispose, utilisez un «time timer» ou une horloge analogique.  Vous pourriez par exemple poser un autocollant sur l’horloge (ex : «Lorsque la grosse aiguille arrivera sur le chiffre 12, ton temps sera écoulé.»). Si l’enfant n’a pas terminé, ne le pénalisez pas. Vous pouvez lui ajouter du temps. Cela l’aidera à développer ses habiletés de gestion du temps.
    • Utilisez un chronomètre. Certains enfants apprécient utiliser un chronomètre, que ce soit sur le four ou sur les téléphones intelligents. Le chronomètre peut motiver certains enfants à terminer la tâche avant le son de l’alarme. Par contre, cet outil peut rendre certains enfants anxieux. Ils deviennent préoccupés par le temps et ne mettent pas l’énergie nécessaire sur la tâche à accomplir. Dans ce cas, il est préférable d’éviter l’utilisation du chronomètre.
    • Enseignez-lui à utiliser son agenda. L’agenda est un outil essentiel pour l’enfant qui a des difficultés de planification. Cela dit, il est important de lui montrer comment faire pour l’utiliser efficacement. Voici quelques trucs :
      • Si vous choisissez l’agenda, essayez d’avoir un modèle dans lequel on peut visualiser une semaine à la fois. Ainsi, votre enfant peut anticiper les examens et travaux à remettre.
      • Faites un suivi quotidien.
      • Collaborez avec l’enseignant pour développer un système qui assurera que les devoirs et leçons sont bien notés dans l’agenda. Parfois, il est possible de donner une responsabilité de «vérificateur» à un élève fort dans la classe.
      • Lorsque l’enfant n’a pas de devoirs, invitez-le à écrire «Pas de devoirs», ce qui vous permettra de vous assurer qu’il ne les pas oubliés.
      • Lorsque votre enfant a de l’étude pour un examen, suggérez-lui de noter «Étude pour examen de…» les deux jours qui précédent l’examen.
      • Invitez votre enfant à se créer un code de couleur. Il pourrait par exemple attribuer une couleur à chacune des matières. Ce code de couleur peut être utilisé dans l’agenda, mais il peut aussi être utile pour la répartition des cartables et des cahiers.

    Par Élisabeth Boily, orthopédagogue, M.A., doctorante en éducation


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  • Une meilleure évaluation des besoins

    http://www.gouvernement.fr/action/l-ecole-inclusive

    L'école inclusive doit s'adapter aux besoins de tous les élèves et aux besoins de chacun d'entre eux, dans un environnement scolaire prenant en compte les spécificités de chaque parcours. La loi d'orientation et de programmation pour la refondation de l'école de la République et de récents textes réglementaires permettent une meilleure prise en compte des besoins spécifiques des élèves et des étudiants en situation de handicap.

     

    Élèves et étudiants en situation de handicap - Les chiffres clés de la rentrée 2014

     

     

     

    Dans l'Éducation :

    L'analyse des besoins de l'élève handicapé est déterminante pour amorcer dans les meilleures conditions une scolarité. L'école, la famille, l'enseignant référent doivent agir en partenariat.

    Le projet personnalisé de scolarisation (PPS) et le guide d'évaluation en milieu scolaire (Geva-Sco) : à partir des besoins identifiés, l'équipe pluridisciplinaire de la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) élabore le projet personnalisé de scolarisation (PPS) de l'élève en situation de handicap, en tenant compte des souhaits de l'enfant ou de l'adolescent et de ses parents. Le PPS assure la cohérence d'ensemble du parcours scolaire de l'élève en situation de handicap. C'est sur la base de ce projet que la CDAPH prend les décisions utiles.

    Le PPS définit les modalités de déroulement de la scolarité en précisant, si nécessaire :
     

    • la qualité et la nature des accompagnements, notamment thérapeutiques ou rééducatifs ;
    • le recours à une aide humaine individuelle ou mutualisée ;
    • le recours à un matériel pédagogique adapté ;
    • les aménagements pédagogiques.


    Le Plan d'accompagnement personnalisé (PAP) : la loi d'orientation et de programmation pour la Refondation de l'école de la République a créé le plan d'accompagnement personnalisé à destination des élèves présentant des difficultés scolaires graves et durables en lien avec un trouble des apprentissages. Ces mesures permettent une prise en compte au plus près des besoins des élèves relevant d'un trouble des apprentissages et une meilleure graduation des réponses. Le PAP est conçu comme un dispositif d’aide permettant des aménagements et adaptations de nature pédagogique lorsque les troubles des apprentissages entraînent des difficultés scolaires durables.

    Un décret de mise en application, publié au journal officiel le 20 novembre 2014, ainsi qu'une circulaire à paraître précisent les conditions d'élaboration et les contours du Projet d'accompagnement personnalisé (PAP) grâce notamment à un document national. Ces mesures permettent une prise en compte au plus près des besoins des élèves relevant d'un trouble des apprentissages et une meilleure graduation des réponses.

    L'information des familles : une plaquette d'information recensant et expliquant toutes ces différentes modalités d'accompagnement est diffusée sur tout le territoire à destination des familles et des professionnels.
     

    Dans l'Enseignement supérieur, un guide d'évaluation des besoins de l'étudiant en situation de handicap est actuellement testé par sept établissements. Destiné à être utilisé par les personnes en charge de l'accueil et de l'accompagnement des étudiants en situation de handicap dans les établissements, ce guide doit notamment permettre de dresser un profil détaillé et personnalisé des besoins de l'étudiant dans le cadre de la formation suivie.

     

     

    Conférence nationale du handicap : des mesures nouvelles pour une école toujours plus inclusive


    A l'issue de la Conférence nationale du handicap du 11 décembre 2014, plusieurs mesures ouvrent encore davantage l’école aux enfants et amorcent la "désinstitutionalisation" :
     

    • A la rentrée 2015, 100 unités d’enseignement actuellement installés dans des établissements médico-sociaux seront transférées vers des écoles "ordinaires".
    • La qualité des apprentissages des enfants sourds sera renforcée par une meilleure prise en compte de leur choix linguistique et par une formation adéquate, dès septembre 2015, des enseignants spécialisés en Langue des signes française (LSF) et en Langage parlé complété (LPC).
    • Chaque projet d’école devra désormais comporter un volet sur l’accueil et les stratégies d’accompagnement des élèves à besoins éducatifs particuliers.

     


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