• Mon enfant ne veut pas retourner à l’école!!! Quand la rentrée devient un cauchemar!

    Questions et réponses pour faire face aux problématiques de la rentrée!

    tanné écoleLes vacances sont terminées et c’est très bientôt la rentrée scolaire. Les enfants retrouvent les amis, on achète des livres neufs et les jeunes filles commencent déjà à penser à ce qu’elles vont porter le jour « J ». Mais alors que la rentrée est synonyme de renouveau pour certains jeunes, d’autres au contraire, vivent ce moment de façon très pénible.

    En effet, pour les tout-petits qui retournent à la garderie après les vacances, ceux qui intègrent l’école pour la toute première fois, pour ceux qui auront à vivre un changement d’école ou, encore, pour les jeunes vivent la transition primaire-secondaire, la rentrée peut représenter un défi important.

    Certains enfants refusent alors carrément de retourner en classe ou à la garderie et font des crises épouvantables où se mêlent angoisse et opposition. Comment les parents peuvent-ils composer avec ces différentes situations?

    Question 1 

    « Depuis le retour des vacances, mon fils de 4 ans pleure tous les matins quand on le laisse à la garderie et nous supplie de le ramener à la maison. Il nous en parle même parfois la veille au coucher. Ça nous brise le cœur, que faire? »

    Réponse 

    • Vérifier  auprès de l’éducatrice ou l’enseignante s’il pleure et semble triste longtemps après votre départ ou si ce n’est que 3-4 minutes et qu’il réussit ensuite à s’amuser.

    S’il semble inquiet toute la journée, il est possible qu’il fasse de l’anxiété de séparation. Vous pourriez alors :

    • Envoyer un objet qui vient de la maison (objet de transition) ou une photo de vous qui lui permettront d’avoir l’impression d’avoir avec lui un  petit morceau de la maison.
    • Permettre un appel à ses parents dans la journée. La possibilité de vous appeler si ça ne va vraiment pas peut rassurer l’enfant. Lors de cet appel, montrez-vous calme et rassurant, mais adoptez une attitude positive : « Tout va bien mon coco ! On se voit tantôt ! »
    • NE PAS S’ÉTERNISER AU MOMENT DE LA SÉPARATION! Votre non verbal doit dire: « Tout va bien, il n’y  a pas de problème. » Éviter aussi de lui dire que vous allez vous ennuyer de lui car l’enfant empathique voudra prendre soin de son parent en restant avec lui. Dites-lui que vous avez bien hâte de le retrouver mais que vous avez d’autres occupations en son absence.

    S’il ne pleure que quelques minutes  et s’amuse ensuite avec ses copains (ce qui arrive la plupart du temps)

    • Discuter avec lui un peu et écouter ce qui fait qu’il n’a pas le goût d’aller à la garderie le matin, puis valider ce qu’il ressent: « Hum… oui, moi aussi j’aurais bien aimé rester en vacances, c’est le fun quand on est ensemble tous les jours … Mais en même temps c’est le fun aussi de retrouver ses amis hein? »
    • Lâcher prise : Lui faire remarquer que la tristesse part toute seule et qu’ensuite il s’amuse. … Dans l’anxiété, plus on tente de NE PAS être anxieux, pire c’est. Donc on accueille l’émotion et on la laisse partir.
    • Afin d’éviter de nourrir la situation par votre culpabilité, après cette discussion, je vous suggère de ne presque plus faire de cas des ses pleurs le matin. Vous pouvez lui dire: « Écoute, il y a cette petite tristesse à l’intérieur de toi le matin, tu peux l’écouter et pleurer ou encore penser à tes amis et au plaisir que tu auras et la petite tristesse va s’en aller si tu ne t’en occupes pas ». Ensuite, le matin, s’il pleure, vous lui dites simplement: « Ho! Je vois que ta petite tristesse est là ce matin? Dis-lui bonjour et on ne s’en occupe plus. »
    • Ensuite, vous faite comme si de rien était, comme s’il ne pleurait pas, vous discutez avec lui d’autre chose sans jouer les amuseurs public, vous ne tentez pas  de le remettre de bonne humeur, ni de le consoler. S’il le réclame, vous pouvez le prendre dans vos bras brièvement ou le rassurer un peu, sans toutefois y passer trop de temps. L’idée est de ne pas alimenter les pleurs en donnant trop d’attention à celles-ci, mais sans nier sa tristesse ni ignorer totalement l’enfant.
    • Ne vous en faites pas s’il pleure encore quelque temps et ne lui mettez pas de pression car plus vous êtes inquiètes de ses pleurs, plus vous accentuez son anxiété. Attendez un bon mois pour lui permettre de se réadapter à son milieu,  mais si ça perdure au-delà de cette période ou si vous remarquez des changements importants dans son appétit, dans son sommeil ou des maux de ventre et des étourdissements, il pourra être judicieux de consulter un psychologue pour enfant spécialisé dans l’anxiété.

     

    Question 2

    « Ma fille de 5 ans entre à la maternelle très bientôt. Elle n’arrête pas de répéter qu’elle n’aime pas l’école et ne veut pas y aller et ne veut même pas qu’on en parle. Au printemps dernier nous avons eu droit à une méga-crise lors de la visite de l’école et j’appréhende beaucoup la rentrée. »

    Réponse 

    • Essayer de comprendre ce qui l’inquiète : Les amis? La pression de performance? S’est-elle fait une image déformée de l’école?
    • Attention  aux petites phrases qui pourraient refléter une image négative de l’école comme : «  Fait ta grande fille! Tu rentres à l’école et il faut être capable de faire XYZ pour aller à l’école. », « L’enseignante ne va pas t’habiller à l’école, tu dois être autonome! », « Si tu fais ton bébé à l’école, les autres vont rire de toi! »
    • La mettre en contact avec une enfant un peu plus vieille qui aime l’école.
    • Lire des histoires sur l’école (le livre : « Petit loup entre à l’école », publié aux Éditions Midi-trente est une excellente référence)
    • Jouer à l’école avec ses poupées ou des petits bonhommes.
    • Aller jouer avec elle dans les jeux sur le terrain de l’école pour qu’elle apprivoise l’environnement.
    • Parler à l’enseignante et voir s’il serait possible d’aller passer du temps dans la classe avec elle, sans les copains, avant la rentrée.

     Question 3 

    « Mon fils de 9 ans a toujours détesté l’école. Il ronchonne déjà à l’idée de retourner en classe et l’an dernier c’était « la guerre » tous les matins pour l’y envoyer. Comment le motiver? »

    Réponse 

    • Questionnez-vous sur votre propre attitude face à l’école. Quel modèle lui donnez-vous?
    • Évitez de mettre trop de pression à votre enfant relativement à ses résultats scolaires ou à son comportement. Le stress de performance peut entraîner des difficultés de concentration et davantage d’impulsivité. Vous risqueriez alors d’obtenir l’effet inverse à celui excompté! Plutôt que de le quitter le matin en l’enjoignant de bien se conduire, souhaitez-lui simplement une belle journée.
    • Dans ses travaux scolaires, valorisez autant les efforts que les résultats.
    • Voyez avec lui ce qu’il aime à l’école : Les amis? Les sports? Les arts? Peut-on ajouter de ces moments agréables pour lui en l’inscrivant à des activités parascolaires?
    • Tentez de découvrir ce qu’il cherche à fuir : Sentiment d’incompétence? Travailler? Les relations sociales? Et veuillez à mettre en place des moyens concrets pour l’aider à surmonter ce qui l’effraie vraiment.
    • Établissez des règles claires quant au fait qu’il DOIT aller à l’école, que ça lui plaise ou non.  Clarifiez aussi ce que vous attendez de lui quant à son attitude. Soyez conséquent en cas de mauvaise humeur excessive.
    • Cultivez le sens de l’effort en lui donnant souvent des tâches qu’il aime plus ou moins ou des défis à sa mesure qu’il sera ensuite fier d’avoir accompli. Valorisez ses efforts et assurer-vous que la persévérance sera payante pour lui. Si les situations négatives perdurent au-delà de quelques semaines, ne laissez pas les choses s’envenimer et n’hésitez pas à consulter un coach familial qui vous aidera à mieux analyser la situation et trouver des solutions adaptées aux besoins spécifiques de votre famille.

    Bonne rentrée!


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