• OrthophonisteM. NESMES

    S. ZAAROUR

    L'orthophoniste est le professionnel de santé qui assume la responsabilité de la prévention, de l'évaluation, du traitement et de l'étude scientifique des déficiences et des troubles de la communication humaine et de leurs troubles associés.


    Dans ce contexte, l'orthophonie concerne toutes les fonctions associées à la compréhension, à la réalisation et à l'expression du langage oral et écrit, ainsi que toutes les autres formes de la communication non verbale.


    Les déficiences et les troubles concernent autant la parole et le langage, deux des aspects les plus complexes et les plus élaborés des fonctions cérébrales, que la voix, les fonctions auditives, visuelles, cognitives - incluant l'apprentissage de ces fonctions -, et les habiletés oro-myo-fonctionnelles.
    Il s'agit, soit de troubles isolés, soit de troubles complexes dans l'imbrication de plusieurs troubles de la communication ou suite à des syndromes et des handicaps divers.


    Les actes d'orthophonie ont pour objet de rétablir les capacités fonctionnelles de la communication, ainsi que de concourir à leur développement ou à leur maintien, et de prévenir toute altération ou d'y suppléer.
    Dans ce but, l'orthophoniste choisit les actes et les techniques qui lui paraissent les plus appropriés à la pathologie et à l'individualité du patient.


    A partir d'épreuves spécifiques et d'une observation clinique, l'orthophoniste réalise une évaluation, un diagnostic orthophonique de l'état de toutes les fonctions et de tous les aspects liés aux altérations et aux compétences de communication du patient, à tous les âges de la vie, en tenant compte de ses besoins et des caractéristiques de son environnement psycho-social, culturel et économique.

     

    Orthophoniste

    Les troubles du langage trop tardivement repérés et pris en charge peuvent provoquer des retards d'apprentissages importants chez des enfants qui disposaient pourtant au départ de toutes les chances de réussite.

    Des troubles du langage (oral, écrit) peuvent engendrer des difficultés scolaires susceptibles d'apparaître à tous les niveaux (maternelle, primaire, secondaire). Le dépistage de ces troubles est aujourd'hui réalisable dès 3 ans. Au moindre doute, il est primordial d'orienter l'enfant vers une consultation orthophonique.

    Les orthophonistes sont spécialisés dans l'analyse des différentes composantes du langage : langage oral (articulation, parole, expression orale, vocabulaire, syntaxe, compréhension) ; conscience phonologique (capacité à discriminer les différents sons de la parole, à en prendre conscience et à les manipuler) ; langage écrit (lecture : analyse des voies d'identification des mots et transcription : analyse de l'orthographe et de la grammaire, compréhension).
    Au terme de cette analyse, des troubles pourront être repérés. Il faut donc déterminer les causes possibles. Si les troubles ne sont pas repérés tôt et pris en charge, ils peuvent compromettre les apprentissages et conduire à l'échec scolaire.

    Dans le cas de perturbations plus graves du langage (dysphasie), ce repérage précoce permettra une orientation plus rapide vers des structures spécialisées.

     


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  • Les piliers du succès de la remédiation

    Les piliers du succès de la remédiation

    L’évaluation Neuropsychologique


    Se base sur la compréhension des limitations et des points faibles des aptitudes cognitives du patient.
    La remédiation repose avant tout sur une évaluation Neurocognitive précise en expliquant les échecs du patient à un test.
    La remédiation sera bien évidemment différente selon le type de dysfonctionnement cognitif.


    La prise de conscience des difficultés


    Le patient doit être au maximum impliqué dans la remédiation. La bonne compréhension des difficultés par le patient lui-même va permettre une optimisation de la plus-value liée à la remédiation.
    Dans le cas contraire, nous risquons de ne pas pouvoir généraliser les apprentissages issus des séances et de ne pouvoir suffisamment motiver le patient face à sa rééducation.


    La motivation


    Cette composante est la plupart du temps renforcée par :
    - La mise en place d’une bonne alliance thérapeutique
    - L’appropriation de la remédiation par le patient (en étant par exemple impliqué dans l’élaboration des objectifs)
    - La mise en avant des succès dans la remédiation.


    La généralisation des apprentissages


    Généraliser l’apprentissage est LA composante essentielle d’une remédiation réussie. En effet, l’amélioration de scores à un test Neuropsychologique ne peut être en soi une finalité. L’important étant bien entendu d’améliorer, comme nous avons pu le définir plus haut, le quotidien et les difficultés rencontrées par le patient dans sa vie de tous les jours.
    L’approche écologique de la remédiation est un facteur essentiel face aux difficultés du patient.
    Exemple : travailler sur l’attention visuelle et la recherche discriminative afin de renforcer la recherche d’information dans une consigne.
    La généralisation repose entre autre sur le concept de similarité : ainsi, une habileté se transfère d’autant mieux que les contextes sont similaires.


    La prise en charge pluridisciplinaire


    Plusieurs composantes peuvent être touchées ; il est donc important d’axer le travail rééducatif en lien avec d’autres professionnels : Orthophonistes, Psychomotriciens, Ergothérapeutes …
    La communication entre thérapeutes est donc très importante et repose sur le consensus entre professionnels, patient et famille quant aux objectifs à atteindre.
    Elle permet donc la mise en commun de plusieurs expertises en évitant la pratique de thérapies isolées.

     

    Powerpoint

    http://www.cabinetnotredame.coolgo.fr/RESSOURCES/REMEDIATION%20NEUROPSYCHOLOGIQUE.pdf


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