• Thérapie pour enfants : maux tus et bouches cousues...

    Enfant et thérapie 1©Jamie Wilson - Fotolia.com

    Nombreux sont les enfants qui, plus ou moins régulièrement, ont rendez-vous chez une dame ou un monsieur qui tente de percer les mystères de leur comportement. Comprennent-ils ce qu'ils font là ? En retirent-ils un bien-être qu'ils peuvent s'expliquer ou ont-ils simplement l'impression de faire « plaisir » à leurs parents ? Nous avons recueilli quelques impressions auprès des premiers intéressés !

    Enfant violent : Terreur des bacs à sable !

    Hugo a aujourd'hui 7 ans. A l'entrée en maternelle, à 2 ans ½, son comportement change du tout au tout. A ce moment-là, il apprend que sa maman attend un autre enfant et que ses grands-parents divorcent. Il devient soudain agressif envers ses camarades et systématiquement oppositionnel face aux adultes. A tel point que ses parents ne peuvent plus faire face aux remontrances incessantes de l'école et aux crises perpétuelles d'Hugo. De culpabilité en désespoirs, de faux diagnostics d'hyperactivité en errances pour trouver enfin une aide efficace face à une souffrance parentale encore assez mal reconnue - avoir un enfant « perturbé » mais pas « malade » -, Hugo atterrit enfin au Centre de la Mère et de l'Enfant de Limoges où il suit depuis deux ans une thérapie de groupe. « J'aime bien aller au groupe voir les docteurs. Avant, j'aimais pas. On joue, on fait des trucs mais y'en a là-bas qui sont vraiment toc toc ». Si ça lui fait du bien ? Hugo se contente de hausser les épaules. A l'école, les choses se sont en tout cas nettement améliorées.

     

    Enfant déprimé : quand il refuse de coopérer

    enfants et thérapie©istock

    Chloé a 11 ans. Elle a de temps en temps des coups de déprime et dit parfois à sa maman -désespoir ou provocation ? - qu'elle va se suicider « puisque c'est comme ça ». Elle passe de longs moments enfermée dans sa chambre, avant de passer d'un coup à des états d'euphorie intense. Puis reviennent les « je suis nulle », « pas intelligente », « j'y arriverai pas ». Malgré l'inquiétude de sa maman, elle refuse catégoriquement d'aller voir un psy. Pourtant, elle accepte volontiers de répondre à nos questions.

    - Chloé, pourquoi refuses-tu d'aller voir un psy ?

    - Parce que ça sert à rien. Si c'est pour me faire faire des dessins, merci bien !

    - Tu sais, à ton âge, il ne te fera plus faire de dessins, il parlera avec toi, essaiera de comprendre ce qui ne va pas...

    - Mais je vais bien. Enfin je veux dire même si je lui parlais, il pourrait rien changer à ma vie, alors ça sert à rien.

    - Peut-être qu'il ne pourrait rien changer mais il pourrait t'aider à être plus heureuse ?

    - Ah ? Ben ça m'étonnerait, il pourra rien faire pour que j'aille plus à l'école, que je vive à la campagne, que je stresse plus, quoi !

    Fin du dialogue, Chloé est déjà passée à autre chose.

    Enfant et psy : une prise de conscience difficile

    Manon, 7 ans, voit un psy tous les 15 jours depuis trois mois pour cause de possessivité outrancière envers sa maman et d'« insubordination » envers les adultes en général. Elle sait pourquoi, et semble plutôt bien s'en porter !

    - Tu aimes bien aller chez ta psy ?

    - Oui, mais j'aime pas ce mot. Je l'appelle Nounou, c'est mieux !

    - Ce n'est pourtant pas ta nounou ?

    - Non mais c'est pareil, elle est gentille pareil et puis, tout ce que je lui dis, elle le répète pas.

    - Ca te fait du bien d'aller la voir ?

    - Beaucoup, c'est comme une copine. On dessine, on écoute de la musique, on parle, on fait des jeux et j'ai l'impression qu'elle m'aime bien.

    - Pourquoi vas-tu la voir ?

    - Parce que mes parents veulent. Et parce que j'étais pas sage.

    - Ca va mieux maintenant ?

    - Ben, je sais pas. Oui, je crois. J'ai entendu maman qui disait ça.

     

     

    Thérapie pour enfants : maux tus et bouches cousues...

    Enfants et thérapie 2©Gayanée Bereyziat

    témoignage d'enfant : Audrey, 10 ans, convaincue !

    « J'étais tout le temps triste et je criais beaucoup. Alors papa et maman m'ont dit que j'allais aller voir quelqu'un pour parler. Au début, je ne comprenais pas pourquoi il fallait que je parle à quelqu'un, à quoi ça servait. Je préférais parler à mes copines. Et puis j'avais pas envie d'y aller. Maman s'est fâchée un peu en disant que ça pouvait pas durer comme ça. Maintenant ça fait plusieurs fois que j'y vais et j'aime bien, en fait. Je me sens plus calme. Mais je l'ai pas avoué à mes copines et des fois, c'est dur ne pas leur dire mais j'ai peur qu'elle se moquent de moi
     

    Enfants en thérapie : ce que les parents en pensent

    Chrystelle : « Rémi, 9 ans, a peur du noir depuis tout petit et s'endort avec une veilleuse. Il a aussi d'autres peurs, qu'il énonce très clairement : il dit qu'il voit des gens, même la journée, et il court parfois comme s'il était poursuivi pour se réfugier dans une autre pièce... Il croit que le ciel va lui tomber sur la tête... Je crois qu'il ne se sent pas en sécurité et nous avons donc pris rendez-vous chez un psy dans deux mois... A suivre ! »

     

    Maïté : « Mon fils Guillaume, 5 ans, voit un psy depuis peu. Il y va un peu à reculons mais après 2 séances, il s'avère que se serait utile de persévérer... Peur du noir, bouderies, bagarres, insolence... Cela me soulage de le savoir entre des mains expertes... Mais lui ? Il est encore un peu tôt pour le dire. »

     

    Sandrine : « Clément a 10 ans, il voit un psy depuis 5 ans maintenant. Il a suivi une thérapie individuelle qui n'a rien donné. Nous nous sommes donc lancés sur une thérapie de groupe. Lui est visiblement content d'y aller mais, personnellement, je ne vois pas d'amélioration. Depuis le 3 mois, il a des séances de microkiné qui l'ont mieux aidé. »

     

    Ce que les enfants ne nous diront pas

    Une séance chez le psy, pour un enfant, c'est pareil que pour un grand... Au détail près qu'au début de la thérapie, au moins, le psy reçoit aussi ses parents, ensemble ou séparément, pour mieux situer l'enfant dans son contexte familial. Le thérapeute fera régulièrement le point avec eux mais, en dehors de ces « bilans », tout ce que l'enfant lui aura confié restera strictement confidentiel... Ce qui explique pourquoi l'enfant se sent en sécurité pour lui parler - un des seuls moments où son comportement ne sera pas guidé par une institution ou jugé par ses parents -, ce qui rend aussi difficile le travail du journaliste qui cherche à savoir ce que l'enfant pense de sa thérapie et de son psy !

     

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  • Orthophoniste : Quand consulter?

     

    Après avoir acquis les rudiments du langage et à son entrée à la maternelle, votre enfant est censé se faire comprendre. Voyons ensemble les signes qui doivent vous alerter et vous faire diriger vers un orthophoniste pour un bilan éventuel. Si votre enfant est déjà scolarisé, demandez l’avis de son enseignant.

    Celui-ci a une large expérience des enfants de cet âge. Il saura vous rassurer ou confirmer vos interrogations qui vous mèneront vers un orthophoniste pour un bilan.

    Il ne parle pas encore

    3-6ans-Santé-Langage-Quanddoitonconsulterunorthophoniste1.Ladane© Paul Moore - Fotolia.com
    Les enfants ne suivent pas tous le même rythme. Il y a les parleurs précoces dès douze mois qui construisent des mini-phrases et les tardifs qui prennent tout leur temps pour parler.

    Cela dépend de facteurs héréditaires (vous-même avez-vous parlé tôt ?) et/ou externes. Parfois un événement peu significatif à vos yeux peut prendre des proportions bloquant la parole chez votre enfant.

    Retard de langage ?

    Globalement, un enfant de trois ans est supposé communiquer en construisant des phrases. Il parle correctement et prononce les mots sans trop les déformer. Il sait faire une phrase avec un sujet,  un verbe et un complément.

     Il doit savoir utiliser le « je ». On parle de retard de langage oral lorsque l’enfant ne sait pas prononcer d’autres mots que des sons ressemblant à « papa, mama » après trois ans, ou qu’il semble ne pas bien comprendre ce qu’on lui dit, ou qu’il n’utilise pas son langage de façon adaptée En effet, il doit être compris par une personne étrangère à son environnement quotidien.
     

    Orthophoniste : Quand consulter?

    Quel langage pour un enfant à partir de 3 ans ?

    A partir de 3 ans, un enfant est censé contrôler les mouvements de ses lèvres et de sa langue. Il ne doit plus faire d’erreurs de prononciation sur les consonnes. Ne paniquez pas s’il a un peu de mal avec les « S, Z, CH et J ». Leur mise en place correcte peut prendre un peu de temps et il n’y a pas de quoi s’inquiéter avant 6 voire 7 ans.

    Bilan de langage chez l’orthophoniste : Quand ?

    3-6ans-Santé-Langage-Quanddoitonconsulterunorthophoniste2.Ladane© A. Roger - Fotolia.com

    A partir de 3 ans, il serait judicieux de faire un bilan avec un orthophoniste si votre enfant présente l’un des troubles du langage suivants :

    • Il bégaye, même épisodiquement. Une prise en charge précoce permettra d’éviter son installation définitive.
    • Son langage n’est pas cohérent
    • Il a des difficultés à construire ses phrases
    • Il vous semble qu’il a du mal à retenir les mots
    • Il déforme franchement les mots ou il a des difficultés à produire les sons de la langue.
    • Il ne peut/sait pas participer à une conversation

    Bilan général chez l’orthophoniste : Quand ?

    Il peut arriver qu’un bilan chez l’orthophoniste soit nécessaire pour des raisons autres que les troubles du langage tel que vous le concevez. Il serait judicieux de prendre rendez-vous chez un orthophoniste si votre enfant :

    • Présente des troubles de la déglutition et/ou de la mastication.
    • A une voix trop forte ou à l’inverse trop faible 
    • Présente des gestes stéréotypées ou des phrases  qui n’ont pas valeur de communication (écholalie par exemple).
    • Ne sait pas jouer spontanément.

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  • Lettres d'informations des CRA*

     

    ALSACE

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    AQUITAINE

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    Septembre - Octobre n°50

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    ILE DE FRANCE

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    Février n°347 - n°348 - n°349 - n°350

    Mars n°351 - n°352 - n°353

     

    LIMOUSIN

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    Numéro 1  -  Numéro 2

     

    LORRAINE

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    Novembre n°42

    Janvier 2014  n°43

     

    MIDI PYRENEES

     

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    janvier 2014 - février 2014

     

    HAUTE NORMANDIE

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    Mars 2013

    Avril 2013

     

    PAYS DE LOIRE

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    NORD PAS DE CALAIS

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    Janvier n°32

     

    POITOU CHARENTE

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    PROVENCE ALPES CÔTE D'AZUR (PACA)

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    Mars - avril 2014

       

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  • Un centre de ressources s'adresse à tous les publics concernés par l’autisme et les autres troubles envahissants du développement :

    • Les enfants, les adolescents et les adultes avec trouble autistique ou autre TED
    • Les familles des personnes autistes et les associations de familles ou de personnes TED
    • Les professionnels des secteurs sanitaire et médico-social, de l’Education Nationale, des loisirs…
    • Les organismes et les institutions comme les MDPH, l’Education Nationale, les centres de formation, les universités, les collectivités territoriales et administrations déconcentrées de l’Etat…

    « Un centre de ressources est animé par une équipe pluridisciplinaire, spécialisée et expérimentée sur le syndrome autistique, mettant en oeuvre des actions de diagnostic précoce, de recherche, d'aide, de soutien, d'information, de formation, de conseil et d'expertise auprès des familles et des professionnels médico-sociaux et de santé.»  L’autisme : évaluation des actions conduites (1995-2000) – rapport au parlement 

     

     

    « Les CRA, dont la mission s'exerce à l'égard des enfants, adolescents ou adultes concernés, n'assurent pas directement de soins, mais sont en articulation avec les dispositifs de soins, comme avec les dispositifs médico-sociaux concernés. »

    Chaque centre de ressources autisme (CRA) offre à ces différents publics :

    • Informations, conseils et orientations aux personnes TED et à leurs familles
    • Appui à la réalisation de diagnostics et d’évaluations aux enfants et adultes
    • Informations, conseils et formations aux professionnels
    • Accès à un centre de documentation

     

    Chaque centre de ressources participe également à des travaux d’études et de recherche et à l’animation d’un réseau régional dans le domaine de l’autisme et des TED. Ces missions ont été définies par la circulaire de mars 2005  et confortées parle plan autisme 2008-2010. Pour les réaliser, les CRA, structures médico-sociales au sens de la loi 2002-2 (article L.312-1 du code ASF), s’associent à des équipes sanitaires de leur région.
     
    En 2009, vingt quatre CRA sont implantés en France et dans les DOM. Ils se sont constitués en association nationale ANCRA.
     
    Si toutes les équipes répondent aux missions définies par la circulaire de mars 2005, les pratiques restent cependant diversifiées selon l’expérience et les moyens mis en œuvre.

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  • Motricité fine : les méthodes pour aider votre enfant Version imprimable Suggérer par mail
    17-04-2010
    photo troubles des gestesIl peine à fermer une porte, ne sait pas boutonner sa chemise, ni saisir un gobelet. En psychomotricité, le travail portera sur la mobilité manuelle et la coordination œil/main. Avec son kiné, il apprendra à moduler son tonus musculaire. En ergo, il sera mis en situation pour mieux affronter le quotidien. 10 professionnels (issus de disciplines variées) et 6 parents-témoins apportent leur expertise sur les rééducations qui peuvent l’aider.

    Le rôle de la psychomotricité

    Travailler la prise en main
    En séance de psychomotricité, le travail portera d’abord sur la mobilité manuelle. L’idée est d’entraîner ou de réactiver le mécanisme d’ouverture et de fermeture des doigts sur l’objet, la dissociation et la rotation des doigts. La rééducation implique aussi d’adapter son geste en fonction de la forme et de la taille de l’objet. « Nous cherchons avec l’enfant la meilleure manière de saisir un objet pour rendre le geste le plus facile et le plus efficace possible, explique Sophie Allard, psychomotricienne. Cela passe par des jeux qui font intervenir la paume, le pouce et les doigts : on ramasse, on tient, on lâche, on empile, on encastre, etc. » Un travail complété en ergothérapie par des mises en situation filmées, comme l’explique Gwénaëlle Lefévère : « Je filme l’enfant en train de saisir une grosse vis de Meccano, par exemple. Je lui montre la vidéo, je lui demande si son geste est perfectible, et on y retourne ! »

    Le point de vue du kinésithérapeute

    Stimuler les sens
    La dextérité ne se résume pas à bien saisir, il faut aussi savoir moduler sa force (pression, contraction). « Chez les enfants porteurs de troubles sensorimoteurs, la qualité des informations transmises au cerveau par les sens est affectée, note Jean-Claude Riou, kiné-conseil au sein de l’AFM. En réponse, le réglage du tonus musculaire est donc approximatif et les gestes sont mal dosés. » La kinésithérapie permettra d’entraîner le système sensoriel de l’enfant en le mettant par exemple au contact de textures diverses (du riz, de la semoule, des billes, des balles en mousse, des ballons de baudruche) ou de températures variées. De cette façon, les informations transmises au cerveau vont s’affiner et la réponse musculaire sera plus appropriée.

    Les astuces de l’ergothérapeute

    Coordonner ses gestes
    « En ergothérapie, la plupart des exercices dédiés à la coordination des gestes convergent vers un seul objectif : faire prendre conscience à l’enfant que ses deux mains peuvent agir indépendamment et que ce savoir-faire lui sera utile au quotidien, note Gwénaëlle Lefévère. Nous utilisons une approche progressive en augmentant la difficulté au fur et à mesure : emboîter-déboîter, transvaser, enfiler des perles, visser-dévisser… » Le principe est le même pour la coordination œil-main : « On propose d’abord à l’enfant de pointer un objet du doigt. Lorsque ce geste est acquis, on lui demande de pointer l’objet, puis de le saisir, et de le déplacer en le suivant des yeux, etc. »

    Retrouvez la suite de cet article dans notre dossier consacré aux « Troubles du geste » dans Déclic n°135 (mais-juin 2010)
    avec aussi :
    • Une interview de Michèle Mazeau, médecin de rééducation, spécialisée en neuropsychologie infantile, qui explique « Pourquoi (et comment) se préoccuper des troubles du geste » ;
    • Les astuces et les conseils d’une ergo, d’une psychomotricienne, d’un orthoptiste, d’un kiné, d’une graphothérapeute, d’une neuropsychologue si votre enfant « ne sait pas s’organiser », « bouscule ou casse tout », « lit très mal », « écrit de façon illisible », « ne sait pas se servir de l’ordinateur » ;
    • Un focus sur les causes possibles du trouble en fonction des symptômes ;
    • Un tour d’horizon des méthodes et concepts rééducatifs à connaître : Pető, Snoezelen, l’intégration neurosensorielle, Affolter, le concept Bobath,  Fransya, Ouros, ABC Boum etc. ;
    • Les témoignages de parents d’enfants porteurs de troubles du geste, qui racontent leur parcours de rééducation ;
    • Une présentation de jouets qui peuvent aider votre enfant à surmonter ses difficultés ;
    • Des idées d’exercices « à faire à la maison ».

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