• Auxiliaires de vie scolaire pour enfants handicapés : une réforme au milieu du gué

    kail,éducation,école,avs,élèves,accompagnement scolaire,komitesUne ébauche de solution pour les assistants d’éducation ; rien pour les contrats aidés. Les annonces sur l’accompagnement des élèves en situation de handicap faites, jeudi 22 août, par Jean-Marc Ayrault et trois de ses ministres, sont loin de mettre un point final à ce dossier épineux. Car le terme générique d’auxiliaire de vie scolaire (AVS) regroupe des personnels intervenant, principalement, sous deux statuts : les assistants d’éducation (AED), ayant au moins le bac, embauchés sur un contrat à durée déterminée de droit public de trois ans, renouvelable une fois (28 057 personnes représentant 16 421 équivalents temps plein) ; et les contrats uniques d’insertion -des contrats aidés, d’une durée maximale de deux ans, recrutés sans condition de diplôme (26 000 personnes, soit 15 000 équivalents temps plein). Il y a donc les précaires et les très précaires… Et seuls les premiers vont voir leur statut évoluer.


    Premiers CDI en 2014

    « Nous sommes en mesure de proposer aux 28 000 assistants d’éducation, les AED, un contrat à durée indéterminée », s’est félicitée Marie-Arlette Carlotti, la ministre en charge des personnes handicapées. Mais dans les faits, le nombre de personnes concernées ne sera pas aussi élevé. Le ministère de l’Éducation nationale ne proposera en effet ce CDI qu’aux AVS qui « arriveront, au cours des prochaines années, au terme des six années de contrat d’assistant d’éducation », précise le dossier de presse. Deuxième condition : ils devront avoir « engagé une démarche de valorisation des acquis de l’expérience (qui) leur permettra de valider un nouveau diplôme, en cours d’élaboration, relatif à l’accompagnement des personnes. » « Cette formation s’inscrira dans le cadre de la fusion du diplôme d’État d’auxiliaire de vie sociale (DEAVS) et du diplôme d’État d’aide médico-psychologique, qui deviendront des spécialités au même titre que l’intervention en milieu scolaire », a précisé Marie-Arlette Carlotti.

    Les premiers CDI seront proposés à partir de la rentrée 2014. Quid de ceux qui arriveront au terme de leurs six années de contrat dans l’intervalle ? « Ils pourront être provisoirement maintenus dans leur fonction, par les recteurs, en attente de la signature de leur futur CDI », promettent les ministres. Détail important : les signataires de ce CDI de droit public n’auront pas le statut de fonctionnaire même si leur rémunération sera établie sur la base des grilles de la catégorie C de la fonction publique (la plus basse).

    Des contrats aidés encore plus nombreux

    Mais comme ces assistants d’éducation ne sont pas suffisamment nombreux pour répondre aux besoins, le gouvernement devra continuer à recourir aux contrats aidés. Il a même prévu d’en recruter 8 000 supplémentaires, sur un contrat de deux ans, pour la rentrée 2013. Seule nouveauté pour eux : leur nombre d’heures de formation va passer de 60 à 120.

    Autrement dit, l’accompagnement scolaire va continuer à fonctionner à deux vitesses, ce que dénonce l'Unaisse, une association d'accompagnants, avec d’un côté des professionnels diplômés en CDI -qui seront forcément moins nombreux que les 28 000 assistants d’éducation d’aujourd’hui car tous ne rempliront pas la double condition (aller au bout des six années de contrat et obtenir le nouveau diplôme), et de l’autre, des contrats aidés extrêmement précaires, un peu mieux formés qu’avant mais plus nombreux (34 000 dès cette rentrée).

    L’accompagnement des enfants en dehors du temps scolaire (activités sportives, stages, etc.), qui constituait l’une des préconisations du groupe de travail pour professionnaliser les accompagnants scolaires pour la réussite des enfants et adolescents en situation de handicap, reste également en suspens : la réforme des rythmes scolaires, qui devrait aboutir à alléger la journée de classe, va pourtant accroître les besoins. Et ces heures d’accompagnement pourraient compléter celles effectuées par les AVS à l’école et leur garantir un temps plein. Pour la Fnaseph, une fédération d'associations de familles, « le passage en CDI ne suffira pas à sortir les AVS de la précarité et à répondre aux besoins des jeunes handicapés et des familles ».

    « Une première étape », pour l’APF

    « En fait, je vois plutôt dans ces annonces une première étape dans la mise en œuvre du rapport du groupe de travail, tempère Bénédicte Kail, la conseillère nationale éducation et famille de l’APF, qui, tout en pointant les nombreuses interrogations soulevées, souligne plusieurs points positifs : la responsabilisation de l’Éducation nationale, qui va recruter les AED en CDI ; la création du diplôme d’État ; mais aussi l’engagement d’inscrire dans la formation de tous les futurs enseignants un module obligatoire concernant la prise en compte des besoins spécifiques des élèves en situation de handicap. Ces décisions marquent un tournant dans la politique du handicap et dénotent d’une volonté de mettre en place un système éducatif inclusif. » Franck Seuret - Photo DR

    Commentaires

    bonsoir, une question que deviennent les auxiliaires de vie scolaire employées en cui cae dont la durée de contrat est soi disant 24 mais mais qui en réalité n'en font que 21 et qui malgré la formation suivit se retrouvent à pole emploi, pourquoi ne peuvent elles plus exercer leur profession après ? si quelqu'un à une réponse...

    Écrit par : patou | 24/08/2013

    bonjour ......
    J'ai postulé pour un emploi d'avs au mois de mars auprès de l'agence pôle emploi et auprès de l'académie de Toulouse LOL méli-mélo ....au chômage depuis plus de 2 ans complément RSA ....... le pôle emploie ne peut pas prendre en charge le contrat cui ou cae le conseil général non plus les organismes payeurs se renvoient la balle je suis sur le marché disponible mais les postes pour lesquels j'ai postulé me sont refusés "ne savent pas qui payera .........

    Écrit par : brun | 26/08/2013

    bonjour
    je viens de lire l'article sur les nouveaux contrats et je trouve ça pas normal que l'on fasse le méme métier que ceux qui ont fait six ans d'avs.
    Moi j'ai eu droit qu'à2ans pourquoi parce que je n'ai pas de diplôme hors que tou le monde est satisfait de moi dans le travail fait avec les enfants que je me suis occupé.
    mon contrat se termine le9novembre c'est inadmissible de finir comme ça.
    J'aimerai savoir pourquoi toutes les avs ne peuvent pas accéder à un cdi,on a l'impression d’être des bouches-trous.
    à la fin de mon contrat je n'aurai plus droit à ce contrat car nayant pas le bac je ne serai plus retenu.
    Je trouve nulle de voir les choses comme ça.
    Et pourtant il va manquer d'avs et nous qui sommes sur leterrain on nous jette,c'est une honte.
    J'espère que ça va interpeller quelqu'un pour mon message,
    merci d'avance.

    Écrit par : bentafat | 19/09/2013

    Bentafat, une délégation de Paris descend sur Rouen pour justement posé des questions à un groupe qui a été sélectionné et dont je fais parti et je compte bien souligner la chose dés que l'opportunité m'en sera donné car il est logique et je suis d'accord avec toi qu'a un même emploi nous aillons le droit à une reconnaissance similaire... le soucis c'est que l'état actuellement doit faire des économies et une titularisation Massive n'entre pas du tout dans le cadre de faire des économies voila pourquoi les titularisation vont être en demi teinte pour le moment... et malheureusement pour toi et désolé de te le dire ainsi mais tu vas pouvoir retourner postulé à la plus grande entreprise de France une fois ton contrat terminé car il n'y aura aucune mesure spécifique pour toi et les personnes dans ton cas... hors j'ai peut être une solution pour toi! Étant en CUI tu as droit à ce titre de te faire financer une formation par le biais d'un DIF (demande individuel de formation) pour ceux que ca intéresse je pourrais vous en parler plus précisément par Mail, voici mon adresse: seveno.pierrick27@orange.fr

    Voila bon courage à toutes et à tous et ne perdez pas espoir! ;)

    Écrit par : Seveno | 12/12/2013

    Bonjour
    Mon contrat d'AVS en CUI a pris fin le 31 Décembre,j'ai eu droit que de faire ce métier 2 ans,ce que je trouve injuste c'est de savoir qu'une personne qui n'a aucun diplome et qui était dans la même école que moi a eu droit à un contrat de 6 ans c'est pas normal.

    Écrit par : DI-VITA | 20/01/2014


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  • Un décret va préciser la nouvelle organisation de l’accompagnement scolaire des élèves handicapés

    AVS,AESH,élèves,écoles,école,scolarité,komites,CUI,AED,Un changement de nom pour marquer une nouvelle mais timide étape. Exit les auxiliaires de vie scolaire (AVS) et bienvenue aux accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH). Le comité technique ministériel a examiné le projet de décret sur ces AESH, mardi 13 mai. Ce texte devrait être prochainement publié au Journal officiel. Il met en musique les annonces faites par Jean-Marc Ayrault en août 2013.

    Un CDI au bout de six années de CDD

    Les AESH seront recrutés sur des contrats à durée déterminée d’au moins douze mois. Au bout de six années, ils pourront être embauchés en contrat à durée indéterminée (CDD). C’est le principal changement par rapport au dispositif actuel. 

     

    Recrutement réservé aux diplômés de l’aide à la personne

    Les candidats devront être titulaires d’un diplôme professionnel dans le domaine de l’aide à la personne. Ceux qui peuvent justifier d’une expérience professionnelle de deux ans dans l’accompagnement scolaire en seront dispensés. Ce diplôme, en cours d’élaboration, sera issu de la fusion entre les diplômes d’auxiliaire de vie sociale et d’aide médico-psychologique.

    3 000 embauches en CDI à la rentrée 2014

    Dès la rentrée prochaine, le ministère de l’Éducation nationale proposera un CDI aux assistants d’éducation (AED) travaillant comme AVS depuis six ans. Cela devrait concerner 3 000 personnes en 2014, puis autour de 5 000 chacune des cinq années suivantes. Ceux qui étaient parvenus au terme de leurs six années de contrat avant que cette réforme ne se mette en place (exemple : une personne ayant travaillé de 2005 à 2011) pourront également se porter candidats.

    Un CDD après deux années de contrat aidé

    Et les contrats aidés ? Jusqu’à présent, le terme générique d’AVS regroupe en effet des personnels intervenant, principalement, sous deux statuts. Le premier : les assistants d’éducation (AED), ayant au moins le bac, embauchés sur un contrat à durée déterminée de droit public de trois ans, renouvelable une fois (28 000 personnes). Le second : les contrats uniques d’insertion (CUI) - des contrats aidés, d’une durée maximale de deux ans, recrutés sans condition de diplôme (26 000 personnes). Ces CUI pourront, à l’issue de leur contrat de deux années, être recrutés comme AESH en CDD. Et prétendre, au bout de six années, à un CDI.

    Un système à trois vitesses ne mettant pas fin à la précarité

    Le système va donc désormais fonctionner à trois vitesses : 1 – les contrats aidés (CUI), pour deux années ; 2 – les AESH en CDD, pour six années ; 3 – les AESH en CDI. Sans compter les AED qui finissent leur contrat avant de pouvoir prétendre à un CDI... Si cette réforme permet de sortir une partie des accompagnants de la précarité, elle est bien loin d’y mettre fin. 

    Toujours pas d’accompagnement au-delà du temps scolaire

    « Nous regrettons également que le champ d’intervention de ces AESH soit circonscrit à l’école. La commission Komitès [qui avait planché sur le sujet] préconisait une prise en charge globale, dans et hors l’école, de l’enfant, souligne Christian Chevalier, le secrétaire général du syndicat SE-UNSA. Très concrètement, cela veut dire que l’enfant en situation de handicap risque de ne pas pouvoir participer aux activités périscolaires, mises en place dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires, faute d’accompagnement. Ce n’est pas admissible. » Franck Seuret - Photo Clio


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  • AEEH : Les trucs à savoir pour un dossier en béton

     

    AEEH : Les trucs à savoir pour un dossier en béton

     

    Le Petit Prince a Dit : « C’est quoi l’AEEH ?  »

    C’est l’Allocation d’Éducation de l’Enfant Handicapé, en gros, il s’agit d’une aide financière pour les dépenses occasionnées par un handicap en général et en ce qui te concerne, par le fait que tu soies autiste.

    J’avais donc mon enveloppe sous le bras avec le certificat médical à faire remplir par le médecin du CMP et je suis tombée de ma chaise quand ledit médecin m’a expliqué deux-trois trucs.

     

    Quel parent n’a pas besoin de l’AEEH ? Moi en tout cas, oui. Parce que j’ai arrêté de bosser pour m’occuper de mon fils, que du même coup mes revenus ont baissé drastiquement, et que si je ne faisais pas tout ça, il faudrait que je paie quelqu’un pour s’occuper de mon fils à ma place. Pour moi, ce n’est pas concevable : ça dérogerait complètement à mon côté « maternant » qui est une de mes caractéristiques principales. Par contre, je comprends parfaitement que ce ne soit pas le cas de tout le monde : il est complètement justifié de s’épanouir dans le travail et d’avoir recours à une tierce personne pour s’occuper de son enfant autiste. Bref, chacun fait comme il veut ou comme il peut.

    Le projet de vie à rédiger

    Moi, j’ai vraiment besoin de l’AEEH. Mes arguments sont les suivants (piochez dedans, tournez-les à votre sauce, vous allez voir, on a tous quasiment les mêmes) :

    • Parce que mon fils ne peut pas aller en permanence,  je suis obligée de l’amener à 10h en cours quand il commence à 10h et d’aller le chercher à 16 h s’il fini à 16h. La permanence, c’est l’incertitude, le bruit, l’inconfort, on ne va pas lui imposer ça. Donc soit c’est moi qui gère, soit c’est une nounou. Du coup, c’est moi. Donc je dois être disponible pour lui.
    • Parce qu’il ne prend pas les transports en commun : bruit, inconfort, possibilité de perte de repère, stress etc, idem : on ne va pas lui imposer ça non plus.
    • Parce que je ne peux pas le laisser seul face à ses devoirs : il lui faut une aide quotidienne pour les leçons et je m’y colle et l’air de rien, ça prend du temps.
    • Parce que le laisser seul à la maison en mon absence est une hérésie.
    • Parce qu’en cas de crise, ou de problème, il lui faut quelqu’un en qui il ait confiance pour parler : là, c’est moi aussi.
    • Parce qu’avec l’AEEH,  il y a un truc qui va de pair, c’est l’AVS : sans AEEH, on peut faire une croix sur l’Assistante de Vie Scolaire et ça, ce n’est pas possible parce qu’il en a trop besoin en classe.

    Bref, ces arguments là, vous pouvez vous en servir dans le projet de vie que l’on nous demande de remplir à chaque renouvellement et si c’est votre première fois, allez-y, martelez les besoins de votre enfant, parce que désormais, l’AEEH va être de plus en plus difficile à obtenir.

    Le projet de vie est un truc super dur à remplir au début, parce qu’avec un enfant autiste, clairement on ne sait pas de quoi l’avenir sera fait, donc se projeter pour inventer un avenir radieux est difficile : il ne faut pas hésiter à le dire ! Dites combien il vous est difficile de vous projeter parce que :

    • votre enfant est non verbal
    • que l’école n’en veut pas
    • que personne ne le prend en charge
    • que le regard des autres est difficile
    • etc.

    Ensuite il faut quand même montrer que vous voulez changer la donne  :

    • vous aimeriez trouver une prise en charge psycho-comportementale comme ABA ou TEACCH mais ce n’est pas remboursé par la Sécurité Sociale
    • vous avez trouvé une super Psychomotricienne mais ça coûte cher
    • Que vous envisagez des activités qui le fassent progresser comme l’équitation
    • Que vous continuez de chercher un établissement qui puisse l’accueillir dignement
    • …etc

    Bref, il faut montrer que vous êtes proactif et cherchez des solutions pour aider votre enfant. Pas de bol, ces solutions coûtent cher. Montrez que vous vous battez pour votre enfant et que vous ne lâcherez pas le morceau, et que vous n’y arriverez pas sans le soutien de la MDPH.

    Si vous avez des difficultés pour rédiger votre Projet de Vie, un proche pourra peut-être vous aider. Personnellement,  je le fais sur traitement de texte, je l’imprime et le joins au dossier, car il n’y a pas assez de place dans l’espace réservé. Moi, je m’étale !

     Les Frais Supplémentaires

    C’est là qu’il faut faire attention : à partir du moment où vous avez engagé des frais liés à l’autisme de votre enfant, il faut les mettre dans cette rubrique et ne pas hésiter à joindre les justificatifs (factures). Je pense à :

    • Frais d’orthophonie ( si votre enfant n’est pas au 100%)
    • Frais de Psychomotricité
    • Achats de jeux/logiciels pour aider l’enfant dans son éducation
    • Frais de prise en charge « psy »
    • Frais de loisirs
    • N’oubliez pas les frais de transports liés au déplacement pour amener l’enfant à ses séances

    Je ne dis pas que tout sera pris en compte, mais il vaut mieux blinder le dossier.

    Le Certificat Médical

    C’est là que je suis tombée de ma chaise. Le Médecin du CMP a accepté de me remplir tout de suite le fameux certificat médical. Et là, il m’a dit 3 choses qui m’ont fait froid dans le dos :

    1. C’est presque en retard que d’envoyer maintenant la demande de renouvellement, et je risque d’avoir un temps d’attente entre la fin de la période précédente et le début du renouvellement…. et pourtant c’est en septembre…
    2. Dans la section Pathologie Principale du Handicap : il ne faut pas mettre Asperger, parce que sinon la MDPH risque de refuser une aide ! Oui, sachez-le, il ne fait pas bon d’être Asperger pour la MDPH, parce qu’ils considèrent qu’ils n’ont pas besoin de traitement particulier. Donc il faut mettre Autiste.
    3. Dans la section Traitement, prises en charge thérapeutiques, il faut mettre
    • Nécessité d’une AVS à raison de X heures par semaine pour la bonne insertion de l’enfant au sein de l’établissement
    • Education et présence parentale nécessaire
    • Et après tout ce qui est bien entendu indispensable au bien être de l’enfant comme les différentes prises en charge préconisées

    Donc si vous pouvez jeter un oeil sur le certificat médical et glisser deux mots au médecin avant qu’il le remplisse, c’est mieux…

    S’il s’agit d’un renouvellement, la MDPH demande des compte-rendus des différentes prises en charge de l’enfant, juste histoire de s’assurer que l’enfant va bien à ses séances et qu’il en a vraiment besoin. Donc il faut anticiper cette demande et la demander à tous les professionnels qui s’occupent de votre enfant, sinon ils vont vous la réclamer ce qui décalera d’autant les futurs versements.

    Ne vous inquiétez pas, c’est rétro-actif, mais quand même il vaut mieux que tout soit bétonné dès le début comme ça on évite les désagréments.

     

    Bref voilà, n’hésitez pas à me poser des questions si vous avez besoin d’aide pour remplir le dossier, et donnez-nous vos tuyaux s’il y en a qui marchent pour bénéficier d’un complément de l’AEEH.


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  • 3ème plan autisme (2013-2017)

     

    3ème plan autisme (2013-2017)

    Madame Marie-Arlette CARLOTTI, ministre déléguée chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion a annoncée le jeudi 2 mai 2013 le 3ème plan autisme.
    « Avec ce 3ème plan autisme nous prenons enfin la direction d’un accompagnement respectueux des personnes autistes et de leur famille ». Dans son discours, Marie-Arlette CARLOTTI a rappelé l’immense retard de la France concernant la prise en charge des personnes atteintes d’autisme et a repris les axes majeurs du plan :

     

    • Dépistage et diagnostic précoce,
    • Accompagnement tout au long de la vie depuis l’enfance
    • Soutien des familles,
    • Recherche et formation des professionnels.

     

    205 millions d’euros ont été dégagés pour financer ces axes d’intervention

     

    Cependant ce plan divise déjà. En effet la Ministre a spécifié que les pratiques professionnelles devront suivre les recommandations de la Haute Autorité de Santé  (HAS): références pour l’ensemble des professionnels. Or les recommandations de l’HAS précisent que les approches psychanalytiques ne font pas partie des interventions pertinentes, car la psychanalyse n’a pas fait la preuve de son efficacité pour le traitement de l’autisme. Celle ci préconisant alors une approche comportementale. Ce 3ème plan autisme implique donc non seulement une formation de masse des professionnels, une réforme des enseignements, mais surtout un changement dans la façon dont est considéré le handicap en France.
    Accéder à la synthèse du 3em Plan Autisme…
    Accéder à l’intégralité du 3em Plan Autisme…

     

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    Rapport du Sénat: autisme face aux carences de la prise en charge

     

    Le 6 décembre 2012 la commission des affaires sociales a organisé un colloque sur l’autisme au Sénat.

     

    Parents, responsables d’associations, représentants des administrations publiques, chercheurs, professionnels de santé, élus nationaux et locaux se sont réunis pour débattre sur :

     

    • le bilan de l’année de Grande Cause nationale
    • la formation des intervenants
    • l’accompagnement de la personne autiste tout au long de la vie.

     

    Malgré les progrès en termes de diagnostic et d’accompagnement depuis la reconnaissance, en 1995, de l’autisme comme handicap, les attentes des familles demeurent immenses au regard de la pénurie des réponses qui devraient maintenant être concrètement apportées.

     

    Ce colloque s’est voulu une conclusion de l’année 2012 de Grande Cause nationale en attente du troisième plan autisme, sorti en mai 2013.

     

    Accéder à l’intégralité du rapport…

     

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    Avis du CESE 

     

    Le Conseil Economique, Social et Environnemental à rendu son rapport en octobre 2012 sur le coût économique et social de l’autisme. Celui ci dresse un état des lieux de la prise en charge de l’autisme en France et met en lumière d’énormes lacunes tant dans la formation du personnel, l’aide aux familles ou encore la quantité de places d’accueil. Quant au coût social et économique, bien que difficile à chiffrer, il s’avère très élevé. C’est pourquoi, le CESE préconise 52 mesures. Ainsi, une meilleure formation des personnels de santé ou d’éducation, un accès facilité « au congé formation » pour les parents, un meilleur lien entre « recherche clinique et recherche fondamentale », un numéro vert de conseil et de soutien… devraient permettre d’améliorer la situation.

     

    Accéder à l’intégralité du rapport…

     

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    Loi du 11 février 2005

     

     « pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées » (loi no 2005-102, JO n° 36 du 12 février 2005 page 2353), dite loi handicap 1, apporte des évolutions fondamentales pour répondre aux attentes des personnes handicapées. Elle vise à garantir l’égalité des droits et des chances pour les personnes handicapées et à assurer à chacun la possiblité de choisir son projet de vie au travers de cinq objectifs.

     

    Le droit à compensation
    La loi handicap met en oeuvre le principe du droit à compensation du handicap, en établissement comme à domicile. La prestation de compensation permet la prise en charge par la collectivité des dépenses liées au handicap, elle couvre les besoins en aide humaine, technique ou animalière, aménagement du logement ou du véhicule, en fonction du projet de vie formulé par la personne handicapée.

     

    La scolarité
    La loi handicap reconnaît à tout enfant porteur de handicap le droit d’être inscrit en milieu ordinaire, dans l’école la plus proche de son domicile, et la mise en place des aménagements nécessaires pour permettre aux étudiants handicapés une scolarité continue ainsi que le droit à une évaluation régulière de leurs compétences et de leurs besoins

     

    L’emploi
    La loi handicap réaffi rme l’obligation d’emploi d’au moins 6 % de travailleurs handicapés pour les entreprises de plus de 20 salariés, elle prévoit un système d’incitations et de sanctions alourdies pour faire respecter cette obligation légale et l’étend aux employeurs publics.

     

    L’accessibilité
    La loi handicap définit les moyens de la participation des personnes handicapées à la vie de la cité. Elle crée l’obligation de mise en accessibilité des bâtiments publics, des transports et des logements neufs dans un délai maximum de 10 ans. Des dispositifs d’incitation et de sanction sont également prévus.

     

    Les Maisons départementales des personnes handicapées
    La loi handicap prévoit la simplification administrative avec la création des Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH). Elles exercent, dans chaque département, une mission d’accueil, d’information, d’accompagnement et de conseil des personnes handicapées et de leurs proches, d’attribution des droits ainsi que de sensibilisation de tous les citoyens au handicap.

     

    Consulter l’intégralité du texte de loi du 2 février 2005…
    Consulter le guide de la loi du 2 février 2005…

     

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    Plan handiscol

     

    Depuis 1999, un plan de scolarisation des enfants et adolescents handicapés, connu sous le nom de  » plan Handiscol’ « , est conduit par le ministère de l’éducation nationale en relation étroite avec le ministère en charge des personnes handicapées, afin d’améliorer la capacité du système éducatif à scolariser les élèves handicapés. Il comporte 20 mesures organisées autour de 5 axes prioritaires. Certaines de ces mesures ont déjà fait l’objet d’une réalisation effective, d’autres continuent progressivement à se mettre en place.

     

    axe 1 : réaffirmer le droit et favoriser son exercice

     

    axe 2 : constituer des outils d’observation

     

    axe 3 : améliorer l’orientation et renforcer le pilotage

     

    axe 4 : développer les dispositifs et les outils de l’intégration

     

    axe 5 : améliorer la formation des personnels

     

    Accéder à l’intégralité du Plan Handiscol… 

     

    Accéder au guide pour la scolarisation des enfants et adolescents handicapés… 

     

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    Lois, décrets et circulaires relatifs aux personnes atteintes d’autisme

     

     

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    Chartes et conventions relatives aux personnes atteintes d’autisme

     

     

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  • Psychologie, éducation & enseignement spécialisé

     

    La scolarisation des enfants et adolescents handicapés

     

    http://dcalin.fr/navoff/integration.html

     


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