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    2.5 Les troubles associés

    Atteinte de certaines fonctions difficultés d’apprentissage

    Certaines étapes du processus cognitif ne sont pas épargnées malgré l’intelligence normale

    • Difficultés d’organisation du mouvement = dyspraxie
    • Difficultés de repérage des données spatiales
    • Difficultés dans l’analyse des images

    2.5.1 Les troubles sensoriels

    Les troubles du regard
    Troubles de la fixation, de la poursuite oculaire, de l’exploration.
    Les troubles auditifs
    • Lésion des centres auditifs primaires
    • Lésion de la cochlée

    2.5.2 La comitialité

    Les lésions cérébrales troubles de l’excitation neuronale.

    2.5.3 Les troubles du langage

    • Atteinte du versant sensoriel
    • Atteinte du versant moteur

    2.5.4 Les troubles praxiques

    L’action est précédée d’un projet d’action intégrant les données du mouvement nécessaires pour accomplir l’action.

    2.5.5 Les troubles gnosiques

    Intégration et décodage des stimuli qui arrivent au cerveau.

    2.5.6 Les troubles psycho-affectifs

    • Les hospitalisations rendent difficiles la construction de la relation.
    • Sentiment de culpabilité hyperprotection ou rejet.
    • Les attitudes spastiques difficulté de dialogue tonique.
    • Les troubles neurovisuels perturbation des échanges, de la communication non-verbale.
    • Adolescence : prise de conscience de l’irréversibilité du handicap.

    2.5.7 Les troubles liés à un dysfonctionnement frontal

    Tripotage, adhérence, trouble de la mémoire

    2.6 Les fonctions neurovisuelles

    2.6.1 Les voies practo-motrices

    Regarder = saisir l’information sur la rétine.

    3 sortes de mouvements pré-programmés qui sont combinés de façon permanente dans la vie quotidienne.

    • La fixation
    • Le balayage
    • La poursuite oculaire

    Chez les enfants IMC Trouble de la pré-programmation de ces mouvements

    2.6.2 Les voies sensori-gnosiques

    Voies sensorielles qui conduisent à l’analyse ou au décodage des images captées.

    • Le récepteur = la rétine (cônes + bâtonnets)
    • Le décodage = interprétation et accès à la signification (cortex).
      Selon le type d’information : le décodage se fera dans des zones distinctes des lobes occipitaux.
    • L’accès à la signification = décodage du sens du message visuel (zones associatives).
      Confrontation : Informations issues des récepteurs + connaissances emmagasinées dans les domaines langagier, mnésique, raisonnemental.

    Le cerveau doit organiser la perception, l’intégrer à un ensemble de connaissances cognitives et interpréter l’information jusqu’à ce qu’elle prenne sens.

    2.7 La pathologie de la vision : les agnosies

    Agnosie visuelle = troubles des fonctions perceptives concernant l’identification par le canal visuel des objets, images, sans trouble élémentaire de la vision.

    Atteinte des voies afférentes, celles qui permettent l’attribution d’un sens à ce qui est vu.

    L’agnosie des images

    La plus fréquente des agnosies même si elles sont encore négligées.

    L’enfant a un comportement étrange vis à vis des images.

    Fluctuation des réponses.

    Image indécodable : caractéristiques physiques

    Rôle du regard dans la construction de l’espace :

    • La topologie : situer les objets les uns par rapport aux autres
    • Les orientations par rapport à un axe de référence : axe vertical ou axe de symétrie corporelle

    Conséquence : dans la vie quotidienne et scolaire

    • Apprentissage de praxies complexes
    • L’accès à la représentation de la troisième dimension
    • Acquisition de notions géométriques
    • Activités de repérage sur un plan

    2.8 La dyspraxie visuo-spatiale

    Praxies : fonctions cognitives élaborées permettant la gestion de tous les gestes volontaires finalisés

    Anomalie touchant les fonctions de planification et de pré programmation de gestes volontaires.

    Ces troubles de l’assemblage sont intriqués avec des difficultés d’analyse visuelle.

    Il n’y a ni insuffisance d’apprentissage, ni déficit mental.

    La dyspraxie de l’habillage :

    Pathologie fréquente.

    Il confond devant/derrière, endroit/envers.

    Grande lenteur

    2.8.1 Les praxies

    Coordination volontaire des mouvements vers un but.

    Le mouvement est la résultante d’un apprentissage et non d’un réflexe.

    Le geste intentionnel suppose :

    • Élaboration d’un plan ou d’un programme moteur permettant d’atteindre un but précis.
    • Contribution de rétroactions kinesthésiques, proprioceptives, vestibulaires.
    • S’appuie sur des informations du monde extérieur

    2.8.2 La dyspraxie

    • Trouble de la coordination développementale altération marquée dans le développement de la coordination motrice.
    • Peut survenir :
      • Chez des enfants sans aucun antécédent neurologique = Dyspraxie développementale.
      • Chez des enfants présentant des antécédents particuliers : IMC…

    Conséquence :

    Retard du développement psychomoteur

    Déficit d’intégration sensori-motrice affectant le schéma corporel (infos visuo-spatiales et proprioceptives imprécises).

    2.9 Les troubles liés au syndrome frontal

    Le cortex préfrontal sous-tend de nombreuses fonctions cognitives :

    • Troubles de l’attention
    • Troubles du geste
    • Trouble de la mémoire de travail

    Chez l’enfant :

    • « Tripotage » incessant de tout matériel situé dans l’espace de préhension. Manipulation sans projet.
    • Adhérence excessive : tendance à poursuivre une action (parole, geste) sans but.
      Les persévérations peuvent se voir :
      • Domaine idéique
      • Domaine verbal
      • Domaine graphique.
    • Défaut d’adhérence :
      • Au niveau du langage : diffluence
      • Impulsivité : enfant distrait, agité
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    2.1 - Définition
    2.2 - Les premiers signes
    2.3 - Etiologie
    2.4 - Les différentes formes cliniques
    2.5 - Les troubles associés
    2.6 - Les fonctions neurovisuelles
    2.7 - La pathologie de la vision : les agnosies
    2.8 - La dyspraxie visuo-spatiale
    2.9 - Les troubles liés au syndrome frontal
    2.10 - Le bilan psychomoteur
    2.11 - Evaluation praxiques et visuo-spatiales
    2.12 - Evaluation des troubles gnosiques visuels
    2.13 - Les fonctions exécutives
    2.14 - La prise en charge de l’enfant IMC
    2.15 - Evaluation et prise en charge de l’enfant polyhandicapé
    2.5.1 - Les troubles sensoriels
    2.5.2 - La comitialité
    2.5.3 - Les troubles du langage
    2.5.4 - Les troubles praxiques
    2.5.5 - Les troubles gnosiques
    2.5.6 - Les troubles psycho-affectifs
    2.5.7 - Les troubles liés à un dysfonctionnement frontal
    2.6.1 - Les voies practo-motrices
    2.6.2 - Les voies sensori-gnosiques
    2.8.1 - Les praxies
    2.8.2 - La dyspraxie

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  • Auteur : Karine Morasse, Ph.D.

    Depuis mai 2013, le Trouble du spectre autistique (TSA) regroupe les conditions qui étaient connues sous les noms d’autisme, syndrome d’Asperger, TED non spécifié et Trouble désintégratif de l’enfance. La 5e édition du manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-5) de l’Association Américaine de Psychiatrie (APA) redéfinit en effet ce que l’on nommait auparavant les Troubles envahissants du développement.

    Cette redéfinition de l’autisme est basée sur les recherches scientifiques menées au cours des dernières décennies, recherches qui ont permis une meilleure compréhension de cette condition et des troubles associés.

     CaracteristiquesTSA

    QU’EST-CE CE QUE LE TSA ?

    Le Trouble du spectre autistique, appelé aussi Trouble du spectre de l’autisme ou plus simplement autisme, est un trouble du développement. Les premiers signes se manifestent en bas âge, mais l’impact au quotidien peut ne devenir évident que plus tard, vers l’âge scolaire par exemple. L’autisme, tel que défini par le DSM-5, est caractérisé par deux catégories de comportements atypiques. La première catégorie concerne la communication sociale et les interactions sociales, alors que la seconde touche les aspects restreints et répétitifs des comportements, intérêts et activités.

    TDA-DSM5 

     1. DÉFICIT DE LA COMMUNICATION SOCIALE ET DES INTERACTIONS

    Les autistes manifestent moins de réciprocité sociale que les neurotypiques (c’est ainsi que les autistes appellent les personnes non autistes). L’absence de réciprocité se traduit par le fait d’être «dans sa bulle» et de ne porter aucune attention aux autres, mais le manque de réciprocité se manifeste souvent par des signes plus subtils.

    Par exemple, certains autistes n’initient pas les interactions, mais répondent volontiers aux gens qui s’adressent à eux. D’autres vont d’eux-même vers les gens, mais d’une façon atypique, par exemple en se tenant tout près d’eux et en les fixant intensément.

    On observe aussi un partage limité des intérêts et des émotions. Par exemple, la petite Sophie, contrairement à sa soeur Adèle, n’appelle jamais ses parents pour leur montrer ses dessins ou ses constructions en Lego. De plus ses parents ont dû déduire qu’elle aimait dessiner et faire des Lego parce qu’elle y passe beaucoup de temps et qu’il est difficile de l’amener à faire autre chose, mais Sophie ne manifeste pas son plaisir lors de ces activités.

    Le manque de réciprocité sociale peut aussi se manifester par une difficulté à initier ou à soutenir une conversation. Par exemple, certains autistes répondront de façon laconique aux questions qu’on leur pose et on devra sans cesse nourrir la conversation, alors que d’autres monologuent sans arrêt sur un sujet qui les intéresse, sans se préoccuper de l’intérêt de leur interlocuteur.

    Le trouble des interactions et de la communication sociales se manifeste aussi par des difficultés avec la communication non verbale. En interaction avec une ou plusieurs autres personnes, il n’y a pas que les mots que l’on dit qui servent à communiquer un message: il y a aussi la façon dont on les dit. L’intonation que l’on utilise, les gestes qu’on ajoute, l’expression faciale que l’on adopte servent tous à moduler notre message. Le regard est aussi un élément important de la communication.

    Par exemple, «c’est TOI qui a mangé mon biscuit !!», dit avec un air fâché ne voudra pas dire la même chose que «c’est toi qui a mangé mon biscuit ?» dit avec un sourire. Ce sont aussi les éléments de communication non verbale qui permettront de savoir si une phrase est ironique, ou si la personne qui la dit nous taquine.

    Les gestes permettent aussi de mieux comprendre le message. Par exemple, nous pointons pour faire référence à quelque chose qui nous intéresse: «Oh, regarde !», ne veut rien dire si on ne suit pas du regard le doigt qui pointe.

    Les personnes autistes ont du mal à comprendre et à utiliser la communication non verbale. Ils ont du mal à établir le contact visuel avec les autres, ont tendance à prendre les mots au pied de la lettre et l’humour leur est souvent difficilement accessible.

    Finalement, le trouble des interactions et de la communication sociale se manifeste par une difficulté marquée à développer, maintenir et comprendre les relations avec les autres. Bien que certains autistes n’éprouvent pas le besoin d’avoir des amis, plusieurs présentent des difficultés plus subtiles. Le désir de relation avec d’autres est alors présent, mais la personne autiste a du mal à comprendre les règles implicites qui régissent les relations.

    Elle comprend mal les différents types de relations (ami, connaissance, relation amoureuse, etc.) et se montre souvent maladroite dans son approche. Choisir un ami, aborder une personne dans une fête, savoir à qui on peut faire confiance, s’apercevoir quand on dérange quelqu’un sont autant de défis parfois difficiles à surmonter pour une personne autiste.

    Chez les enfants autistes, on observe aussi souvent une difficulté à jouer avec d’autres enfants. Ils ont du mal à suivre les idées proposées par les autres, à partager leurs jouets ou à «faire semblant». Ils font parfois preuve de peu d’imagination.

    2. CARACTÈRE RESTREINT ET RÉPÉTITIF DES COMPORTEMENTS, INTÉRÊTS ET ACTIVITÉS

    On observe souvent la présence de mouvements stéréotypés et répétitifs, qu’il s’agisse d’agitation ou de torsion des doigts ou des mains, de balancements du corps ou autres. L’utilisation des objets peut aussi être stéréotypée et répétitive: aligner les objets, faire tourner les roues des petites voitures, ouvrir ou fermer les portes à répétition en sont quelques exemples. Finalement, le langage peut aussi être stéréotypé et répétitif. On peut par exemple observer de l’écholalie immédiate (répéter les propos d’autrui) ou différée (redire à répétition des parties de films ou d’annonces publicitaires, etc.). On note aussi souvent un langage exagérément formel (parler comme un adulte ou comme une encyclopédie), un pseudo accent (souvent décrit comme un accent français) ou parfois aussi l’utilisation de mots inventés. Un jeune garçon par exemple qualifiait la toilette de «baisse-culottes». On remarque aussi parfois des particularités telles que nommer les gens d’après leur âge ou leur adresse ou nommer les couleurs avec des chiffres par exemple.

    Une caractéristique fréquente de l’autisme est la rigidité comportementale: besoin que les choses soient immuables, adhésion inflexible à des routines ou à des séquences de comportements, détresse lors des changements d’horaire ou de routine, etc. Par exemples, certaines personnes mangent toujours les mêmes aliments, dans la même vaisselle et assis au même endroit à la table. D’autres refusent de brosser leurs dents avant de s’être habillés, se déshabillent entièrement s’ils ont oublié une étape, même minime, dans leur habillage, ou font une crise si on change de chemin pour se rendre à un endroit. Certains peuvent même réagir très négativement si un proche change de coupe de cheveux ou si on déplace un meuble de quelques centimètres.

    Les intérêts sont aussi souvent restreints et atypiques, soit par leur focus ou leur intensité. Il peut s’agir par exemple d’un intérêt intense pour les lumières, les ventilateurs ou autres objets tournants, les calculatrices ou les tuyaux de plomberie. Cela peut aussi se manifester par un attachement excessif pour un objet, comme un tournevis jouet, un bouton ou un sac particulier dont la personne refuse de se séparer. Finalement, il s’agit parfois aussi d’un intérêt habituel en fonction de l’âge de la personne, mais d’une intensité trop importante. Par exemple, certains jeunes peuvent passer plusieurs heures par jour à récolter des informations sur les dinosaures, à chercher des insectes ou à lire sur la vie des vedettes de l’heure, et qu’il s’avère extrêmement difficile de les intéresser à autre chose.

    Finalement, la présence d’atypies sensorielles est fréquente dans l’autisme. Il peut s’agir d’une hyper réactivité à certains sons, textures, odeurs ou stimuli visuels, comme la sonnerie du micro-onde, des pleurs d’enfants, une texture de vêtements, une couleur en particulier, etc. On observe parfois plutôt une hyporéactivité, à la douleur, à la température ou à des bruits forts par exemple. Les particularités sensorielles peuvent se manifester par l’évitement, mais aussi par la recherche de certains stimuli.

    TSA Chiffres

    APPARITION ET IMPACT DES SYMPTÔMES

    Les symptômes doivent être présents dès le jeune âge, mais leur impact au quotidien peut se manifester plus tardivement. Par exemple, les enfants qui présentent des déficits moins sévères peuvent commencer à éprouver des difficultés au quotidien lorsque les relations sociales se complexifient.

    L’impact au quotidien doit être significatif, mais l’intensité des symptômes et du handicap associé varient d’une personne autiste à l’autre et peut aussi varier au fil des ans chez une même personne.

    Il arrive aussi que des gens présentent un profil de comportement s’apparentant à ce que l’on retrouve dans le TSA, mais sans que l’impact au quotidien soit significatif. Par exemple, certaines personnes plus solitaires présentent des traits du spectre de l’autisme, mais ont toujours fonctionné sans aide ou services particuliers, ont une vie sociale qui les satisfont, occupent un emploi et ont souvent une vie de couple et des enfants. On ne pose bien sûr alors pas de diagnostic de TSA.

    LA NEUROPSYCHOLOGIE DE L’AUTISME

    On ne connaît pas encore les causes précises de l’autisme et il n’existe à l’heure actuelle aucun moyen de le guérir. De plus, plusieurs personnes, dont beaucoup d’autistes, expriment que l’autisme n’est pas une maladie, mais plutôt une façon différente de percevoir le monde et d’interagir  lui. Selon eux, plutôt que de tenter de les guérir, mieux vaut essayer de les comprendre et de s’adapter à eux.

    Depuis près de 60 ans, les chercheurs et professionnels tentent de mieux comprendre l’autisme. Les neuropsychologues jouent un rôle crucial dans cette quête.

    LE FONCTIONNEMENT COGNITIF DES AUTISTES

    Une des caractéristiques de la cognition autistique est la présence de forces et de limites cognitives marquées. En effet, les autistes sont souvent très habiles dans certains domaines, tels que la mémoire ou le dessin par exemple, mais éprouvent de grandes difficultés dans d’autres domaines, comme la résolution de problèmes ou la compréhension du langage figuré.

    C’est pourquoi les chercheurs ont du mal à mesurer l’intelligence des personnes autistes. En effet, selon les tests qu’on utilise pour évaluer leur fonctionnement, le niveau intellectuel peut varier de façon importante. De plus, contrairement à ce qu’on observe chez les neurotypiques, le niveau intellectuel mesuré ne correspond souvent pas au niveau de fonctionnement au quotidien ou au rendement scolaire. Ainsi, alors que certains chercheurs estiment que 75% des autistes présentent une déficience intellectuelle associée, d’autres affirment plutôt que la majorité des personnes autistes, voire jusqu’à 75%, ne présente pas de déficience intellectuelle.

    Le rôle du neuropsychologue clinicien est donc de mieux comprendre les forces et limites cognitives d’une personne afin de proposer des interventions qui correspondent réellement à ses capacités.

    LES CAPACITÉS SPÉCIALES

    Les capacités spéciales sont des îlots d’habiletés supérieures au fonctionnement général d’un individu. Elles peuvent parfois atteindre des niveaux remarquables. L’exemple le plus connu est celui de Rain Man, joué par Dustin Hoffman dans le célèbre film des années ’80, inspiré d’un homme nommé Kim Peek qui possédait une mémoire prodigieuse.

    Ces capacités exceptionnelles touchent un nombre restreint d’habiletés, telles que la mémoire, les mathématiques, le dessin, les constructions en trois dimensions ou la musique par exemple. Elles ne se retrouvent toutefois à un niveau aussi extraordinaire que chez un nombre relativement petit de personnes autistes.

    Cependant, une grande partie des autistes possèdent des pics relatifs d’habiletés. Ces habiletés dépassent le niveau attendu compte tenu du fonctionnement général de la personne, sans toutefois être nettement supérieur au niveau de la population générale.

    Ainsi, plusieurs personnes autistes peuvent mémoriser avec aisance de longues listes d’items, apprennent la musique avec une facilité déconcertante, perçoivent des odeurs avec une acuité surprenante, font des calculs mentaux avec une grande rapidité ou performent particulièrement bien aux jeux vidéo par exemple.

    Lorsqu’on parvient à identifier les forces d’une personne autiste, on peut l’aider à les utiliser pour favoriser son adaptation au monde des neurotypiques. Un élève autiste doué en mathématiques par exemple pourrait servir de pair aidant pour ses collègues de classe. Un autre qui est bon en orthographe sera plus facilement accepté pour un travail d’équipe, même si ses interactions avec ses collègues sont parfois difficiles.

    LE NEUROPSYCHOLOGUE EST EN MESURE D’IDENTIFIER LES FORCES AUTANT QUE LES LIMITES COGNITIVES D’UNE PERSONNE AUTISTE.

    Il pourra ainsi proposer des façons d’adapter l’environnement de la personne à sa façon de percevoir, de comprendre et d’apprendre. Il contribuera, en collaboration avec les autres intervenants, à l’actualisation du plein potentiel de l’individu.

     

    TSA-Pionniers

     

     

    RÉFÉRENCES

     

    POUR EN SAVOIR PLUS…

    Fédération québécoise de l’autisme

    Société canadienne de l’autisme

    Fondation canadienne de l’autisme

    Autism Speaks

    Site de Temple Grandin

     

    Reportage:

    Kim Peek, le plus grand savant du monde

     

    Témoignages d’autistes:

    L’autisme vu de l’intérieur (en 4 parties):

    http://www.youtube.com/watch?v=iziheKlZADU

    http://www.youtube.com/watch?v=eVlHHxJjhSE

    http://www.youtube.com/watch?v=i4hZE_BoXBc

    http://www.youtube.com/watch?v=siCE80-Grpk

    Sur la perception dans l’autisme:

    http://martinwinckler.com/spip.php?article1083

    Allégorie écrite par une autiste pour nous faire comprendre son monde:

    http://www.autisme.qc.ca/TED/je-suis-ted/temoignages-publications-de-TED/bienvenue-a-autismapolis.html

     

    Karine Morasse

     


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  • Si vous êtes un professionnel dans le domaine de l’éducation, cet article s’adresse à vous. J’ai pensé qu’il serait intéressant de faire une liste d’applications Web, Mac, iPhone et iPad utiles pour les enseignants.

     

    Pour y parvenir, j’ai contacté plusieurs professionnels. Parmi celles qui m’ont été recommandées par les huit personnes ayant répondu à mon appel, voici celles que j’ai sélectionnées

     

    Explain Everything : 2.99 $ – Disponible sur iPad

     

    Cet outil permet aux enseignants et aux élèves de créer des capsules explicatives de toutes sortes. « Selon moi, c’est l’application la plus puissante de l’iPad », explique Sébastien Wart, conseiller en technologies de l’information et en optimisation Web. « Comme son nom l’indique, plusieurs mélanges/mashups multimédias sont possibles, permettant l’expression créative, la démonstration soutenue, le récit numérique interpellant, etc. Très conviviale à utiliser (comme le sont toutes les bonnes apps pour iPad) et partageable sous diverses formes et plateformes. Excellent outil de création pédagogique, autant pour l’élève-apprenant que l’enseignant-apprenant » ajoute Jacques Cool, agent pédagogique provincial.

     

    Les suites iWork et iLife d’Apple – Gratuit – Disponible sur Mac, iPhone et iPad

    Ces applications sont essentielles pour les professeurs, car elles offrent le plus de possibilités d’expression tout en offrant une qualité de finition quasi inégalée par les concurrents. « Les enseignants aiment créer des livres avec iBooks Author pour les distribuer aux iPad de leurs élèves. Il est très simple de créer du matériel interactif avec cette app gratuite » explique Renaud Boisjoly, Président Lagente. « Nous utilisons Garageband principalement pour développer la fluidité de lecture et pour l’enregistrement de nos émissions de radio en classe » complète François Bourdon, cofondateur iClasse. Pour Sébastien Wart « Le nouvel iMovie est très puissant et il permet de faire de très beaux montages vidéos facilement et de façon professionnelle. De plus, les bandes-annonces intégrées permettent à un élève de se présenter en début d’année ou de faire la bande-annonce d’un projet».

     

    Cogito - Gratuit – Disponible pour iPad

     

    Il s’agit d’un système d’agenda conçu pour remplacer l’agenda papier familier aux enseignants et aux élèves qui est de plus en plus populaire au Québec. Renaud Boisjoly explique : « j’ai mis mes 20 ans d’expérience en technopédagogie à contribution pour en faire un outil convivial et efficace pour les élèves qui ont leur propre iPad. Il peut servir aux enseignants pour leur propre planification également et est très simple à utiliser ».

     

    Flipboard - Gratuit – Disponible sur iPhone et iPad

     

    Flipboard permet de regrouper l’ensemble de ses comptes et de ses abonnements dans une seule place. « L’application permet de faire de la veille comme si on regardait un magazine. Il est aussi facile de créer son propre magazine » explique Sébastien Wart. Pour Jacques Cool : « Avec l’iPad, la curation de l’information sur des thématiques qui nous intéressent devient fort agréable (visuellement, en particulier) avec Flipboard. Bien sûr, il y a les thèmes suggérés, mais cette app devient encore plus intéressante quand on y développe ses propres sujets, partageables dans les réseaux sociaux. Oui, la curation à MON goût ».

     

    iDoceo - 6,99 $ - Disponible sur iPad

     

    Cette application est un carnet de notes pour professeurs. Elle vous aide à vous garder au courant de plusieurs points : des classes, des étudiants, de leurs informations personnelles et de faire des annotations associées aux élèves. « J’exporte les données pour les profs et ils n’ont qu’à les télécharger » explique Julie Gauvin, directrice adjointe de l’enseignement et de l’innovation pédagogique.

     

    Pocket - Gratuit – Disponible pour iPhone et iPad

     

    L’application permet de sauvegarder des pages Web et « les étudiants peuvent consulter plus tard les liens même s’ils ne sont pas en ligne. Ils apprennent à s’organiser autrement  » explique Pierre Poulin, cofondateur iClasse.

     

    Codea – 9.99 $ - Disponible pour iPad

     

    Cette application permet de créer des jeux simples ou complexes pour iPad et les distribuer sur l’App Store. Pour Renaud Boisjoly « cela encourage le développement de talent en programmation en classe ».

     

    Inspiration - Gratuit – Disponible sur iPad

     

    L’application favorise l’apprentissage visuel. Vous pouvez créer facilement de superbes diagrammes, des organiseurs graphiques et des plans ! « Idéal pour les tempêtes d’idées » pour Julie Gauvin.

     

    iTunes U - Gratuit – Disponible pour iPad

     

    Cette application permet aux enseignants de gérer leurs contenus. Les étudiants peuvent y accéder dans l’app iTunes U sur iPad. « Le gestionnaire de cours permet à ces derniers de structurer et de bâtir leur matériel directement sur le Web ou sur leur iPad. Les élèves s’abonnent au cours et le tour est joué. Un système de distribution et de gestion de cours gratuit ! » explique Renaud Boisjoly.

     

    Tellagami - Gratuit – Disponible sur iPhone et iPad

     

    Cette application mobile permet de créer et de partager une vidéo d’animation rapide. «Cette application est parfaite pour les situations de communication orale, surtout pour les élèves plus anxieux ou gêné dans ce genre de contexte.» pour François Bourdon

     

    Etherpad - Gratuit – Disponible sur Mac

     

    L’application favorise l’écriture collaborative en ligne. Une fois déployé sur votre serveur, il est accessible depuis un navigateur Web. Vous pouvez ensuite créer des documents qui peuvent être modifiés à partir de votre navigateur Web. « Il s’agit de mon coup de cœur depuis toujours » explique Marie-Claude Gauthier, enseignante de français 1re et 5e secondaire.

     

    Book Creator - Gratuit et 4.99 $ – Disponible sur iPad

     

    Cette application permet de créer vos propres livres électroniques et de les envoyer à vos amis ou de les soumettre à l’iBooks Store. « Il est simple de faire un livre de qualité en y intégrant du texte, de l’image et de la vidéo. La version gratuite permet de faire un livre et la version payante permet d’en créer plusieurs. La nouvelle mise à jour permet même d’exporter le livre en vidéo. Ceci est super si on veut partager une création avec un public qui n’a pas d’iPad » explique Sébastien Wart.

     

    Scratch Jr - Gratuit – Disponible sur iPad

     

    L’application permet d’introduire de jeunes enfants (5-7 ans) au codage et à la programmation Web en leur permettant de créer leurs propres histoires et des jeux interactifs. « Une compétence INCONTOURNABLE pour le monde d’aujourd’hui. » pour Jacques Cool.

     

    Minecraft - 5,99 $ – Disponible sur iPhone et iPad

     

    Il s’agit d’un jeu où vous placez des blocs et partez à l’aventure. «Par exemple, en univers social, les élèves recréent l’aménagement d’une terre seigneuriale vers 1745. Nous l’avons aussi utilisé pour développer les pratiques de communication, de coopération et de collaboration ou encore en mathématiques » explique François Bourdon.

     

    Pour terminer, j’ai trouvé intéressant que Corinne Gilbert, conseillère pédagogique TIC, me partage son kit parfait : « Selon moi, il s’agit d’iMovie, Explain Everything, Google Drive, Book Creator, Green screen by DoInk, Tellagami et Puppet Pals. ».

     

    Ce qui m’amène à vous poser la question : et vous, quel est le vôtre ?

     

    Faites-m’en part dans les commentaires.

     

    Je vous invite aussi à me partager d’autres applications que vous aimez utiliser et qui vous ont été utiles. Je suis certaine que cela pourra servir à d’autres professionnels dans le domaine de l’éducation.

     

    A+

     

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  • Les besoins de sommeil et cycles, phases et stades de sommeil





    Le sommeil est un élément vital dont on ne peut s’en passer.
    Il permet la récupération de la fatigue physique et nerveuse accumulée dans la journée.

    Il est essentiel à une bonne qualité de vie et à notre bien être.

    Chaque personne a son propre rythme. La durée du sommeil varie en fonction des individus, de 18 heures en moyenne pour un nouveau né à 8 heures pour un adulte.

    Les besoins évoluent pendant l’enfance puis restent en général constants à partir de l’adolescence.




     

     

    Les cycles du sommeil

    L’endormissement ; sommeil léger ; sommeil lent profond ; sommeil profond ; sommeil paradoxal

    Le sommeil est constitué d’une succession de 4 cycles de 90 à 120 minutes chacun, ces cycles se succèdent durant la période de sommeil et correspondent à des rythmes cérébraux.

    Dans l’organisation les rythmes du sommeil alternent entre le sommeil lent/profond(de plus en plus profond) et le sommeil paradoxal (qui est associé aux rêves). Le sommeil lent occupe la première partie de la nuit, le sommeil paradoxal prédomine dans la deuxième partie du cycle (en général celui du matin).

    Les cycles du sommeil

     

    L’endormissement Phase I :

    Le cerveau ralentit, le calme s’installe, la respiration devient régulière, à ce stade nous pouvons encore entendre les bruits. L’endormissement se décompose en deux sous stade : IA (somnolence) et IB (assouplissement).

    Le sommeil léger Phase II :

    Phase intermédiaire entre l’endormissement et le sommeil profond.

    Le sommeil lent – profond Phase III :

    L’activité cérébrale ralentit, c’est la période d’installation du sommeil profond.

    Le sommeil profond Phase IV :

    C’est la période la plus difficile pour réveiller un dormeur, à ce stade le cerveau, les muscles et tout l’organisme sont au repos. C’est le sommeil dit « profond »
    Le dormeur se coupe du monde extérieur. C’est une des phases clé du sommeil qui est la période dite de récupération. Cette étape est primordiale elle agit sur la récupération de la fatigue physique.

    Le sommeil paradoxal :

    C’est le moment des rêves. On l’appelle " paradoxal " car les ondes émises par le cerveau sont rapides, le visage s’anime, la respiration devient irrégulière comme si l’on allait s’éveiller, alors que PARADOXALEMENT le sommeil à ce stade est très profond .Il associe des signes de sommeil profond (atonie musculaire, seuils d’éveil élevés) et des signes d’éveil (EEG rapides, mouvements oculaires, respiration irrégulière).
    Le sommeil paradoxal correspond à 25% de notre temps de sommeil total.

    Phase de sommeil intermédiaire :

    Cette phase comprend des micro-réveils débouchant sur un nouveau cycle ou, à la fin de la nuit, sur le réveil complet.

    Combien de temps dure les cycles ? combien y-t-il de cycles ?

    Chacun de ces cycles de sommeil dure environ 90 minutes. Après un bref éveil, un autre commence. Au cours d’une nuit 3 à 5 cycles de sommeil peuvent se succéder, selon la durée du sommeil. La présence de brefs éveils à la fin des cycles (au total 12-15 minutes) est tout à fait normale. La plupart du temps, la personne ne se souvient pas de ces éveils, le matin au lever.

     

     

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  • « JE SUIS FIER DE MOI! »

    8167700-enfant-confiant-11-ans-regardant-la-camera-avec-les-bras-croisesNous désirons tous que nos enfants soient heureux. L’estime de soi étant un des fondements de la motivation et un moteur de réussite, il importe de tenter, dès leur plus jeune âge, de les aider à développer une conscience de leur valeur personnelle. Les personnes dotées d’une bonne estime personnelle réussissent mieux à l’école, sont moins enclines au décrochage scolaire, ont moins de troubles de comportement et souffrent moins de dépression. Toutefois, l’estime de soi étant fragile, celui-ci variera tout au long de notre vie et sera teinté de nos réussites comme de nos échecs. Nous aimons nos enfants et le leur rappelons souvent bien sûr, mais que faire de plus pour les aider à développer un amour-propre solide?

     QU’EST-CE QUE L’ESTIME DE SOI?

     L’estime de soi est une attitude intérieure qui nous confirme que nous sommes une bonne personne, une personne digne d’amour et de considération. C’est la façon de s’accorder à soi-même de la valeur et de s’aimer malgré ses qualités et ses défauts. C’est avoir, de façon générale, une bonne opinion de soi-même tout en acceptant ses imperfections. Les enfants diront, de façon plus concrète, qu’ils sont fiers d’eux ou de certaines de leurs actions. Cet amour-propre est aussi un proche cousin de la confiance en soi, cette attitude intérieure qui nous motive et nous pousse à l’effort parce que nous croyons que nous pouvons réussir.

    COMMENT SE DÉVELOPPE L’ESTIME DE SOI?

     imagesCA9T9HV7Pour que l’enfant développe une image personnelle positive, les compliments et le regard confiant des adultes significatifs jouent un rôle déterminant. Toutefois, souvent l’accumulation des réussites et des petites fiertés convaincront graduellement l’enfant de sa valeur. Chaque réussite laisse une empreinte émotive agréable chez l’enfant et lui renvoie la perception qu’il sera capable de réussir à nouveau, le motivant un peu plus à fournir les efforts qui le mèneront invariablement vers de nouveaux succès.

    POURQUOI EST-CE SI IMPORTANT?

    Les gens qui ont une bonne opinion d’eux-mêmes sont généralement plus souriants et plus heureux que les autres. Ils réussissent davantage au travail comme à l’école, choisiront un métier qui leur convient plutôt que de se contenter d’un boulot médiocre, feront des choix plus judicieux quant à leurs amitiés et à leurs relations amoureuses. Ils sauront aussi davantage rebondir lors des échecs et difficultés inévitables.

    QUE FAIRE POUR NOURRIR L’ESTIME DE L’ENFANT?

    • Lui faire régulièrement des compliments sincères qui viennent du cœur. Dans certains cas, on pourra mettre en place un système de motivation de façon à accorder davantage d’attention à ses bons coups qu’à ses comportements indésirables.
    • Réalisez avec lui un coffre aux trésors ou un cahier des réussites. Placez, dans un album ou un coffre, toutes les « preuves » de ses réussites : un examen bien réussi, un bricolage génial, une photo d’un exploit sportif, un petit mot écrit de votre main qui le remercie d’un service rendu, une carte d’anniversaire d’un ami qui lui dit combien il l’apprécie, etc.
    • Évitez de le réprimander en public. Parlez de lui positivement aux autres adultes même en son absence.
    • Cessez de relever chacune de ses erreurs et de multiplier les reproches et les punitions. Choisissez vos batailles et remettez à plus tard certains apprentissages.
    • Évitez de le culpabiliser; « Tu vas me rendre malade! » « Tu as gâché nos vacances! » « Tu es méchant! » « Tu fais toujours exprès de faire pleurer ton frère! C’est cruel! » « Tu es menteur! On ne peut pas te faire confiance. » « Fais donc attention pour une fois! Chaque fois qu’on te donne quelque chose, tu le brises! Tu ne fais attention à rien! »
    • Lorsqu’il se conduit mal, parlez de son comportement comme des « erreurs », des « oublis », ou des choses qu’il n’a pas encore appris, plutôt que de lui refléter que ce sont des marques de méchanceté de sa part. Ex. : « Je crois que tu ne réalises pas l’impact des mots que tu dis quand tu es fâché. Je sais que tu ne veux pas vraiment me faire de la peine, mais ce sont des paroles blessantes. » « Ouf! Dure journée hein? Demain, je suis certain que tu vas te reprendre! » Lui faire confiance et lui faire comprendre qu’on SAIT qu’il va s’améliorer.
    • Évitez les surnoms moqueurs : girouette, tornade, Pierrot la lune, miss caprice, etc.
    • Faites-lui confiance et dites-le-lui :
    • Après une erreur : « Je sais que tu as compris et que la prochaine fois tu vas faire plus attention. »
    • Avant de partir au parc : « Je te fais confiance, je sais que tu vas bien te comporter. »
    • Face au choix de ses amis : « J’ai confiance en ton jugement, tu sais choisir les amis qui sont respectueux et gentils. »
    • Évitez les menaces ou les provocations : « Si tu ne m’obéis pas tout de suite, tu vas voir ce qui va t’arriver! » « Si tu fais ça, je te jure que tu vas le regretter! »
    • Ne cherchez pas à le prendre en défaut; « Est-ce que ça s’est bien passé chez Julien?  Tu es sûr? » (Alors que vous savez très bien qu’il a eu une grosse dispute.) Vous lui ouvrez tout grand la porte à mentir. Dites-lui plutôt directement que vous savez que ça ne s’est pas bien passé.
    • Avouez vos propres erreurs la tête haute; ça ne le poussera pas à faire les mêmes et ne diminuera pas le respect qu’il vous porte. Il apprendra plutôt à se montrer indulgent envers lui-même et les autres.
    • Rappelez-lui régulièrement combien vous l’aimez, combien vous l’admirez et êtes heureux de l’avoir comme enfant. Dites-lui : « Si j’avais une autre chance et que je pouvais choisir moi-même un enfant parmi tous ceux qui sont sur la terre, c’est toi que je choisirais… »

    AU SECOURS, IL DIT QU’IL EST NUL!

    images9OICG6IQPas de panique! L’estime de soi est fragile et fluctue au cours de la vie. Le rejet d’un pair, une série de revers ou une période difficile peuvent vite influencer l’estime personnelle. L’erreur des parents : accorder une attention démesurée à ces verbalisations négatives. L’attention et l’amour ainsi reçus pourraient inciter l’enfant à reproduire de plus en plus fréquemment ce type de discours. L’accueil et l’empathie sont donc les deux meilleurs alliés du parent : « Ah oui? Tu te trouves nul? Qu’est-ce qui te fait penser ça? N’es-tu pas simplement déçu de toi aujourd’hui? » « Hum… Tu es nul ou tu es fâché contre toi-même? »

    Toutefois, si ces verbalisations persistent pendant plusieurs mois et s’accompagnent d’une attitude défaitiste et d’une humeur de plus en plus maussade, il peut être pertinent de consulter un intervenant afin de vous aider à mettre en place des stratégies lui permettant de revenir à une meilleure perception de lui-même.


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