• photo_sommeilJe vous ai présenté ma problématique sur ma page facebook : Fiston est de plus en plus anxieux depuis 2-3 semaines… là, c’est tous les soirs où il n’arrive pas à dormir… on lui donne de la mélatonine, on le change d’endroit pour dormir, on lui dit de ne pas s’en faire et de penser à de belles choses, rien n’y fait. Il panique, il pleure et dit que son lit est maléfique… je sais, il a un trouble anxieux, mais c’est la toute première fois que ça se manifeste ainsi. Mon hypothèse? On doit augmenter le dosage de sa médication… qu’en pensez-vous?

    Vous avez été nombreux, nombreuses (54 pour être plus exact) à me donner votre opinion, vos trucs et j’y ai trouvé tellement de réconfort et de solidarité que je me dois d’en faire profiter tous ceux qui n’ont pas eux la chance de vous lire.  J’ai donc décidé de publier ici les meilleurs trucs proposés pour combattre l’anxiété lors du coucher.

    30 Trucs pour combattre l’anxiété au coucher

    1. Considérer Intuniv comme médication complémentaire ou de remplacement
    2. Opter pour une veilleuse ou une source de lumière apaisante
    3. Donner un massage
    4. Mettre une musique apaisante
    5. Considérer l’approche PNL
    6. Chasser les craintes de monstres et autres inquiétudes (Appeler les fées protectrices en tapant dans les mains, vaporiser de l’eau dans les airs pour chasser les mauvais esprits, utiliser un nouveau toutou « magique » qui éloigne ce qui fait peur a l’enfant,
    7. Assurer une présence (puis s’éloigner graduellement…)
    8. Techniques de respiration et de visualisation
    9. Faire plus de sport
    10. Opter pour un produit homéopathique
    11. Détentes dirigées
    12. Consultation en psychoéducation pour gestion de l’anxiété
    13. Consulter en ostéopathie
    14. Musique de détente de Nicole Bordeleau
    15. Neurofeedback
    16. Se faire prescrire de la Clonidine ou du Seroquel
    17. Une thérapie cognitive comportementale
    18. Opter pour un toutou lourd
    19. Parfumer à la lavande
    20. Lire le bouquin  » Incroyable moi maitrise son anxiété« 
    21. Jouer au Tangle
    22. Essayer le yoga
    23. Dormir avec son animal de compagnie
    24. Suppléments de magnésium
    25. Un sac magique chauffé
    26. Essayer le produit naturel « Natural Calm »
    27. L’auto-hypnose
    28. Sophrologie et la gestion mentale
    29. Lire avant de dormir
    30. Ne pas regarder de télé violente ou troublante ni jouer à des jeux vidéo

    Vous êtes très créatifs!!! J’y vois plusieurs bonnes idées mais celle que je retiens le plus c’est celle qui utilise l’imaginaire de l’enfant pour chasser les idées négatives.  Ici, nous utilisons des taies d’oreiller que ma mère a fabriqué lorsque les enfants dormaient avec un tout petit oreiller.  Aujourd’hui, on pose la taie par-dessus la taie de l’oreiller et on dit que c’est une poche à cauchemars, elle attrape ceux-ci avant qu’ils ne soient dans nos rêves.  Ça fonctionne bien… mais certaines fois, nous devons vivre avec le trouble anxieux qui lui, peut s’avérer beaucoup plus complexe.


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  • Voici la définition d’un « TDAH » (selon le DSM-IV)

    Le Trouble Déficitaire de l’Attention avec Hyperactivité (TDAH) est une condition caractérisée par un degré inapproprié d’inattention (manque de concentration, distraction), d’hyperactivité et d’impulsivité ne correspondant pas au niveau de développement de l’enfant et pouvant se manifester dans plusieurs types d’environnement (ex. scolaire, social, familial).

    L’Attention repose sur:

    • Le maintien d’un bon état de vigilance.
    • La capacité de diriger son attention sur une tâche donnée, en excluant les éléments qui pourraient distraire cette capacité attentionnelle.
    • La capacité de faire des associations, dans le langage ou dans le champ visuospatial

     

    Saviez-vous que 70 à 80% des enfants souffrent encore d’un TDAH à l’adolescence (patients qui ont reçu un diagnostic de TDAH durant l’enfance, de 4 à 12 ans)?

    Les effets possibles du TDAH sur le développement de certains adolescents:

    • problèmes scolaires
    • difficultés d’interactions sociales
    • problème d’estime de soi
    • problèmes légaux; tabac, drogues, etc.
    • blessures, accidents
    • comportement sexuel à risque

    Naturellement, les symptômes et l’intensité des comportements du TDAH sont très différents d’un adolescent à l’autre.

     

    psychoado

    Yvon Genest, Thérapeute, B. Sc. En Psychologie
    Téléphone : 514-755-9077
    Site Web : www.psychoado.com
    Facebook : https://www.facebook.com/ygenest


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  • Le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) est le trouble comportemental le plus fréquent chez les enfants et les adolescents. À des degrés variables, le TDAH peut perturber le fonctionnement personnel, scolaire, familial et social. S’il n’est pas identifié et traité tôt, il peut avoir des conséquences sur toute la vie adulte. Le trouble du déficit de l'attention avec hyperactivité (TDAH)



    Qu’est-ce que le TDAH?

    Le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) est une maladie d’origine neurologique qui a 2 caractéristiques principales : 1) l’inattention et 2) l’hyperactivité ou l’impulsivité. Bien que ces types de comportements se retrouvent chez tous les enfants, ils sont chroniques et très prononcés dans le cas de ceux qui sont atteints du TDAH. Et ils se manifestent dans toutes les circonstances de leur vie (pas uniquement à l’école ou à la maison, par exemple).

    Malgré les difficultés scolaires causées par un TDAH, il n’existe aucun lien entre ce trouble et l’intelligence.

    On estime que de 5 % à 8 % de la population souffre de TDAH. On a longtemps cru que les garçons étaient plus touchés que les filles, mais les études les plus récentes ne relèvent pas de distinction entre les sexes.

    Cette maladie est, en général, diagnostiquée vers l’âge de 7 ans, mais les enfants qui en souffrent ont souvent eu des comportements difficiles dès l’âge de 2 ans. Dans la moitié des cas, le TDAH persiste à l’âge adulte, mais il arrive que les symptômes diminuent à l’adolescence. Les connaissances sur le TDAH ont beaucoup progressé depuis quelques années et les soins se sont beaucoup améliorés.

    Environ la moitié des enfants souffrant d’un TDAH ont aussi d’autres problèmes, comme des troubles d’apprentissage, de l’anxiété, de l’opposition ou des troubles affectifs. Ces problèmes entraînent souvent des difficultés de socialisation et une mauvaise estime de soi. Pour cette raison, l’évaluation des enfants peut nécessiter l’intervention de plusieurs professionnels : psychologues, professeurs, éducateurs, orthopédagogues, travailleurs sociaux, etc.

    Les symptômes

    Votre enfant souffre peut-être du TDAH s’il présente depuis 6 mois ou plus :

    OU

    OU

    Ces symptômes doivent se manifester dans plusieurs circonstances (ex. : à l’école, à la garderie et à la maison), à un degré qui ne correspond pas au niveau de développement de l’enfant. Certains de ces symptômes doivent avoir été présents avant l’âge de 7 ans.

    Symptômes d’inattention

    Souvent, l’enfant :

    Les symptômes du TDAH ont tendance à augmenter lors de situations nécessitant une certaine discipline ou un certain effort, et à diminuer lorsque l’enfant joue, vit une situation nouvelle ou est félicité pour ses bons comportements.
    • n’est pas capable de prêter attention aux détails ou fait des fautes d’inattention dans les devoirs scolaires, le travail ou d’autres activités;
    • a du mal à soutenir son attention au travail ou dans les jeux;
    • semble ne pas écouter quand on lui parle;
    • ne respecte pas les consignes et ne parvient pas à terminer ses devoirs scolaires ou ses tâches ménagères;
    • a de la difficulté à organiser ses travaux ou ses activités;
    • évite, déteste ou fait à contrecœur les tâches qui nécessitent un effort mental soutenu (comme le travail scolaire ou les devoirs à la maison);
    • perd les objets nécessaires à son travail ou à ses activités (ex. : jouets, cahiers de devoirs, crayons);
    • se laisse facilement distraire par des sources de stimulation externes;
    • a des oublis dans la vie quotidienne.

    Symptômes d’hyperactivité ou d’impulsivité

    Souvent, l’enfant :

    • remue les mains ou les pieds, se tortille sur son siège ou manipule un objet sans arrêt;
    • se lève en classe ou dans d’autres situations où il doit rester assis;
    • court ou grimpe partout, dans des situations où cela est inapproprié, sans craindre le danger;
    • a du mal à se tenir tranquille dans les jeux ou les activités de loisir;
    • est très actif ou agit comme s’il était « monté sur des ressorts »;
    • parle trop;
    • répond de façon précipitée à une question qui n’est pas encore entièrement posée;
    • a du mal à attendre son tour;
    • interrompt les autres ou impose sa présence (ex. : fait irruption dans les conversations ou dans les jeux);
    • a de la difficulté à contrôler ses gestes et ses paroles dans les moments stressants, ce qui peut le rendre arrogant et, parfois, agressif dans ses paroles ou ses gestes;
    • tolère mal la frustration imposée par certaines consignes;
    • a des sautes d’humeur.

    Symptômes du TDAH de type mixte

    Les enfants qui souffrent du TDAH de type mixte présentent à la fois, depuis 6 mois ou plus, au moins 6 symptômes du TDAH de type inattention et au moins 6 symptômes du TDAH de type hyperactivité/impulsivité.

    Inattention ne rime pas toujours avec hyperactivité et impulsivité
    Un enfant peut être très distrait et ne présenter aucune hyperactivité. À l’inverse, un enfant peut être très agité et impulsif, mais être capable de se concentrer sur certaines tâches. Les enfants hyperactifs sont plus souvent des garçons. Ce sont eux qui attirent, en général, l’attention des éducatrices et des professeurs.

    Quand consulter?

    Il est nécessaire de consulter un médecin quand l’agitation de l’enfant est présente en tout temps, perturbe ses échanges et ses apprentissages et rend impossible la vie familiale. Voici quelques indices pour mieux évaluer la situation :

    • La durée du comportement : plus de 3 à 6 mois.
    • Sa fréquence : plusieurs fois par jour ou plusieurs crises par semaine.
    • Sa constance : cela lui arrive à plusieurs endroits, avec plusieurs intervenants.
    • Son intensité : cela a des conséquences pour l’enfant et son environnement.
    • L’impact sur sa vie : cela affecte son estime de soi, ses résultats scolaires.

    Source : Geneviève Pelletier, psychoéducatrice auprès de la Commission scolaire de Montréal.


    Certaines situations peuvent occasionner des symptômes semblables à ceux du TDAH.
    C’est le cas, par exemple, d’une situation familiale conflictuelle, d’une séparation, d’une incompatibilité de caractères entre l’enfant et son enseignant ou de conflits avec des amis. Parfois, des problèmes auditifs expliquent l’inattention. Enfin, d’autres problèmes de santé peuvent provoquer ce type de symptômes ou les amplifier. En cas de doute, mieux vaut en discuter avec le médecin de l’enfant.

    Les causes du TDAH

    Cette maladie neurologique complexe n’a pas une cause unique. Probablement liée à certaines substances chimiques du cerveau, elle n’est pas causée par des besoins affectifs non comblés ni par des problèmes psychosociaux.

    Même s’il s’agit d’une maladie héréditaire, certains facteurs peuvent toutefois en augmenter le risque, comme :

    • l’exposition du fœtus à certaines substances toxiques (alcool, tabac ou drogue);
    • une méningite bactérienne;
    • un traumatisme crânien;
    • la prématurité;
    • tout problème survenu à l’accouchement ayant pu causer un manque d’oxygène au nourrisson.

    Comment diagnostiquer un TDAH?

    Le diagnostic de TDAH n’est pas facile à poser et il n’existe aucun test ou examen médical permettant un diagnostic clair.

    Le spécialiste qui pose le diagnostic fait une évaluation approfondie de l’enfant et de son milieu de vie. Pour l’aider à déterminer si un enfant souffre d’un TDAH, ce professionnel de la santé utilise aussi plusieurs outils, comme :

    • les critères comportementaux définis par l’ouvrage Diagnostic and Statistical Manuel of Mental Disorders, 5e édition (outil principal);
    • des tests psychologiques;
    • des tests neuropsychologiques;
    • certaines échelles comportementales remplies par les professeurs et les parents (ex. : échelle de Conners).

    Comment traiter?

    Il n’existe aucun traitement pouvant guérir le TDAH. L’objectif de l’intervention est de réduire les effets de la maladie sur l’enfant, c’est-à-dire ses difficultés scolaires, les souffrances liées au rejet qu’il subit souvent, sa faible estime de soi, etc. Lorsqu’un TDAH est bien traité, son évolution est généralement bonne.

    Y a-t-il plus d’enfants atteints de TDAH qu’avant?
    « Nous n’avons pas d’études en ce sens. Je crois tout simplement que la maladie est mieux cernée qu’avant. Cela dit, le style de vie actuel peut faire en sorte que ce trouble dérange plus qu’il ne le faisait avant. Les familles étant plus petites, la pression de la réussite subie par chaque enfant augmente. En outre, la société demande d’être plus productif. Les familles se sentent plus forcées de traiter ces enfants. »
    - Dre Ann Graillon, pédiatre

    Dès que le diagnostic de TDAH est posé, l’enfant doit absolument faire partie de la discussion et des décisions. Le traitement du TDAH est individualisé et nécessite la collaboration de spécialistes variés, de la famille et du milieu scolaire.

    Les préjugés associés au TDAH sont tenaces. Pour cette raison, le traitement médical est toujours combiné à une intervention psychosociale (ex. : programme d’aide aux habiletés sociales, psychothérapie comportementale, thérapie familiale, soutien pédagogique ou participation à des activités sportives ou communautaires). En milieu scolaire, des interventions qui favorisent l’organisation du travail par un encadrement adapté sont conseillées.

    Médicaments

    En plus des interventions psychologiques et sociales, la prise de médicaments est souvent nécessaire pour réduire les symptômes du TDAH. Le médecin ne prescrit habituellement pas ces médicaments seulement parce qu’un enfant est turbulent, à moins que ce comportement soit assez prononcé pour perturber ses habiletés sociales ou son estime de soi.

    En général, ce sont les difficultés scolaires qui justifient le début d’un traitement. C’est la raison pour laquelle l’utilisation de médicaments devrait être exceptionnelle avant l’entrée à l’école.

    Pas des tranquillisants

    La plupart des médicaments utilisés dans le traitement du TDAH sont des stimulants. Leur effet peut être comparé à celui obtenu lorsqu’on prend un café. En stimulant le centre d’éveil, les psychostimulants aident à maintenir une certaine attention et ont comme effet de diminuer l’agitation.

    Certains enfants réagissent mieux à une catégorie particulière de médicaments plutôt qu’à une autre. Il est donc parfois nécessaire que l’enfant essaie différents médicaments avant de trouver celui qui apporte les effets voulus. Voici les principaux médicaments prescrits pour le TDAH :

    • Méthylphénidate : le psychostimulant le plus souvent utilisé (ex. : Ritalin, Biphentin et Concerta). Il ne guérit pas le TDAH et ne l’empêche pas de persister à l’âge adulte, mais il réduit les symptômes tant qu’il est pris. Il n’entraîne aucune dépendance.
    • Dérivés de l’amphétamine : autre classe de psychostimulants (ex. : Adderall, Dexedrine et Vyvanse).
    • Atomoxétine : n’est pas un stimulant (ex. : Strattera). Ce médicament peut être utile chez les enfants qui ont aussi un problème d’anxiété.

    Le méthylphénidate, tout comme les dérivés de l’amphétamine, améliore la concentration mentale de l’enfant et lui permet de vivre plus d’expériences favorables. Souvent, ses résultats scolaires s’améliorent et ses relations avec ses parents et ses amis deviennent aussi plus harmonieuses.

    Effets indésirables des psychostimulants

    Les effets indésirables les plus fréquents des psychostimulants sont la perte d’appétit et les troubles d’endormissement. Ils peuvent aussi donner des maux de tête, des maux de ventre et entraîner des variations d’humeur (tristesse, irritabilité). Des tics peuvent apparaître ou être accentués, s’ils étaient déjà présents. Ces effets ont tendance à disparaître avec le temps.

    Un enfant qui prend des psychostimulants peut perdre un peu de poids ou prendre du poids légèrement moins vite qu’avant. Ces médicaments ne nuisent cependant jamais à la croissance de l’enfant.

    Les médicaments, seulement un des aspects du traitement

    En plus de prendre ses médicaments, l’enfant doit aussi développer des stratégies qui l’aideront à s’organiser, à se concentrer, à diminuer les excitants présents dans son environnement, etc. Il est aussi essentiel de travailler sur son comportement et son estime de soi. Voici comment l’aider.

    • Dire à l’enfant que le TDAH est un trouble d’origine neurologique qui n’a rien à voir avec son intelligence.
    • Déculpabiliser l’enfant en insistant sur le fait qu’il n’est pas responsable de son état.
    • Le responsabiliser en lui disant que c’est lui qui a le plus de pouvoir sur la réduction de ses symptômes. Les intervenants et les médicaments sont là seulement pour l’aider.
    • Insister sur ses forces et lui expliquer que le traitement lui donnera des outils pour mieux se contrôler et avoir de meilleurs résultats à l’école.
    • Éviter de multiplier les aménagements familiaux pour encadrer l’enfant hyperactif. Cela risque d’exagérer son sentiment de toute-puissance et d’accentuer son sentiment d’isolement.
    Congé de médicaments durant les fins de semaine et l’été?
    Il est possible que le professionnel de la santé qui suit votre enfant recommande de cesser la médication les fins de semaine ou l’été, surtout si votre enfant souffre d’effets secondaires importants ou si la médication n’est pas nécessaire pour être fonctionnel dans les activités courantes à l’extérieur de l’école.
    Une seule exception : l’atomoxétine (Strattera). Votre enfant ne doit pas cesser de prendre ce médicament, surtout en début de traitement. L’atomoxétine doit être prise de façon continue pendant plusieurs semaines avant d’atteindre son effet maximal.

    Approches complémentaires

    Il existe de nombreuses approches complémentaires au traitement du TDAH. Qu’il s’agisse de restrictions alimentaires (ex. : éviter les additifs alimentaires ou les sucres concentrés) ou de la prise de suppléments (vitamines, minéraux), il n’existe aucune donnée scientifique prouvant leur efficacité. La seule exception est la diète riche en oméga-3, qui pourrait avoir un effet favorable sur la concentration.

    Soins et conseils pratiques

    • Confiez à votre enfant une seule tâche à la fois, et assurez-vous qu’il l’a bien faite avant de lui en donner une autre. Au besoin, décomposez les consignes en étapes faciles à comprendre et à réaliser.
    • Évitez autant que possible de le laisser dans un groupe turbulent, ou de le mettre en présence d’une personne agitée ou impatiente.
    • Trouvez-lui un endroit calme où il pourra faire ses devoirs et accomplir d’autres tâches qui demandent de l’attention.
    • Pour l’aider à se concentrer, réduisez les sources de stimulation et de distraction dans son environnement, comme la télévision, les jeux vidéo et l’ordinateur. Favorisez les activités calmes.
    • S’il a de la difficulté à dormir, incitez-le à se dépenser physiquement durant la journée et à faire des activités calmes avant d’aller au lit. Créez une ambiance de détente avant l’heure du coucher (tamisez la lumière, mettez une musique douce, utilisez des huiles essentielles aux propriétés apaisantes, etc.).
    • Ayez toujours un œil sur lui : un enfant hyperactif risque plus que les autres de se blesser en jouant, car il n’a pas la notion du danger.
    • La force, les cris et les châtiments corporels ne sont en général d’aucune utilité. Lorsque votre enfant hyperactif dépasse les limites, demandez-lui de se retirer dans sa chambre pendant quelques minutes. Cette solution permet à chacun de retrouver son calme.
    • Évitez de tomber dans le cercle « agitation – punition – surveillance ». Vous risqueriez alors de contrôler davantage un enfant qui a besoin de bouger plus que les autres. Privilégiez donc les explications plutôt que les punitions.
    • Évitez de souligner ses erreurs : la motivation et les encouragements donnent de meilleurs résultats. Cultivez son estime de soi en le félicitant et en le remerciant lorsqu’il se conduit bien.
    • Reconnaissez vos limites avant de perdre patience et demandez de l’aide au besoin.

    Comment prévenir?

    On ne peut pas prévenir l’apparition du TDAH.

     

    Naitre et grandir.com

    Révision scientifique : Dr Jean Turgeon, pédiatre, CHU Sainte-Justine
    Recherche et rédaction : Équipe Naître et grandir
    Mise à jour : Juillet 2014

     

    Références

    Note : les liens hypertextes menant vers d’autres sites ne sont pas mis à jour de façon continue. Il est donc possible qu’un lien devienne introuvable. Dans un tel cas, utilisez les outils de recherche pour retrouver l’information désirée.

    Ressources

    • ASSOCIATION QUÉBÉCOISE DES TROUBLES D’APPRENTISSAGE. http://aqeta.qc.ca/
    • REGROUPEMENT DES ASSOCIATIONS DE PARENTS PANDA DU QUÉBEC (organisme d’entraide pour les parents d’enfants ayant des troubles de l’attention avec ou sans hyperactivité, qui dispose de plusieurs bureaux en région). www.associationpanda.qc.ca

    Bibliographie

    • BÉLANGER, Stacey. Le trouble de déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH). Montréal, Éditions du CHU Sainte-Justine, 2008, 200 pages.
    • PASSEPORT SANTÉ. « Le trouble de déficit de l’attention ». www.passeportsante.net
    • SOCIÉTÉ CANADIENNE DE PÉDIATRIE. SOINS DE NOS ENFANTS. « La médecine parallèle pour les troubles de déficit de l’attention avec hyperactivité ». www.soinsdenosenfants.cps.ca

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  • Le trouble de déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH) est sur toutes les lèvres, sur toutes les tribunes. Pour les parents ayant un enfant aux prises avec ce problème, une foule de questions et d’inquiétudes surgissent. L’orthophoniste Agathe Tupula Kabola nous offre quelques pistes de réflexion.

    CV

    • Nom : Agathe Tupula Kabola
    • Années d’expérience : 4 ans
    • Clinique : Clinique Proaction

    TDAH sensibilisation intervenant enfantSensibilisation auprès des intervenants
    Le simple fait que l’enseignant, par exemple, soit informé de la situation peut aider à améliorer le quotidien de l’enfant. En comprenant pourquoi ce dernier est agité et désorganisé, l’adulte pourra réagir en conséquence.

    TDAH Organisation et disciplineOrganisation et discipline
    Mettre en place une routine dans les différents milieux de vie de l’enfant (garderie, école, activités parascolaires) contribue à le sécuriser. Il est recommandé de se servir d’un appui visuel, tel un horaire. Des outils existent pour illustrer le temps qu’il reste pour terminer une activité.

    TDAH Canaliser énergie enfant hiverCanaliser son énergie
    On suggère à l’enfant présentant un TDAH de consacrer son trop-plein d’énergie à diverses activités. Le sport et l’activité physique sont bénéfiques pour tous, mais ils le sont particulièrement pour les jeunes atteints de TDAH qui, après s’être bien dépensés, peuvent mieux se concentrer. Ça les amène aussi à se réaliser et à vivre des réussites.

    TDAH Thérapie familiale enfantThérapie familiale cognitivo-comportementale
    L’impulsivité peut se manifester de plusieurs façons. Mais en matière de comportement, il existe des interventions pour aider les enfants et leurs proches. Il peut être utile de consulter un psychoéducateur.

    SANTÉ_TDAH option pharmacologique_c100Option pharmacologique
    En dernier recours, la médication peut jouer un rôle important pour diminuer les symptômes de TDAH. Cette dernière peut entraîner quelques effets secondaires, mais il suffit de trouver la bonne dose. Cette voie est à privilégier quand on a épuisé toutes les autres stratégies disponibles.


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  • Podcast N°3: Ce qui se passe dans la tête d’un TDAh

    Classé dans : le comprendre, podcast | 0
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    Podcast N°3

     

     

    Bonjour et bienvenue dans ce 3ème podcast du blog “mon enfant hyperactif.com”. Dans cet épisode , j’aimerais vous parler de ce qui se passe exactement dans la tête d’un TDAh.

    Alors tout d’abord, je vous mets en garde, ce que je vais dire est délicat car les mots étant par essence très réducteurs, ils peuvent être interprétés de manière différentes selon le vécu et les connaissances de chacun. Or, on ne reconnait que ce que l’on connait; Je dirai donc que la meilleure manière de l’aborder comme Saint Exupéry le disait si bien, voir avec le coeur:

    On ne voit bien qu’avec le coeur, l’essentiel est invisible pour les yeux.                                                                                                          

                                                                                                     Saint Exupéry

    Etant moi-même TDAh, je vais pour cela prendre l’exemple de l’émission ” le Mag de l’aprèm” sur Sud Radio où j’étais invitée en même temps que Louis Vera, Steph panda, etc…sur le sujet mon enfant est hyperactif .

     

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    Un TDAh capte toutes les informations à égale intensité sans pouvoir filtrer

     

    En fait, quand le présentateur Marc Leval me posait une question, je faisais un effort supplémentaire par rapport à l’habitude pour être attentive à ce qu’il me disait mais je me rendais compte qu’en montant le curseur de l’attention, je montais en même temps le curseur de toutes les autres informations que je capte. Et j’étais parfaitement incapable de faire le tri entre l’information la plus importante, en l’occurrence la question de Marc et tout le reste, donc c’était particulièrement éprouvant pour moi.

     

     

    Lorsque Marc Leval me parlait, j’entendais effectivement sa question mais j’entendais à égale intensité la chaleur de sa voix,  la fluidité avec laquelle il parle, la facilité avec laquelle il rebondit à chaque intervention. En même temps, je percevais aussi ce qui se passe à travers ma fenêtre. Pour l’instant, il y a des travaux devant chez moi, donc j’entendais la grue pivoter, les hommes s’affairer, les camions bloquer la circulation, les voitures klaxonner  mais aussi mon chat qui mangeait ses croquettes dans la cuisine. Tenir le fil de la conversation sans le lâcher était donc un véritable sport.

    Alors pourquoi? Voici mon interprétation. L’émission étant pour moi  comme un “danger”, ce n’était pas confortable pour moi, tous mes sens étaient en alerte. Un peu comme si j’étais dans la jungle et que je sentais un tigre pas loin de moi sans savoir exactement où il est. Donc le moindre petit craquement ou petit bruit capte mon attention.

    En fait, le TDAh est un hypersensible et à la moindre sensation de danger ou d’angoisse, tous ses sens sont exacerbés.

    J’espère que Vous comprendrez mieux maintenant que si vous lui demandez de faire attention à des choses qui ne l ’intéressent pas du tout, il va fatalement être attiré par ce qui est plus captivant pour lui. Pour mon fils par exemple, il zappe les 3/4 de ce que dit son professeur par contre il n’en rate pas une lorsque quelqu’un (même son prof)  fait quelque chose de marrant ou d’humoristique.

    Si vous voulez faire le test de vous mettre dans la peau d’un TDAh, je vous invite à écouter une émission de radio que vous ne voulez absolument pas rater tout en branchant en même temps d’autres postes de radio, télévision, ordinateur…. Puis dites-moi comment ça s’est passé pour vous. Avez-vous pu maintenir votre attention à 100% sur votre émission préférée ou avez-vous eu des moments de distraction. En tous cas pour nous TDAh, même avec la meilleure volonté du monde, c’est épuisant mais tout à fait involontaire, nous n’arrivons tout simplement pas à filtrer l’information la plus importante du reste.

     

    Le TDAh, toujours dans son monde

     

    Pour en revenir à l’émission de Marc Leval dans le Mag de l’aprèm, j’aimerais soulever un point qui a été partagé par Steph Panda . Elle nous dit que ses enfants TDAh passent souvent du coq à l’âne dans les conversations. C’est quelque chose que l’on m’a toujours dit aussi et que je retrouve maintenant chez mon fils TDAh également.

    En fait, le TDAh vit beaucoup dans sa bulle. Il n’est pas vraiment ancré sur terre. Il a un pied sur terre et un autre dans les étoiles ou dans son monde. Pour ma part, j’ai mis plus de 40 ans avant d’atterrir vraiment et encore, à la moindre souffrance, je repars…  Quand je parle d’atterrir, il s’agit, entre autres, de réaliser que les autres sont différents ou que nous sommes différents des autres et que nous ne communiquons pas de la même façon.

    Entre TDAh, c’est plus facile. Nous n’avons d’ailleurs pas l’’impression de passer du coq à l’âne, le mode de communication se passe plutôt au-delà des mots, La télépathie est d’ailleurs très fréquente entre nous…

    Mais passer du coq à l’âne ou l’ impression d’être dispersé  peut aussi avoir une autre raison.  Lorsque je me faisais coacher l’année dernière et que l’on me disait que j’étais dispersée dans mes propos, ça m’énervait parce que dans ma tête, je n’étais pas dispersée, il y avait un lien entre mes propos.

     

    Le TDAh, c’est  “google earth”

     

    Je m’explique: pour les non-TDAh, la vision des choses sera comme de se promener dans la rue, où au fur et à mesure de votre promenade, vous verrez défiler le paysage. Donc, tout se fait par étapes successives.

    Pour un TDAh, c’est comme  si nous étions  “google earth” , Notre vision est une vision aérienne, une vue d’ensemble, toutes les informations sont là de manière instantanée. Donc , lorsque l’on veut parler d’un sujet, le débit de la parole est tellement lent par rapport à l’instanté de ce que l’on perçoit que l’on va donner un maximum d’informations sur un laps de temps très court, histoire de ne pas en oublier en cours de route. Et même si les informations peuvent être très différentes les unes des autres, il y a toujours un lien entre elles.

    En fait, si nous pouvions communiquer en images comme notre mode de pensée, ce serait notre mode de communication le plus approprié. Mais par contre, nous n’avons pas les détails.

    Le non-TDAh connait aussi cette vision google earth, mais généralement, il a besoin de se mettre en état de relaxation ou de méditation pour y parvenir, histoire de lâcher le mental et pouvoir observer avec un certain recul.

     

    le TDAh, c'est google earth

     

    Aider le TDAh à s’ancrer

     

    A l’inverse, le TDAh a besoin de s’ancrer. Et pour l’ aider, il faut

    - pouvoir l’écouter et prendre en compte la pertinence de ses propos même s’ils ne correspondent pas à ce que vous aimeriez entendre!

    - Le laisser jouer au maximum dans la nature et avec les animaux

    - Le laisser danser et bouger comme il le sent

    - Le câliner et le masser pour l’aider à être plus en contact avec son corps.

    - Utiliser le Mixage Phosphénique et l’alternophonie du docteur Lefebure. En ce qui me concerne, ces outils m’ont permis de concrétiser des idées qui depuis des années restaient à l’état d’idées, dont ce blog “mon enfant hyperactif ou TDAh!”  Sourire

    Dans sa vie de tous les jours et dans les apprentissages notamment,  il faut savoir que le TDAh a besoin de connaitre la synthèse, la vue d’ensemble avant d’entrer dans les détails. Pourquoi? Parce que…

     

    Sans vision globale, le TDAh se sent dans l’insécurité, il ne sait pas où il va

     

    Pour reprendre l’exemple de l’émission, le fait que je n’ai pas eu les questions à l’avance, donc je ne connaissais  pas la vision globale de l’émission, ses objectifs, c’était pour moi très insécurisant et j’étais très anxieuse. Un TDAh a besoin de savoir où il va, de connaitre le ou les objectifs pour pouvoir ensuite plonger dans les détails, étape par étape de manière sereine.

    Voilà, j’espère que j’ai pu vous éclairer un peu plus sur ce qui se passe dans la tête de nos TDAh et sur ce qui est normal pour eux!

    Je vous dis à très bientôt pour un nouvel épisode.

    Pour ceux qui sont intéressés pas l’émission de Marc Leval sur Sud Radio du 30 octobre 2014 “mon enfant est hyperactif…”, cliquez sur : voici le lien

    http://www.mon-enfant-hyperactif.com/podcast-n3-ce-qui-se-passe-dans-la-tete-dun-tdah/


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