• Enfants zèbres : comment interagir avec ses enfants surdoués

     

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    Quand on est parent d’un enfant ou de plusieurs petits zèbres c’est un vrai casse-tête.

    C’est d’autant plus stressant que l’on a conscience qu’ils sont extrêmement réceptifs et vigilants et ne même temps on est pas forcément non plus des experts en éducation, faut d’avoir eu également des exemples suffisant dans ce sens.

    La question est donc comment faire pour adopter une attitude pour comprendre ses enfants et ne pas passer à côté. 

    Penser à leur place

    Une attitude très parentale, mais très mauvaise et de systématiquement penser à la place de ses enfants « parce qu’on les connaît très bien ».

    C’est une erreur monumentale, la plus répandue d’ailleurs chez tout le monde, surdoué ou pas.

    Cela peut tout simplement entraîner un phénomène grave de dépersonnalisation où l’enfant considère qu’on lui attribue rôle qui n’est pas lui. Il peut alors renier sa personnalité de deux façons :

    1. jouer un rôle de ce qu’on attend de lui pour protéger sa personnalité
    2. se dépersonnaliser et « coller » à la seule image qui visiblement est acceptée par ses parents

    Mauvaise attitude donc, même si elle ne porte pas toujours à des conséquences aussi graves.

    Essayer de les comprendre avec une avalanche de bouquins

    Là encore je pense que c’est une mauvaise idée.

    Les livres permettent de comprendre, mais pour peu que l’on soit scanner, on va en lire plein pour finalement ne jamais rien mettre en pratique.

    De plus on peut se retrouver complètement perdu et submergé : pour être un bon parent, il faudrait quasiment être psychologue en même temps qu’éducateur spécialisé et s’occuper de ses enfants à plein temps, voir à 200%…

    De quoi créer de la frustration sur l’idée que l’on des parents « vraiment nuls », pas à la hauteur de ce que ses enfants réclament.

    Attitude pragmatique que j’ai adoptée

    Une des attitudes pragmatiques que j’ai adoptée, face à cette avalanche de problématique insoluble sur l’éducation, c’est de considérer qu’un adulte face à un enfant, on est quand même très bête.

    Du coup plutôt que de considérer que je suis l’adulte qui sait tout, et que l’enfant lui ne sait rien, j’ai un peu renversé les rôles.

    Je joue mon rôle d’adulte certes, mais je prends très au sérieux les demandes de mes enfants, comme si c’était mes problématiques d’adulte.

    Des choses insignifiantes d’adultes sont importantes à leurs yeux dans leur monde.

    Comme je ne suis pas capable même avec ma grande intelligence, de comprendre en permanence les enjeux qui se trament derrière leur demande et dans leur petit monde, je prends toujours le temps de les écouter, en considérant par défaut que je suis bête, et que je dois savoir de quoi on me parle.

    Cela permet et je le remarque de valoriser l’enfant et de lui donner plus confiance en lui.

    Il se sent reconnu dans son individualité d’enfant (je ne leur demande pas de devenir de petits adultes) et respecté dans ses envies et désirs.

    Ainsi il est plus facile pour moi aussi de leur faire comprendre quand cela est nécessaire mes propres préoccupations et la raison de tel ou tel interdiction ou refus.

    Je ne sais pas si c’est la meilleure attitude du monde, mais en tout cas c’est celle que je peux appliquer immédiatement sans passer à côté de mes enfants.


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