• École : le rapport Komités recommande le recrutement d'accompagnants de jeunes handicapés, formés, diplômés et à durée indéterminée

    École : le rapport Komités recommande le recrutement d'accompagnants de jeunes handicapés, formés, diplômés et à durée indéterminée

    472029_preschool_girls_outside4_74.jpgC’est une solution clés en main, mais avec encore de nombreux réglages à prévoir que propose, dans son rapport rendu public ce mardi 25 juin, le groupe de travail pour professionnaliser les accompagnants pour la réussite des enfants et adolescents en situation de handicap. Sa présidente, Pénélope Komitès, et les représentants des associations, des pouvoirs publics, des syndicats et des élus recommandent la création d’une fonction d’accompagnant de jeune handicapé (AJH). Ces AJH accompagneraient les enfants et les adolescents, voire même les jeunes adultes poursuivant des études, dans tous leurs lieux de vie, « chaque fois que cela est nécessaire » : à l’école, bien sûr, mais aussi, en stage, au centre aéré, etc.

     

    Sortir de la précarité

    Pour « assurer la sortie de la précarité » à laquelle sont actuellement condamnés les auxiliaires de vie scolaire embauchés sur des contrats de courte durée, les AJH seraient recrutés sur contrat à durée indéterminée de droit public par un groupement d’intérêt public. Un GIP qui permettrait d’organiser la concertation de tous les acteurs publics et associatifs et de recueillir les financements des collectivités locales, des organismes publics et parapublics, mais dans lequel le ministère de l’Éducation nationale aurait la « prééminence ».

    La formation initiale des aspirants AJH s’étendrait sur un an et déboucherait sur un diplôme de niveau V (CAP ou BEP) ou IV (bac). Une formation et/ou une validation des acquis de l’expérience serai(en)t proposée(s) aux AVS actuellement sous contrat avec le ministère. Les premières sessions pourraient démarrer en septembre 2014 pour une sortie des premières promotions en juin 2015.

    « Un GIP ? Pourquoi pas ?, réagit Sophie Cluzel, la présidente de la Fnaseph, une fédération d’associationsmais de nombreux points restent encore en suspens : Quelle sera l’évolution de carrière de ces salariés sous contrat de droit public mais qui ne seront pas rattachés à la fonction publique ? Comment les quelque 250 AVS qui sont actuellement employés par les associations pourront intégrer ce GIP ?... » 

    Les erreurs de calcul de Vincent Peillon

    Des « arbitrages » doivent être rendus sur ce dossier pour être annoncés lors du prochain Comité interministériel du handicap… dont la date n’a toujours pas été fixée ! Et en attendant la réforme à venir, le bricolage continue. Les effets d’annonce aussi. Vincent Peillon a déclaré, le 20 juin au Sénat, que 8 000 postes « seront consacrés à nouveau à la rentrée pour accompagner les enfants en situation de handicap ». 8 000 -des créations ou de simples renouvellements de contrats ?- qui viendraient s’ajouter aux 1 500 recrutements de la rentrée 2012. Un effort qui s’impose, selon le ministre de l’Éducation nationale, parce qu’« entre 2010 et 2012, le nombre d'aides pour les enfants en situation de handicap est tombé de 20 000 à 5 000 ». D’où sort-il ce chiffre ? Mystère. Le rapport Komitès comptabilisait 27 882 AVS équivalents temps plein, au 30 juin 2012 ! Vincent Peillon serait-il plus fort en calcul politique qu’en mathématiques ? Franck Seuret - Photo Anissat

    472029_preschool_girls_outside4_74.jpgC’est une solution clés en main, mais avec encore de nombreux réglages à prévoir que propose, dans son rapport rendu public ce mardi 25 juin, le groupe de travail pour professionnaliser les accompagnants pour la réussite des enfants et adolescents en situation de handicap. Sa présidente, Pénélope Komitès, et les représentants des associations, des pouvoirs publics, des syndicats et des élus recommandent la création d’une fonction d’accompagnant de jeune handicapé (AJH). Ces AJH accompagneraient les enfants et les adolescents, voire même les jeunes adultes poursuivant des études, dans tous leurs lieux de vie, « chaque fois que cela est nécessaire » : à l’école, bien sûr, mais aussi, en stage, au centre aéré, etc.

     

    Sortir de la précarité

    Pour « assurer la sortie de la précarité » à laquelle sont actuellement condamnés les auxiliaires de vie scolaire embauchés sur des contrats de courte durée, les AJH seraient recrutés sur contrat à durée indéterminée de droit public par un groupement d’intérêt public. Un GIP qui permettrait d’organiser la concertation de tous les acteurs publics et associatifs et de recueillir les financements des collectivités locales, des organismes publics et parapublics, mais dans lequel le ministère de l’Éducation nationale aurait la « prééminence ».

    La formation initiale des aspirants AJH s’étendrait sur un an et déboucherait sur un diplôme de niveau V (CAP ou BEP) ou IV (bac). Une formation et/ou une validation des acquis de l’expérience serai(en)t proposée(s) aux AVS actuellement sous contrat avec le ministère. Les premières sessions pourraient démarrer en septembre 2014 pour une sortie des premières promotions en juin 2015.

    « Un GIP ? Pourquoi pas ?, réagit Sophie Cluzel, la présidente de la Fnaseph, une fédération d’associationsmais de nombreux points restent encore en suspens : Quelle sera l’évolution de carrière de ces salariés sous contrat de droit public mais qui ne seront pas rattachés à la fonction publique ? Comment les quelque 250 AVS qui sont actuellement employés par les associations pourront intégrer ce GIP ?... » 

    Les erreurs de calcul de Vincent Peillon

    Des « arbitrages » doivent être rendus sur ce dossier pour être annoncés lors du prochain Comité interministériel du handicap… dont la date n’a toujours pas été fixée ! Et en attendant la réforme à venir, le bricolage continue. Les effets d’annonce aussi. Vincent Peillon a déclaré, le 20 juin au Sénat, que 8 000 postes « seront consacrés à nouveau à la rentrée pour accompagner les enfants en situation de handicap ». 8 000 -des créations ou de simples renouvellements de contrats ?- qui viendraient s’ajouter aux 1 500 recrutements de la rentrée 2012. Un effort qui s’impose, selon le ministre de l’Éducation nationale, parce qu’« entre 2010 et 2012, le nombre d'aides pour les enfants en situation de handicap est tombé de 20 000 à 5 000 ». D’où sort-il ce chiffre ? Mystère. Le rapport Komitès comptabilisait 27 882 AVS équivalents temps plein, au 30 juin 2012 ! Vincent Peillon serait-il plus fort en calcul politique qu’en mathématiques ? Franck Seuret - Photo Anissat


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