• Agitation, difficultés d’attention et impulsivité. TDA/H ou pas, ça se travaille!

    Agitation, difficultés d’attention et impulsivité. TDA/H ou pas, ça se travaille!

        • 9 trucs simples pour améliorer la capacité d’attention et l’autocontrôleL’attention, la concentration et l’autocontrôle varient d’une personne à l’autre. Toutefois, une difficulté à rester attentif ou un surplus d’énergie ne signifient pas nécessairement que l’enfant est hyperactif. Plusieurs éléments peuvent influer sur les capacités attentionnelles et l’autocontrôle. Ainsi, la fatigue, le stress, une personnalité anxieuse, un manque d’intérêt pour la matière ou encore des difficultés académiques peuvent rendre plus difficile la concentration et augmenter l’envie de bouger.

          Imaginez un instant que vous devez assister à une formation toute la journée, sur un sujet qui ne vous intéresse pas, alors que vous êtes fatigué ou préoccupé. Auriez-vous du mal à rester attentif et calme? Si, en plus les chaises sont inconfortables, le formateur ennuyeux et que vous avez du mal à comprendre la matière, que se passerait-il? Je crois qu’on en demande beaucoup à nos cocos qui sont à un âge où ils ont bien davantage envie de jouer. Ceci dit, ils doivent tout de même aller à l’école et apprendre. Il importe donc d’aider l’enfant, par l’entraînement, à développer progressivement ces habiletés puisqu’elles sont essentielles à sa réussite scolaire et sociale. Certains chercheurs croient que près des deux tiers des enfants sous médication n’auraient pas de réel TDA/H et pourraient se passer de médication si une intervention adéquate et globale était faite dans leur milieu familial. Voici donc quelques pistes pouvant aider un enfant à développer sa capacité d’attention et son autocontrôle.

          1. Répondre au besoin de bouger

          • Lors de la routine, prévoir des activités où l’enfant pourra dépenser son énergie avant les périodes où il doit rester calme (repas, dodo, ateliers, etc.).
          • Fournir à l’enfant quelque chose qui occupe ses mains ou ses pieds pendant qu’il doit rester calme : balle antistress, corde avec nœuds à défaire, élastique à cheveux, etc.

          2. Réduire les sources de stress et la stimulation

          • Limiter le bruit et réduire l’éclairage (lumière du jour lorsque c’est possible plutôt que des néons et lumière tamisée le soir).
          • Ralentir le rythme de vie, diminuer le nombre d’activités structurées et la pression qu’on met à l’enfant afin qu’il aie une conduite irréprochable.
          • Diminuer le nombre d’intervention et de reproches (« Ne fais pas ça ! Tu vas le briser ! », « Dis bonjour à la dame ! Tu pourrais sourire ! », « Ne touche pas à ça ! Mange comme il le faut… »).
          • Arrêter de le bousculer constamment (« Grouille ! Dépêche ! ») et lui laisser le temps de respecter votre consigne avant de répéter.

          3. Augmenter les heures de sommeil

          • Coucher l’enfant 30 à 45 minutes plus tôt, quitte à permettre quelques minutes de lectures.
          • Ne pas les laisser se coucher trop tard les week-ends. On leur fait plaisir sur le coup mais on leur nuit à moyen terme.
          • Faire des siestes les week-ends.

          4. Adopter une saine alimentation

          • Réduire la quantité d’aliments préparés.
          • Moins de sucre, de gras et d’agents de conservation.
          • Vérifier si l’enfant ne pourrait pas avoir des intolérances alimentaires (lactose, gluten, etc.) Une mauvaise digestion peut influer grandement sur l’attention et l’humeur.

          5. Réduire le temps devant les écrans

          • Pas plus de 2h par jour, au total, devant la télé, les jeux vidéos, l’ordinateur ou tout autre écran.

          6. Augmenter le temps de lecture

          • 20 à 30 minutes de lecture par jour peuvent faire une énorme différence sur les résultats académiques, quitte à lire avec lui.
          • Déployez des efforts afin de trouver un type de lecture ou une série qui plaira à votre enfant.
          • On peut offrir à l’enfant un vingt minutes de lecture au coucher. « Tu lis ou tu te couches tout de suite… » à la longue, il risque de développer un goût pour la lecture.

          7. Jeux de table et de société (30 minutes de jeu par jour)

          • Jouer à des jeux qui demandent de la concentration : casse-têtes, jeux de mémoire et de logique (Ottello, dames, Rummy, etc.)
          • S’assurer qu’il s’amuse et qu’il vit des réussites : choisir des jeux adaptés à ses capacités intellectuelles et à sa capacité d’attention pour qu’il puisse terminer le jeu.
          • Faire des jeux où l’enfant doit se concentrer sur plus d’une chose à la fois, par exemple :
            • Sauter sur le rythme de la musique tout en obéissant à des consignes visuelles et arrêter de courir lorsque la musique arrête;
            • Marcher sur une ligne en chantant une chanson ou en répondant à des questions de l’éducatrice;
            • Jouer à la tag tout en tentant de garder une balle de golf dans une cuillère, etc.

          8. Faciliter l’apprentissage

          • Utiliser les trois styles d’apprentissage :
            • Auditif/verbal : expliquer brièvement avec des mots…
            • Visuel/concret : montrer ce qu’on veut, faire une démonstration, utiliser des pictogrammes, tenir l’objet concerné…
            • Kinesthésique/expérientiel : Faire vivre l’expérience, faire des mises en situation, amorcer le mouvement, tenir par la main, caresser le dos, associer l’apprentissage à un mouvement, faire manipuler, etc.
          • Parler et agir lentement pour lui laisser le temps de comprendre, d’assimiler et de traiter l’information.

          9. L’aider à se calmer lorsqu’il est trop agité

          • Baissez le ton, parlez peu et tamisez les lumières. L’attention, la concentration et l’autocontrôle varient d’une personne à l’autre. Toutefois, une difficulté à rester attentif ou un surplus d’énergie ne signifient pas nécessairement que l’enfant est hyperactif. Plusieurs éléments peuvent influer sur les capacités attentionnelles et l’autocontrôle. Ainsi, la fatigue, le stress, une personnalité anxieuse, un manque d’intérêt pour la matière ou encore des difficultés académiques peuvent rendre plus difficile la concentration et augmenter l’envie de bouger.

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