• Le projet d'accompagnement personnalisé est la grande nouveauté de cette rentrée des classes 2014. Il doit permettre des aménagements pédagogiques rapides et concrets pour les enfants handicapés.


     

    Loin du jeu de chaises musicales qui secoue le ministère de l'Education, la reprise des cours arrive à grand pas. Et en cette rentrée scolaire 2014, qu'est-ce qui va changer pour les enfants handicapés ? Une nouveauté est à retenir, il s'agit du Projet d'Accompagnement Personnalisé (PAP). Ce nouveau plan a été pensé pour permettre des adaptations pédagogiques rapides et concrètes afin de faciliter l'apprentissage des enfants en situation de handicap. Inscrit dans la loi Peillon de Juillet 2013, le Plan d'Accompagnement Personnalisé attendait ses décrets d'application pour entrer en vigueur. Ce devrait être chose faite dans quelques jours, dès que le conseil d'Etat aura donné son feu vert.

     

    Un effet pervers redouté


    Les aménagements prévus par le PAP sont nombreux : "un jeune qui est à l'école va pouvoir utiliser son ordinateur avec son correcteur d'orthographe. On doit aussi lui présenter des devoirs de façon plus aéré avec une police de caractère suffisamment grande. Cela répond vraiment à des besoins", estime Diane Cabouat, animatrice de la Commission scolarité au Conseil national consultatif des personnes handicapées. Le PAP constitue donc une réponse adaptée au quotidien des enfants en situation de handicap à l'école, mais il doit cependant être encadré.

     

     

    "Dans la théorie le PAP c'est très bien. C'est une réponse pour des jeunes qui ont des troubles de l'apprentissage mais qui n'ont pas d'autres besoins que des aménagements pédagogiques", explique Diane Cabouat. Une crainte subiste cependant : celle de voir le PAP, dispositif simple, remplacer des aménagements déjà existants, plus complets et plus coûteux. "Dans la pratique il y a un effet pervers qu'on voit arriver. Demain moi j'ai un enfant dyslexique, je m'adresse à la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) parce que mon enfant va avoir besoin de psychomotricité, d'un ordinateur, donc d'outils de compensation et la MDPH va me dire : il est dyslexique, il n'est pas handicapé, demandez un PAP". 

     

     

    Trop de plans ?

     

    Parmi les plans déjà en vigueur aujourd'hui, on trouve le Projet personnalisé de scolarisation (PPS) mis en place en 2005. Il permet à un élève de faire appel à des compensations plus importantes que le PAP, notamment le recours à un auxiliaire de vie scolaire (AVS) et à du matériel adapté, comme un ordinateur. La mise en place du PPS est souvent longue et nécéssite le depôt d'un dossier devant la Maison Départementale du Handicap. Le PAP et le PPS doivent donc être envisagés en complémentarité, sans que le moins coûteux ne finisse par remplacer le plus complet. En d'autres termes, pour les associations, le PAP ne doit pas devenir un PPS au rabais.

     

    Les parents risquent de ne plus savoir vers quel plan se tourner. Entre le PPS pour ceux qui ont les plus grandes difficultés, le PAI (Plan d'accompagnement individualisé) pour les enfants touchés par une maladie chronique (et pas forcément un handicap) ou un PPRE (Plan personnalisé de Réussite éducative) pour les difficultés scolaires "ordinaires", il y a de quoi s'y perdre. Une fois le décret publié, il faudra que le Ministère donne des instructions claires pour que les inspecteurs spécialisés, eux au moins, puissent s'y retrouver....  

     

     

    Les différents dispositifs du ministère de l'Education nationale pour le handicap

     

    Le PAP : Projet d’Accompagnement Personnalisé

    Le Projet d’Accompagnement Personnalisé (PAP) doit voir le jour pour la rentrée 2014. Il devrait concerner des élèves présentant des troubles des apprentissages et pour lesquels un diagnostic a été posé. En l’absence de besoins de compensation (matériel financé, accompagnement humain, rééducations), le PAP devrait permettre la mise en place d’aménagements et adaptations pédagogiques. Cela concerne aussi bien la possibilité d’utiliser son ordinateur que la des présentations adaptées des documents, des reformulations de consignes ….

     

    Le PPS : Projet Personnalisé de  Scolarisation

    Le Projet Personnalisé de Scolarisation (PPS) définit les modalités de déroulement de la scolarité de l'enfant handicapé et les actions répondant à ses besoins particuliers. Le PPS est une des composantes du plan de compensation. C’est un document écrit qui définit les modalités de scolarisation et les actions pédagogiques, psychologiques, éducatives, médicales et paramédicales adéquates. Il précise si l’élève a besoin d’un AVS (auxiliaire de vie scolaire) et de matériel pédagogique adapté.

     

    Le PAI : Projet d’Accueil Individualisé

    Le Projet d’Accueil Individualisé (PAI) est un protocole destiné à accueillir un élève présentant des besoins médicaux à l’école. Il est ainsi utilisé pour définir la condition de prise de médicaments à l’école.

    Louise Sébille Vignaud


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  • Mon enfant ne veut pas retourner à la garderie

     

    Voici une question reçue de la part d’un parent qui en rejoindra certainement plusieurs.

    Question:

    Bonjour,

    Je pense que mon fiston fait de l’anxiété… il a changé de garderie en début d’été (4 ans maintenant) et après 2 semaines de nouvelle garderie (super heureux, trippait, il se trouvait super grand d’aller dans une nouvelle garderie, bref le bonheur…) il a ensuite passé 3 semaine en congé avec nous. Et là, depuis une semaine, le retour à la garderie est infernal…. En fait, il pleure les premières minutes qu’on le laisse (il dit qu’il ne veut pas y aller, veut rester avec nous… vous voyez le portrait) mais l’éducatrice dit qu’ensuite, il va super bien. Je n’ai pas noté de changement dans son comportement à la maison, sinon qu’il est plus affectueux, et que les départs sont plus difficiles. Est une phase normale? De l’anxiété? Dois-je consulter? Je ne peux pas croire que tous mes matins, je vais devoir le laisser en pleurs… j’essaie d’être super « hop la vie », pourtant. Merci.

    Geneviève

    Réponse

    Allo Geneviève,

    Je ne crois pas que vous deviez consulter pour l’instant puisque votre fils semble aller bien le reste du temps. Je vous suggère plutôt de discuter avec lui un peu et surtout écouter ce qui fait qu’il n’a pas le goût d’aller à la garderie le matin.  Ensuite, vous pourrez valider ce qu’il ressent: « Hum… oui, moi aussi j’aurais bien aimé rester en vacances, c’est le fun quand on est ensemble tous les jours … Mais en même temps c’est le fun aussi de retrouver ses amis hein? » Il faudra simplement lui dire qu’il est normal qu’il aie envie de rester à la maison, que cette petite tristesse de se séparer de vous est légitime et qu’il ne doit pas s’en inquiéter. Vous pouvez ensuite lui faire remarquer que la tristesse part toute seule au bout de quelques minutes et qu’ensuite il s’amuse. … Dans l’anxiété, plus on tente de NE PAS être anxieux, pire c’est. Donc on accueille l’émotion et on la laisse partir d’elle-même.

    Il se peut aussi qu’à 4 ans, votre fils aime bien créer des réactions. Les enfants de cet âge adorent faire des choses juste pour voir comment les adultes réagiront. Donc, après cette discussion, je vous suggère de ne presque plus faire de cas des ses pleurs le matin. Vous pouvez lui dire: « Écoute, il y a cette petite tristesse à l’intérieur de toi le matin, tu peux l’écouter et pleurer ou encore penser à tes amis et au plaisir que tu auras et la petite tristesse va s’en aller si tu ne t’en occupes pas ».

    Ensuite, le matin, s’il pleure, vous lui dites simplement: « Ho! Je vois que ta petite tristesse est là ce matin? Dis-lui bonjour et on ne s’en occupe plus, d’accord?. » Ensuite, vous faite comme si de rien était, comme s’il ne pleurait pas. Vous discutez avec lui d’autre chose sans jouer les amuseurs public, vous ne tentez pas de le remettre de bonne humeur, ni de le consoler à l’excès. S’il le réclame, vous pouvez le prendre dans vos bras brièvement ou le rassurer un peu, sans toutefois y passer trop de temps. L’idée est de ne pas alimenter les pleurs en donnant trop d’attention à celles-ci, mais sans nier sa tristesse ni ignorer totalement l’enfant.

    Ne vous en faites pas s’il pleure encore quelque temps et ne lui mettez pas de pression car plus vous êtes inquiètes de ses pleurs, plus vous accentuez son anxiété. Attendez un bon mois pour lui permettre de se réadapter à son milieu,  mais si ça perdure au-delà de cette période ou si vous remarquez des changements importants dans son appétit, dans son sommeil ou des maux de ventre et des étourdissements, il pourra être judicieux de consulter un psychologue pour enfant, spécialisé dans l’anxiété.


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  • Eh oui! L’été tire déjà à sa fin et il faut, dès maintenant, commencer à planifier la rentrée de vos petits… et la vôtre! Fini le farniente au bord de la piscine, la routine revient en force et, avec elle, le « lever-bataille » du matin, la préparation des déjeuners et des lunchs, le « trafic-école-boulot-trafic-souper-devoirs-karaté-bain-dodo »! Le bonheur, quoi! La clé pour rendre la vie plus agréable? L’organisation, bien sûr, et… une bonne dose de lâcher-prise! Pour certains de nos jeunes, cette transition peut être source de joie (après tout, ils retrouvent leurs amis, ils ont des livres neufs et ils vivent un nouveau départ qui peut être excitant). Cependant, pour d’autres, la rentrée scolaire et la routine peuvent être une source de stress et d’anxiété. En effet, pour les tout-petits qui intègrent l’école pour la première fois, pour ceux qui auront à vivre un changement d’école ou, encore, pour les jeunes qui éprouvent des difficultés scolaires ou sociales, la rentrée peut représenter un défi important. Pour certains, le stress peut se transformer en véritable anxiété. Il faudra alors être à l’affût des symptômes, parfois subtils, par lesquels votre jeune exprimera son malaise.

    Symptômes d’anxiété par rapport à la rentrée

    • Le jeune refuse de parler ou d’entendre parler de l’école.
    • À l’inverse, il en parle beaucoup et fait preuve de zèle dans sa préparation.
    • Il souffre d’insomnie et vous remarquez des changements dans son appétit.
    • Il éprouve des malaises physiques : maux de tête ou de ventre, urticaire, etc.
    • Il est irritable, plus agressif et a des sautes d’humeur.
    • Il se replie sur lui-même, semble triste ou pleure de manière excessive.
    • Il s’oppose aux consignes courantes (alors qu’il collaborait bien pendant l’été).

    Voici quelques suggestions pour vous préparer à la rentrée scolaire. Vous pourrez ainsi rassurer les jeunes anxieux et permettre à toute la famille de vivre cette nouvelle étape de manière harmonieuse.

    Quelques jours avant la rentrée

    • Revenez doucement à une routine plus stable, diminuez progressivement le nombre de sorties et d’activités et rétablissez les heures de lever et de coucher (celles auxquelles les enfants sont habitués en période scolaire). Vous pouvez aussi commencer à vous entraîner à effectuer toutes les étapes de la routine matinale.
    • Mettez par écrit les règles et routines de la maison et entendez-vous avec vos jeunes sur les tâches et responsabilités qu’ils auront à assumer. Afin de les guider doucement vers l’autonomie, il est important de leur donner de nouvelles responsabilités chaque année. Un tableau de motivation peut s’avérer un outil intéressant pour les stimuler.
    • Familiarisez-vous avec les parcours d’autobus (pour les enfants qui fréquenteront un nouveau milieu). Il peut aussi être utile de faire le parcours entre l’école et la maison afin de repérer les dangers potentiels et les endroits où l’enfant pourra demander de l’aide au besoin. Pourquoi ne pas déjà trouver un ou deux copains avec qui il pourra marcher?
    • Si l’enfant est anxieux par rapport à la rentrée, il convient de vous montrer ouvert et accueillant. Avant de chercher à le rassurer, prenez le temps de l’écouter et de valider ce qu’il vit : « Oui, c’est vrai, c’est parfois stressant de vivre des changements. Qu’est-ce qui te stresse le plus? » Attention, toutefois, de ne pas dramatiser et évitez d’augmenter son stress en l’inondant de conseils et de recommandations. Votre jeune a besoin de sentir que, derrière votre empathie, vous êtes solide et avez confiance en sa capacité à s’adapter.

     Lors de la rentrée

    • Levez-vous plus tôt afin d’éviter que le sentiment d’urgence n’ajoute du stress inutile. La veille, préparez les lunchs et les vêtements et assurez-vous que l’atmosphère soit calme et agréable.
    • Prenez congé si possible (au moins quelques heures) afin d’accompagner votre enfant à cette première journée, peu importe son âge.
    • Allez vers les autres adultes afin de vous présenter et d’entrer en contact. Cela aidera votre enfant à créer des liens avec les autres.
    • Refusez de le ramener à la maison même s’il fait une crise ou s’accroche à vous. Rassurez-le calmement, mais de façon assez brève, puis confiez-le à son enseignant avant de partir, le sourire aux lèvres. Évitez de trop en faire pour le réconforter ou de laisser transparaître votre désarroi. Votre langage non verbal laisserait alors ce message à l’enfant : « Tu as raison de t’inquiéter, regarde, moi aussi je suis anxieuse et je me sens extrêmement coupable de t’abandonner ainsi à cette méchante dame… »

    Au cours des semaines suivantes

    • Établissez un contact avec l’enseignant, mais faites-lui confiance et ne remettez pas en question chacune de ses interventions auprès de votre enfant.
    • Évitez de mettre trop de pression à votre enfant relativement à ses résultats scolaires ou à son comportement. Le stress de performance peut entraîner des difficultés de concentration et davantage d’impulsivité. Vous risqueriez alors d’obtenir l’effet inverse ! Plutôt que de le quitter le matin en l’enjoignant de bien se conduire, souhaitez-lui simplement une belle journée.
    • Dans ses travaux scolaires, valorisez autant les efforts que les résultats.
      • Le matin, assurez-vous d’avoir suffisamment de temps pour effectuer les tâches sans être trop pressé et établissez un ordre dans lequel elles devront être effectuées (utiliser des repères dans le temps). Par exemple : lever à 6 h 30, habillage, lit, déjeuner (qui se termine à 7 h 15, que l’enfant ait terminé ou pas), brossage des dents, toilette, temps libre, préparation pour le départ (10 minutes avant).
      • Si votre enfant a pris la mauvaise habitude de paresser dans son lit ou de lambiner à chacune des étapes de préparation, vous pourriez le prévenir que chaque fois que vous devrez intervenir, il devra se coucher dix minutes plus tôt le soir.
      • Finalement, assurez-vous de réserver du temps pour… le plaisir dans chacune de vos journées!
      • Au retour de l’école, prenez quelques minutes pour accueillir vos enfants dans le calme et la bonne humeur plutôt qu’en leur donnant une série de consignes et en leur faisant des reproches. Réservez aussi du temps, avant l’heure du coucher, pour discuter ou lire une histoire. Nul besoin de faire des sorties chaque fin de semaine : une journée pyjama, une soirée cinéma ou un après-midi de jeux de société en famille sont souvent plus appréciés par nos jeunes hyper stimulés.
    • Évitez de surcharger l’horaire familial avec des activités parascolaires et autres sorties de  toutes sortes. Les enfants ont aussi besoin de relaxer. Dans le même ordre d’idées, revoyez si nécessaire la routine familiale afin que les enfants      bénéficient de suffisamment de temps pour partir la journée du bon pied et      pour la terminer sans être constamment bousculés.

    Bien que la mise en place d’une routine exige rigueur et constance, celle-ci, une fois bien intégrée, sécurisera les enfants anxieux, facilitera la vie de tout le monde et vous permettra de diminuer la quantité d’interventions et de réprimandes. Bonne rentrée!


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  • Précoces, haut potentiel, hyperactifs, TDA/H… ils sont atypiques

     

    On les appelle les zèbres ou les hypers… ils peuvent être diagnostiqués précoces, haut potentiel, hyperactif, déficit d’attention, TDA/H… Ils ont en commun des points forts : une grande vivacité d’esprit, une forte créativité, une grande énergie mentale et / ou physique, une pensée atypique qui fonctionne par association et arborescence… et aussi des difficultés : trouble d’opposition, décalage entre la maturité intellectuelle et émotionnelle (dyssynchronie), gestion de la colère, difficulté à se concentrer, à rester tranquille, à suivre un projet dans la durée, à suivre les règles et les consignes, surtout s’ils ne les comprennent pas ! Ils sont hypersensibles, souvent anxieux… ils mènent la vie dure aux parents, aux enseignants et souvent à eux-mêmes. Et pourtant, quand ils se mettent à quelque chose, ils nous épatent par leur inventivité et leur audace !


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    GEVA, GEVA-Sco, Guide-Barème

     

    http://scolaritepartenariat.chez-alice.fr/page202.htm

    Présentation

      Le GUIDE BARÈME
    Le guide barème pour l'évaluation des déficiences et incapacités des personnes handicapées est l'outil utilisé par les CDAPH pour déterminer le taux d'incapacité des demandeurs s'adressant à ces commissions. Il s'appuie sur les concepts de déficience - incapacité - désavantage, proposés par l'OMS par le biais de la Classification Internationale des Handicaps depuis les années 80.
    Une version pour enfants et adolescents de la Classification internationale du fonctionnement, du handicap et de la santé (CIF-EA) a été publiée par le CTNERHI en décembre 2008.
    Le guide-barème actuel résulte du décret N° 92-1216 du 4 novembre 1993 et de la circulaire N° 93/36 B du 23 novembre 1993, abrogés par le décret n° 2004-1136 du 21 octobre 2004. Il est intégré dans la partie réglementaire du code de l’action sociale et des familles, articles R. 146-28, R. 241-2 et R. 241-13 de ce code

    On le trouvera sur le site : http://dcalin.fr/textoff/guide_bareme.html

      On peut se procurer le guide barème auprès de Centre Technique National d’Etudes et de Recherches sur les Handicaps et les Inadaptations - 236 bis rue de Tolbiac, 75013 Paris - 01 45 65 59 00
    http://www.ctnerhi.com.fr > bibliothèque virtuelle
    ou :
    http://www.ctnerhi.com.fr/ctnerhi/pagint/publications/biblio/detail_ouvrage.php?cidouvrage=65
       
    Les ministères de l'éducation nationale et de la santé ont adressé aux CDES, en mars 2004, des recommandations relatives à l'application, pour les personnes atteintes de troubles des apprentissages du langage oral ou écrit, du guide barème pour l'évaluation des déficiences et incapacités des personnes handicapées.
      Voir Circulaire DESCO et DGAS-3C 2004-157 du 29 mars 2004
     

    Taux d'incapacité : une mise à jour du guide-barème du 6 novembre 2007 - Décret n° 2007-1574
    voir le guide barème - mise à jour

      voir notamment : le guide barème pour les troubles du langage
    Le décret comprend aussi deux annexes.
      Annexe 1
    La première insère une nouvelle introduction qui rappelle que la détermination du taux d'incapacité s'appuie sur une analyse des interactions entre trois dimensions : la déficience, l'incapacité et le désavantage et que le diagnostic ne permet pas, à lui seul, une évaluation du handicap.
    Elle définit notamment une nouvelle fourchette des taux d'incapacité :
      Rappelons que c'est l'équipe pluridisciplinaire qui détermine le taux d'incapacité de la personne handicapée, en application du guide-barème. Voir équipe pluridisciplinaire
    La nouvelle fourchette des taux d’incapacité définit 3 à 5 degrés de sévérité :
    • Forme légère: taux de 1 à 15%
    • Forme modérée: taux de 20 à 45 %
    • Forme importante: taux de 50 à 75 %
      (Un taux de 50% correspond à des troubles importants qui entraînent une gêne notable dans la vie sociale de la personne.
      L’autonomie est conservée pour les actes de la vie quotidienne.)
    • Forme sévère: taux de 80 à 95%
      (Un taux de 80 % correspond à des troubles graves, qui entraînent une entrave majeure dans la vie de tous les jours, avec une atteinte de l’autonomie individuelle.
      Le taux de 80% est atteint dès que la personne doit être aidée totalement ou partiellement pour les actes de la vie quotidienne
      Exemples d’actes de la vie quotidienne:
      Se comporter de façon sensée
      Se repérer dans l’espace, le temps
      Assurer son hygiène corporelle, s’habiller, se déshabiller de façon adaptée…)
    • Le taux de 100%
      (Pour les incapacités totales: état végétatif, coma…)
      Nous empruntons ce résumé au site http://www.atousante.com)
    La seconde annexe est une refonte du chapitre VI consacré aux déficiences viscérales et générales
      Voir Décret n° 2007-1574 du 6 novembre 2007

    Un nouveau guide d'évaluation : le guide des éligibilités (mai 2013)
      Guide des éligibilités pour les décisions prises dans les maisons départementales des personnes handicapées
    http://www.cnsa.fr/article.php3?id_article=1225
    Destiné en premier lieu aux professionnels des MDPH, le Guide des éligibilités pour les décisions prises dans les maisons départementales des personnes handicapées compile les textes réglementaires qui déterminent les conditions d’éligibilité des personnes en situation de handicap aux droits et prestations décidés par les commissions des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH).
     
      Le GEVA (Guide d'évaluation des besoins de compensation des personnes handicapées)
    Les équipes pluridisciplinaires des MDPH utilisent de plus en plus le GEVA, Guide d'évaluation des besoins de compensation des personnes handicapées, utilisable pour l'évaluation de la stuation d'une personne, suite au décret 2008-110 du 6 février 2008.
      Le Décret n° 2008-110 du 6 février 2008 relatif au guide d’évaluation des besoins de compensation des personnes handicapées et modifiant le code de l’action sociale et des familles (partie réglementaire) est paru au JO du 8 février 2008, texte 32
    et l'Arrêté du 6 février 2008 relatif aux références et nomenclatures applicables au guide d’évaluation des besoins de compensation des personnes handicapées prévu à l’article R. 146-28 du code de l’action sociale et des familles est paru au JO du 6 mai 2008 texte 7
      Une première version de ce guide avait été mise à la disposition des MDPH par la CNSA en janvier 2006.
    De nouveaux documents ont été publiés en 2008 :
    Version graphique et maniable du GEVA et manuel d'utilisation du GEVA
    Le GEVA remplace le guide-barème pour l'attribution de la PCH (Prestation de compensation du handicap). Il est très différent puisqu'il n'a pas pour objet de définir un taux d'incapacité mais le degré d'autonomie de la personne handicapée.
    Voir : la PCH
    Décret
    n° 2008-110


    du 6 février 2008
    Décret n° 2008-110 du 6 février 2008 relatif au guide d’évaluation des besoins de compensation des personnes handicapées
    Article 1
    Le premier alinéa de l’article R. 146-28 du code de l’action sociale et des familles est remplacé par les dispositions suivantes : « L’équipe pluridisciplinaire évalue les besoins de compensation de la personne handicapée en tenant compte de ses souhaits, formalisés dans un projet de vie. Les références mentionnées à l’article L. 146-8 pour l’appréciation de ces besoins sont précisées dans un guide d'éluation prenant en compte l’ensemble de la situation notamment matérielle, familiale, sanitaire, scolaire, professionnelle et psychologique de la personne handicapée. Le modèle de ce guide d’évaluation est déterminé par un arrêté du ministre chargé des personnes handicapées. La maison départementale des personnes handicapées apporte son aide, sur leur demande, à la personne handicapée ou à son représentant légal, pour la confection du projet de vie prévu à l’alinéa précédent. » (...)
    Fait à Paris, le 6 février 2008.
    François Fillon, Premier ministre
    Voir Légifrance > Décret n° 2008-110
       
      Une nouvelle version du GEVA : le GEVA-Sco
      Communiqué de presse du CNSA du 11 sept. 2012 : Les outils de la rentrée (2012) pour les équipes de scolarisation des élèves handicapés

    La CNSA a produit, le 31 août 2012, sous le nom de GEVA-Sco, une version plus maniable du GEVA, support de recueil d’informations destinées à élaborer le projet personnalisé de scolarisation (PPS). Les supports du GEVA-Sco permettent une approche globale des besoins de l’élève en situation de handicap et le périmètre du PPS inclut toutes les réponses aux besoins identifiés (matériel adapté, aménagements pédagogiques, transport...).

    Les professionnels de l’Éducation nationale et des MDPH peuvent désormais utiliser ces outils pour toute demande liée à la scolarisation ou la formation des jeunes handicapés.

    Ces documents sont à la disposition des professionnels.
    Mais on trouve le GEVA-Sco par exemple sur http://www.cis.gouv.fr/IMG/pdf/GEVA-Sco.pdf

    Le document comprend une présentation générale (page 1-12) et trois annexes. La première annexe est le document à remplir par l'équipe éducative à l'occasion d'une première demande de PPS (pages 1/1 à 13 à 16 ou 1/4 à 4/4) le second est le document à remplir par l'équipe de suivi de la scolarisation (ESS) pour ler renouvellement du PPS (pages 17 à 22 ou 1/6 à 6/6). La troisième constitue le PPS proprement dit (pages 23 à 29 ou 1/7 à 7/7).

    Note ISP
    22-09-12

    L'un des objectifs à l'origine du GEVA-Sco était de fournir aux MDPH des critères pour l'attribution des AVS... en fonction de l'autonomie de l'élève.
    Le GEVA-Sco a pour ambition de permettre d'évaluer non seulement les compétences actuelles de l'enfant, mais ses potentialités.
    Le document actuel veut maintenir l'idée que c'est la MDPH qui fait tout et qui décide tout, mais en même temps, ceux qui ont produit le document (CNSA et DGESCO) sont bien obligés de reconnaître que le travail est fait en amont par les équipes éducatives ou en aval par les équipes de suivi...

    Une présentartion du GEVASco par la CNSA - Communiqué de presse du 11 septembre 2002
    L’outil conçu pour recueillir les informations nécessaires à l’évaluation de la situation de l’élève et de ses besoins est le GEVA-Sco, il est décliné du GEVA. Il permet de recueillir des informations relatives à chaque enfant handicapé en situation scolaire au regard de ses activités d’apprentissage, de sa mobilité, de sa sécurité, des actes essentiels de la vie quotidienne, de ses activités relationnelles ou de sa vie sociale.
    Il est renseigné au sein des établissements scolaires par les équipes éducatives ou les équipes de suivi de la scolarisation réunies par l’enseignant référent, en présence de l’élève et de ses parents, puis adressé à la MDPH. L’équipe pluridisciplinaire de la MDPH analyse alors les besoins de l’élève et propose à la CDAPH toutes les mesures nécessaires qui concourent à la scolarisation. Ces mesures sont organisées au sein du projet personnalisé de scolarisation de l’enfant. Ce projet précise l’orientation et peut comporter le recours à une aide humaine, à du matériel pédagogique adapté, à des aménagements pédagogiques....

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